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		<title>Joseph Maffre (1893-1975)</title>
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		<dc:date>2015-05-22T12:31:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ethno garae</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Vigneron, &#233;rudit, ethnographe&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique64" rel="directory"&gt;01. Ethnographes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L122xH150/arton432-6f342.jpg&quot; width='122' height='150' style='height:150px;width:122px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Joseph Maffre fait partie de ces hommes que la trajectoire de leur vie identifie compl&#232;tement &#224; un lieu, pour lui le village de Rouffiac d'Aude, &#224; peu de distance de Carcassonne. Descendant d'une famille de vignerons il incarnera &#224; son tour, sa vie durant, cette tradition. L'estime que lui portaient ses concitoyens &#233;tait telle qu'en 1935 il fut choisi comme maire &#171; malgr&#233; lui &#187;, ce qui ne l'emp&#234;cha pas d'assumer cette mission jusqu'&#224; la fin de sa vie. A bien regarder son parcours il semble incarner au mieux la complexit&#233; de ces personnages, h&#233;ritiers du 19&#232;me si&#232;cle, qui croisent les perspectives en s'adonnant &#224; plusieurs genres sans jamais vraiment abandonner l'un ou l'autre de leurs centres d'int&#233;r&#234;t. Rien d'&#233;tonnant &#224; ce qu'il ne commence ses recherches par l'histoire locale et qu'il les amplifie, au fil du temps, par des investigations arch&#233;ologiques. Rien d'&#233;tonnant non plus &#224; voir la place de la po&#233;sie, en vers ou en prose, chez un homme profond&#233;ment marqu&#233; par le poids du f&#233;librige et de ses disciples. En fait chez Maffre comme chez ses compagnons l'essentiel tourne autour de la langue d'oc, red&#233;couverte dans sa version scripturale et largement magnifi&#233;e. Comme ses proches il collabore &#224; diff&#233;rentes revues locales ou r&#233;gionalistes qui mettent en avant l'occitan. L'abb&#233; Salvat par exemple, voyant en lui un bon exemple de ces mainteneurs issus de la ruralit&#233; lui fera place au sein de sa revue &lt;i&gt;Lo Gai Saber&lt;/i&gt; et en fera m&#234;me un membre du coll&#232;ge d'Occitanie qu'il a fond&#233;. Peut-&#234;tre faudra-t-il retracer un jour les p&#233;rip&#233;ties du parcours de ces &#233;rudits de village qui, &#224; moment donn&#233;, croisent le chemin de ce qu'il est alors convenu d'appeler le folklore ou, de fa&#231;on plus moderne, les arts et traditions populaires. Outre sa rencontre avec l'abb&#233; Salvat qui le confortera dans son sentiment de dignit&#233; et de richesse de la langue d'oc, c'est le contact avec le Groupe Audois d'Etudes Folkloriques, en 1938, qui sera une &#233;tape d&#233;cisive dans ses choix d'&#233;criture et dans la diversit&#233; de ses registres. Cette ann&#233;e l&#224; le colonel Fernand Cros-Mayrevieille regroupe autour de lui une &#233;quipe de jeunes intellectuels, &#233;crivains, professeurs, ma&#238;tres d'&#233;cole, pharmacien&#8230; passionn&#233;e par les arts et traditions populaires et il cr&#233;e dans le m&#234;me temps une revue, &lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, qui sera l'organe du jeune groupe. D&#233;sireux de se d&#233;marquer des revues r&#233;gionalistes existantes, consid&#233;r&#233;es comme pass&#233;istes, ou des groupes un peu mi&#232;vres sp&#233;cialis&#233;s dans les danses folkloriques, le colonel sollicite et obtient le soutien de Gorges-Henri Rivi&#232;re qui vient d'&#234;tre nomm&#233; &#224; la t&#234;te du Mus&#233;e National des Arts et Traditions Populaires. Le souci d'une caution nationale ne signifie pas pour autant condescendance envers les personnalit&#233;s locales, bien au contraire. En effet un des premiers soucis du Gaef est de mettre en place, &#224; c&#244;t&#233; du noyau constitutif et d&#233;cisionnel un r&#233;seau de correspondants locaux qui sont appel&#233;s &#224; devenir les artisans de la revue, ceux qui en apporteront la mati&#232;re. C'est sans doute parce qu'ils connaissent ses curiosit&#233;s et qu'ils ont lu ses premiers travaux que Cros-Mayrevieille et les siens vont faire appel &#224; Joseph Maffre en lui proposant de devenir le repr&#233;sentant du groupe pour Rouffiac, t&#226;che qu'il accepte imm&#233;diatement. Cependant, sinon des r&#233;ticences on sent au moins quelques h&#233;sitations voire quelque crainte chez le jeune viticulteur qui, s'il est s&#251;r de sa langue, l'est peut-&#234;tre moins de son savoir, et ses premi&#232;res contributions se font en collaboration avec un &#171; a&#238;n&#233; &#187; qui confirme l'int&#233;r&#234;t et la qualit&#233; des mat&#233;riaux qu'il propose, qu'il s'agisse du v&#233;t&#233;ran Matthieu Laurent d'Olonzac ou du grand linguiste Louis Alibert. Mais ces h&#233;sitations n'ont qu'un temps, et, assez vite, Joseph Maffre, plus assur&#233;, livrera sous son seul nom des documents particuli&#232;rement pr&#233;cieux. Ils le sont d'autant plus qu'il s'agit d'observations directes, de t&#233;moignages personnels ou de souvenirs. Il en va ainsi pour les versions des contes populaires qu'il a relev&#233;es apr&#232;s les avoir entendues directement de la bouche du conteur, m&#234;me s'il ne donne pas toujours les &#233;l&#233;ments de contextualisation comme il &#233;tait coutume de le faire &#224; une &#233;poque o&#249; le texte primait. Au demeurant, avec le temps, il ne destinera pas ses apports &#224; la seule revue &lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, mais les diffusera aupr&#232;s des bulletins des soci&#233;t&#233;s savantes locales qui l'ont accueilli en leur sein. La lecture de ses contributions rend difficile d'esquisser une th&#233;matique tant sa curiosit&#233; l'a fait se mettre &#224; l'&#233;coute de toutes les productions populaires. Ainsi bon collecteur de litt&#233;rature orale, qu'il s'agisse des contes, des l&#233;gendes ou des jeux de langue, il se fait par ailleurs observateur attentif des pratiques agricoles ou des m&#233;tiers artisanaux, collectant les pri&#232;res en occitan, il se penche aussi sur les radeliers ou la m&#233;decine populaire&#8230;De fait il appara&#238;t un peu comme l'un des meilleurs repr&#233;sentants de ces polygraphes que leur connaissance exceptionnelle de la soci&#233;t&#233; traditionnelle laissait &#224; l'aise dans toutes les p&#233;rip&#233;ties du quotidien, capables d'en d&#233;chiffrer les aspects les plus triviaux comme les plus inattendus. Il peut donc &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un fertile passeur dont les chroniques permettent de saisir la diversit&#233; d'une soci&#233;t&#233; rurale &#224; l'or&#233;e de profondes mutations, mais, dans le m&#234;me temps, il nous &#233;claire sur les enjeux et les modalit&#233;s de la constitution d'une nouvelle discipline qui voit le folklore se transformer en ethnographie avant de devenir ethnologie au sens contemporain du terme.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Travaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;. Chansons.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Chansons pour nouvelles mari&#233;es recueillies en Limouxin &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_126_ETE_1967.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;126, 1967.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; &lt;i&gt;La can&#231;on de l'&#242;me pitchon&lt;/i&gt; &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_160_HIVER_1975.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;160, 1975.&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;. Croyances. &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Les valets sorciers &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_030_PRINT_1943.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;30, 1943.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; A propos de&lt;i&gt; las brechas&lt;/i&gt; (les sorci&#232;res) &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_048_AUTOMNE_1947.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;48, 1947.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;. Jeux d'enfants.&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
&lt;strong&gt; Devinettes&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; (Avec Laurent Mathieu) &#171; Devinettes, &lt;i&gt;devinalhas &lt;/i&gt; &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_019_02_1940.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;19, 1939&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Au coin du feu : devinettes occitanes &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_141_PRINT_1971.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;141, 1971&lt;/a&gt;.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; &lt;i&gt;Craba,es tu craba ?&lt;/i&gt; &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_015_05_1939.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;15, 1939.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;. Litt&#233;rature orale.&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contes &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Contes d'un grilh del Carcasses&lt;/i&gt;, ms, archives familiales. Contient les contes et histoires suivants : &lt;br/&gt; &lt;i&gt;L'aut&#242;&lt;br/&gt; Baptista a Paris&lt;br/&gt; Un bon garda&lt;br/&gt; Las cabras&lt;br/&gt; Lo canonge&lt;br/&gt; Causida&lt;br/&gt; Lo cerca l'aiga&lt;br/&gt; Lo cinema a la b&#242;rda&lt;br/&gt; Debrumbaira&lt;br/&gt; Las doas voses&lt;br/&gt; La faisa de patanas&lt;br/&gt; La femna longa&lt;br/&gt; La fi&#232;ra remesa&lt;br/&gt; Lo fu&#242;c bufa&lt;br/&gt; Los gendarmas&lt;br/&gt; Lo gos, lo pastre e lo marrat&lt;br/&gt; Lo gorbejaire&lt;br/&gt; Lo grilh&lt;br/&gt; J&#242;cs de paci&#232;ncia&lt;br/&gt; La lant&#232;rna roja&lt;br/&gt; Octavas, conte de Nadal&lt;br/&gt; L'&#242;me sord&lt;br/&gt; Lo Parisenc de Briva&lt;br/&gt; La pendula&lt;br/&gt; Pas maridat&lt;br/&gt; Passejada agradiva&lt;br/&gt; Lo pelut de l'Armand&lt;br/&gt; Per correr milhor&lt;br/&gt; Pregaria d'un mainatge&lt;br/&gt; Lo tornibus&lt;br/&gt; T&#242;rt in p&#232;&lt;br/&gt; Lo tren mancat&lt;br/&gt; Trocaire&lt;br/&gt; Vantar&#232;l&lt;br/&gt; Lo vent&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; (Avec Louis Alibert) &#171; &lt;i&gt;Las nau vertats&lt;/i&gt; &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_011_01_1939.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;11, 1939.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; (Avec Louis Alibert et Ren&#233; Nelli), &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_012_02_1939.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;12, 1939.&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le conte du &lt;i&gt;Dracus&lt;/i&gt; &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_120_HIVER_1965.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;120, 1965.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Jean de sept &#224; la fois &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_126_ETE_1967.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;126, 1967.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le conte de l'amus&#233; &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_128_HIVER_1967.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;128, 1967.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Un conte populaire des Corbi&#232;res : les hommes en blanc (&lt;i&gt;Les emblancats&lt;/i&gt;) &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_130_ETE_1968.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;130, 1968.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le moine chang&#233; en &#226;ne &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_135_AUTOMNE_1969-1.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;135, 1963.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le mic-mac (&lt;i&gt;Lo mica-maca&lt;/i&gt;) &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_121_PRINT_1966.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;121,1966.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Contes populaires de l'Aude &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_141_PRINT_1971.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;141, 1971&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; L'homme qui vendit sa fille au diable &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_149_PRINT_1973.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;149, 1973.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Contes et notules : &lt;i&gt;Jan le malaisit. Lo lop e la mandra&lt;/i&gt; &#187;,&lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_160_HIVER_1975.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;160, 1975.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Les figues et le crapaud. Di&#232;te et petit &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_159_AUTOMNE_1975.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;159, 1975&lt;/a&gt;. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;gendes&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; A propos du &lt;i&gt;salvatge&lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;160, 1975. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;La legenda de l'Afen&#224;s&lt;/i&gt;, Castelnaudary, Editions Occitanes, 1940. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Tartar&#224;&lt;/i&gt;, Castelnaudary, Editions Occitanes, 1938.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; &lt;i&gt;La legenda del lhaucet&lt;/i&gt; &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_109_PRINT_1963.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;109, 1963.&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; La l&#233;gende des jours qui se pr&#234;tent &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_128_HIVER_1967.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;128, 1967.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;. M&#233;decine populaire. &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Pour faire cesser le hoquet &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_128_HIVER_1967.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;126,1967.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;. M&#233;tiers.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le marchand de&lt;i&gt; triaca&lt;/i&gt; &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_020_03_1940.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;20, 1940.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le montreur d'ours &#187;, &lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;160, 1975. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Mesti&#232;rs d'antan&lt;/i&gt;, Quillan, Institut d'Estudis Occitans, 2008.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;. Religion populaire.&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Pri&#232;res superstitieuses &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_030_PRINT_1943.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;30, 1943.&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Pri&#232;re du laboureur &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_122_ETE_1966.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;122, 1966.&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Pri&#232;re du soir &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_128_HIVER_1967.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;128, 1967.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; A propos de l'occitan &#224; l'&#233;glise &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_142_ETE_1971.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;142,1971.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;. Travaux. &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le battage du grain dans l'Aude &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_045_HIVER_1946.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;45, 1946.&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Documents et mat&#233;riaux &#187;, &lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;30, 1943. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; La moisson dans l'Aude &#187;, &lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;45, 1946. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; &lt;i&gt;Lo molin del vent&lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;Terra d'Oc&lt;/i&gt;, n55, 1944. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le transport du bois par flottage sur l'Aude vers 1895 &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_025_12_1941.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;25, 1941.&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;. Varia &#224; tonalit&#233; ethnographique.&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; &lt;i&gt;L'abat Lois Baichera&lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;La Beluga de Limos&lt;/i&gt;, n&#176;7, 1955. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; &lt;i&gt;L'Acrim cremat&lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;Gai Saber&lt;/i&gt;, n&#176;149, 1937. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Lo conse malgrat e&lt;/i&gt;l, Castelnaudary, Editions Occitanes, 1939. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Plors terradorencs&lt;/i&gt;, Castelnaudary, Editions Occitanes, 1941.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Croix de mission &#224; Rouffiac &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1944. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; &lt;i&gt;Per lo Canal de las Doas Mars &lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;Occitania&lt;/i&gt;, n&#176;3, 1948.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; La vigne dans le Limouxin &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1950. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Magnaneraie &#224; Rouffiac d'Aude &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1954. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Les deux moulins de Rouffiac d'Aude &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1956. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le flottage du bois sur l'Aude &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1962. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; De la d&#233;formation linguistique des noms de lieux &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1962.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; L'abb&#233; Bouich&#232;re, cur&#233; de Preixan &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1965.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Manifestation viticole &#224; Pomas &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1967.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Histoire de Rouffiac, la vie &#233;conomique &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1967. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Notes de folklore audois &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_131_132_AUTOMN_1968.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;131-132, 1968.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; La feuille de route d'un conscrit de Rouffiac d'Aude en 1814 &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1969. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Sur l'origine de certains lieux dits &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1969. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; L'ours dans le folklore audois &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_133_PRINT_1969.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;133,1969.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Quand le cadastre vient au secours de l'histoire &#187;, &lt;i&gt;M&#233;moires de la Soci&#233;t&#233; des Arts et Sciences de Carcassonne&lt;/i&gt;, 1970. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Plu&#232;ga d'est&#232;las&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Gai Saber&lt;/i&gt;, n&#176;362, 1972.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; L'implantation de la vigne dans la r&#233;gion de Limoux &#187;,&lt;i&gt; M&#233;moires de la Soci&#233;t&#233; des Arts et Sciences de Carcassonne&lt;/i&gt;, 1975.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Marion&lt;/i&gt;, Acad&#233;mie des Jeux floraux, ms, 1952.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Lo sanc del Miegjorn&lt;/i&gt;, ms, Cirdoc. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Senh&#232;r marescal&lt;/i&gt;, ms, Cirdoc. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;La soca&lt;/i&gt;, ms, Cirdoc. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Mon village, Rouffiac-d'Aude&lt;/i&gt;, ms, archives familiales.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Amas pagesas&lt;/i&gt;, ms, archives familiales. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;L'Audenca&lt;/i&gt;, ms, Cirdoc. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Bastisseires&lt;/i&gt;, ms, Acad&#233;mie des Jeux Floraux. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Carnets de guerre. Le chant de la nuit&lt;/i&gt;, archives familiales, copie d&#233;pos&#233;e au Garae. &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Jean-Pierre Pini&#232;s, Ethnologue &lt;br/&gt;
Secr&#233;taire G&#233;n&#233;ral Ethnop&#244;le Garae&lt;br/&gt;
Chercheur Associ&#233; CNRS, laboratoire Lahic, Equipe IIAC, Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Fernand Cros-Mayrevieille (1882-1939)</title>
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		<dc:creator>ethno garae</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Du r&#233;gionalisme au folklore
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Nouvelle fiche de la base Archivethno France&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique64" rel="directory"&gt;01. Ethnographes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L92xH150/arton414-8f0e9.jpg&quot; width='92' height='150' style='height:150px;width:92px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt;Rep&#232;res biographiques.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le premier titre de gloire de Fernand Cros-Mayrevieille est sans doute de descendre d'une famille dont la tradition locale veut qu'elle ait fourni des consuls, d&#232;s le Moyen Age, &#224; la Cit&#233; de Carcassonne, la vieille ville perch&#233;e sur sa colline au del&#224; du fleuve Aude. Une renomm&#233;e largement confort&#233;e, au 19&#232;me si&#232;cle par l'action de son grand-p&#232;re, Jean-Pierre, consid&#233;r&#233; comme &#171; le sauveteur de la Cit&#233; &#187;. En effet, abandonn&#233;e peu &#224; peu par les autorit&#233;s religieuses et civiles descendues s'installer dans la ville base, citadelle militaire que les progr&#232;s de l'armement avaient rendu d&#233;su&#232;te, la Cit&#233; mena&#231;ait ruine, n'abritant plus qu'une population mis&#233;rable de tisserands et de manouvriers, et &#233;tait m&#234;me vou&#233;e &#224; la destruction, ses pierres destin&#233;es &#224; &#234;tre vendues &#224; l'encan. Par son action &#233;nergique et tenace Jean-Pierre Cros-Mayrevieille obtint que M&#233;rim&#233;e s'int&#233;ress&#226;t &#224; son sort, puis que Viollet-le-Duc f&#251;t charg&#233; de sa restauration, la transformant, au cours d'un demi si&#232;cle, en un monument exemplaire de l'architecture civile et militaire du 13&#232;me si&#232;cle, class&#233; actuellement par l'Unesco au Patrimoine Mondial de l'Humanit&#233;. Encore qu'ils ne retrouvassent pas des missions de l'envergure de celle leur p&#232;re, les deux fils du sauveteur ne d&#233;m&#233;rit&#232;rent pas, l'un, Gabriel, devenant administrateur des hospices de Narbonne, l'autre, Antonin, conseiller g&#233;n&#233;ral se faisant pendant plusieurs d&#233;cennies le continuateur de l'&#339;uvre familiale en pr&#233;sidant la Commission de la Cit&#233; qui s'&#233;tait donn&#233;e pour but de prot&#233;ger et de mettre en valeur le monument. Sans doute l'ombre port&#233;e de personnages aussi brillants ne fut pas pour rien dans la carri&#232;re et surtout les ambitions de Fernand Cros-Mayrevieille, fils d'Antonin. Ses &#233;tudes de droit achev&#233;es il est re&#231;u comme juge au tribunal de grande instance de Carcassonne, apr&#232;s avoir brillamment rempli ses obligations militaires et rejoint le corps des officiers de r&#233;serve. Cette double qualit&#233; va commander &#224; toute sa carri&#232;re car, rappel&#233; au moment de la guerre de 1914-1918 pour servir comme juge aux arm&#233;es, il continuera &#224; assumer ses fonctions jusqu'en 1937 o&#249; il mettra fin &#224; son engagement, se retirant avec le grade de lieutenant-colonel, pour se consacrer, d&#232;s lors, &#224; la gestion de ses domaines agricoles familiaux de Carcassonne et de Narbonne. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Son destin militaire ne l'emp&#234;cha pas pour autant de consacrer une bonne part de son activit&#233; et de ses loisirs &#224; des sujets que sa famille avait &#233;lus avant lui. Si, au d&#233;but du 20&#232;me si&#232;cle, la Cit&#233; de Carcassonne est sauv&#233;e et son avenir plac&#233;, en bonne part, entre les mains de son p&#232;re, d'autres pr&#233;occupations, qui peuvent en appara&#238;tre comme le corollaire, se font jour, en particulier celles concernant la d&#233;fense du paysage. A cette cause nouvelle, le jeune homme va se consacrer avec passion au point, en 1910, d'&#234;tre le rapporteur des questions l&#233;gislatives la concernant, lors du Premier Congr&#232;s International pour la Protection du Paysage qui se tient &#224; Paris. Son intervention &#224; la Journ&#233;e des Paysages en 1926, &#224; Paris, lors de laquelle il commente longuement des probl&#232;mes de droit, montre bien que son int&#233;r&#234;t pour la d&#233;fense de ce dossier ne s'est jamais d&#233;menti et que, au contraire, il s'est amplifi&#233; m&#234;me, &#233;largissant passablement les perspectives. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette pr&#233;monition pour ce qui deviendrait une cause nationale n'&#233;tait cependant qu'une des cordes de son arc et bien comprendre sa trajectoire c'est l'inscrire au c&#339;ur de l'aventure la plus caract&#233;ristique sans doute de la III&#232;me R&#233;publique, la constellation r&#233;gionaliste. Nous employons &#224; dessein le terme de constellation, nous aurions pu aussi bien choisir celui de n&#233;buleuse, pour insister sur la complexit&#233; et la richesse de ce mouvement, par ailleurs &#233;tudi&#233; dans son d&#233;tail [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='l'ouvrage fondamental est celui de Anne-Marie Thiesse, &#201;crire la France , (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;] . Nous savons que les derni&#232;res ann&#233;es du 19&#232;me si&#232;cle ont vu l'explosion de revendications prot&#233;iformes qui entendaient donner aux provinces une part de la gloire nationale en affirmant leur identit&#233; et leur richesse. Provincial donc, le mouvement ne reniait pas l'h&#233;ritage hexagonal commun mais d&#233;sirait que son r&#244;le et ses propres apports soient reconnus, que les relations avec la capitale soient plus faites d'&#233;changes que de manifestations de condescendance envers des entit&#233;s vernaculaires consid&#233;r&#233;es comme secondaires voire n&#233;gligeables. Ne pas prendre en compte ce d&#233;sir et cette tension serait se priver d'une cl&#233; de lecture essentielle : le mouvement ne s'inscrit pas dans des perspectives autonomistes, mais il traduit avant tout une soif de reconnaissance, Paris reste le point focal, mais il ne peut ignorer la richesse de ses satellites. Le succ&#232;s des amicales r&#233;gionales qui organisent dans la capitale banquets, conf&#233;rences, expositions et autres agapes ne saurait tromper, et en 1912 par exemple, on voit Antonin, Gabriel et Fernand figurer parmi les membres de l'association, &#171; Les Enfants de l'Aude &#224; Paris &#187;, cercle cr&#233;&#233; en 1898, toujours bien vivant, o&#249; se retrouvent les personnalit&#233;s les plus &#233;minentes, issues de ce d&#233;partement vivant et travaillant &#224; Paris, soucieuses de promouvoir l'originalit&#233; de leur terroir. A cette volont&#233; affich&#233;e de convivialit&#233; et d'affirmation de la singularit&#233; f&#233;conde des modes de vie de la soci&#233;t&#233; languedocienne s'ajoutait une volont&#233; culturelle privil&#233;giant &#224; la fois une approche touristique et savante de la r&#233;gion dont il fallait mettre en &#233;vidence les richesses &#233;conomiques, le charme des paysages et les productions intellectuelles et artistiques. Pour ce faire les acteurs qui vont prendre en charge ce mouvement, se pensent et se pr&#233;sentent comme des h&#233;rauts. Incarnant les &#171; pays &#187; dont ils sont issus et, parlant au nom du peuple qui les habitent, ils se veulent &#224; la fois ambassadeurs et missionnaires, anim&#233;s par le sentiment de d&#233;fendre une cause noble pour laquelle ils ont &#233;t&#233; choisis et dont il est l&#233;gitime, selon eux, qu'ils tirent gloire et notori&#233;t&#233;. Rendant hommage &#224; ses pr&#233;d&#233;cesseurs, Auguste Rouquet ou Paul Sentenac entre autres, le premier ayant anim&#233; le Salon occitan de 1920, le second s'&#233;tant fait le chantre des ann&#233;es durant de la cause r&#233;gionaliste, &#224; travers sa revue,&lt;i&gt; La Terre Latine&lt;/i&gt;, Fernand Cros-Mayrevieille est &#224; l'initiative, en 1925, d'une nouvelle association, &#171; Le Groupe Occitan &#187; qui se dote imm&#233;diatement d'une revue, &lt;i&gt;Les Feuillets Occitans&lt;/i&gt;. Le premier num&#233;ro, du mois de juin, s'ouvre sur une profession de foi qui r&#233;sume assez bien les grands principes que le groupe et le bulletin entendaient d&#233;fendre. Il justifie tout d'abord sa cr&#233;ation en usant d'une &#233;vocation du pass&#233; historique qui fait de Narbonne et de Carcassonne, l'une capitale romaine, l'autre joyau du Moyen Age, le double &#233;picentre incontournable de l'&#226;me languedocienne. Il d&#233;finit ensuite son principe essentiel :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un inventaire, un groupement, une collaboration agissante et, par dessus tout une communion d'id&#233;es entre intellectuels originaires du Languedoc et du Roussillon, dans le dessein d'&#233;tendre le rayonnement de ces pays dans toutes les manifestations de l'esprit &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Se proposant le recensement en hommes et en ressources, il pr&#233;cise le registre de ses actions, voyages, conf&#233;rences, expositions, parution d'un bulletin&#8230; Enfin ce premier num&#233;ro dresse le tableau concret des domaines dans lesquels il entend intervenir, histoire et arch&#233;ologie, folk-lore et f&#233;librige, sections de peinture, de musique, des monuments historiques, des sciences. Fait d'un petit groupe de participants, soigneusement choisis pour leur comp&#233;tence ou leur r&#233;putation, l'entreprise n'est pas pour autant solitaire et elle entend clairement s'inscrire dans le cadre plus vaste des soci&#233;t&#233;s similaires qui existent alors en France. Elle r&#233;ussit si bien dans ses projets, &#224; travers ses diff&#233;rentes interventions, que le Groupe Occitan est int&#233;gr&#233; dans la F&#233;d&#233;ration R&#233;gionaliste Fran&#231;aise, impuls&#233;e par Jean Charles-Brun, repr&#233;sentant le plus embl&#233;matique du mouvement r&#233;gionaliste dont l'action, commenc&#233;e en 1901, ne s'ach&#232;vera qu'avec sa mort en 1946. Est une preuve de son succ&#232;s le choix du Groupe Occitan, en 1928, alors qu'il compte &#224; peine trois ann&#233;es d'existence, pour organiser &#224; Carcassonne le congr&#232;s national de la F&#233;d&#233;ration R&#233;gionaliste Fran&#231;aise. Mais, davantage que cette reconnaissance, ce qui retiendra notre attention ces sont les cinq sections autour desquelles s'organisera la manifestation. Outre les paysages et les monuments sont abord&#233;es, majoritaires donc, les questions suivantes : costumes (v&#234;tements et coiffures traditionnelles), coutumes publiques (f&#234;tes et c&#233;r&#233;monies, la vie et son d&#233;cor&#8230;), coutumes priv&#233;es (usages locaux, mobilier, art gastronomique, dialectes). Il serait facile, mais &#224; l'&#233;vidence tr&#232;s r&#233;ducteur, de croire, pour l'occasion, &#224; l'exhibition un peu na&#239;ve de danseurs costum&#233;s s'essoufflant en entrechats vieillots au son du fifre, du tambourin ou de la cornemuse. En fait rien de cet ordre n'est pr&#233;vu, les congressistes ne se laissent pas aller visiblement aux plaisirs de la distraction et le seul moment un peu spectaculaire est une messe f&#233;libr&#233;enne, accompagn&#233;e d'un discours en occitan, qui se tient &#224; l'&#233;glise Saint-Nazaire, l'ancienne cath&#233;drale enferm&#233;e dans les remparts. Si le mot n'est pas employ&#233; dans le programme il est facile de constater que la plupart des interventions tournent autour de la culture populaire, ce qu'il est d'usage &#224; ce moment l&#224; d'appeler le folklore, le terme n'ayant en aucun cas la tonalit&#233; p&#233;jorative qu'il a connue par la suite quand il est utilis&#233; pour d&#233;signer des choses sans importance, sans signification profonde ou des pratiques jug&#233;es totalement obsol&#232;tes. Cette focalisation am&#232;ne donc &#224; s'interroger justement sur les rapports entre ce qui est une discipline enseign&#233;e et reconnue et le mouvement r&#233;gionaliste qui fait passer souvent la revendication identitaire avant les approches &#233;rudites. Dans les faits, d'ailleurs, l'attention port&#233;e aux diff&#233;rentes formes de la culture populaire est tr&#232;s ambigu&#235; et il est m&#234;me possible de parler de partage. A c&#244;t&#233; de ceux qui pr&#234;chent pour des collectes et des analyses des mat&#233;riaux et des faits recueillis, d'autres entendent servir une renaissance de la France, id&#233;ologiquement conservatrice, que les provinces auraient pour seul but de favoriser en mettant en sc&#232;ne les traditions les plus convenues lors de grandes f&#234;tes et de manifestations saisonni&#232;res et en exaltant &#171; l'&#226;me &#187; des pays. Il est difficile de cerner avec pr&#233;cision la position de Fernand Cros-Mayrevieille et de ses amis dans ce d&#233;bat, sachant qu'ils ont sans doute &#233;t&#233; amen&#233;s &#224; donner des gages &#224; ceux qui souhaitaient faire revivre spectaculairement le pass&#233; et la culture paysanne, mais ce qui est certain c'est l'attraction exerc&#233;e sur eux par les &#171; savants &#187; qui se proposaient, &#224; travers un certain nombre de revues, une &#233;tude exhaustive du folklore comme une discipline &#224; part enti&#232;re, m&#234;me s'ils ne jouissaient pas compl&#232;tement encore de le reconnaissance de l'Universit&#233;. Ce sont de telles conditions qui permettent d'&#233;clairer la derni&#232;re entreprise du colonel Cros-Mayrevieille, la plus fructueuse aussi, la cr&#233;ation en 1937 du &#171; Groupe d'&#233;tudes r&#233;gionalistes et de folklore audois &#187; puis, en 1938, de Folklore la revue qui en est issue, sur laquelle nous disposons de l'&#233;tude heureuse de Daniel Fabre [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='D. Fabre &quot;Pr&#233;sentation&quot;, Un demi-si&#232;cle d'ethnologie occitane. Autour de la (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;] . Les premiers al&#233;as de l'association ne sont pas sans importance, en particulier au niveau du lexique et des d&#233;nominations. Ainsi il appara&#238;t tr&#232;s vite au petit groupe r&#233;uni autour de Fernand Cros-Mayrevieille que l'intitul&#233; de l'association est ambigu ou du moins qu'il refl&#232;te les tentations et les contradictions de ce mouvement intellectuel et, &#224; la suite de discussions, le mot &#171; r&#233;gionaliste &#187; dispara&#238;t, le cercle initial devenant, et le nom lui restera le &#171; Groupe audois d'&#233;tudes folkloriques &#187;. Quelques mois plus tard, Ren&#233; Nelli qui est d&#232;s le d&#233;but une des chevilles ouvri&#232;res du groupe &#339;uvrera pour que la revue change aussi de nom passant de &lt;i&gt;Folklore-Aude&lt;/i&gt;, un peu limitatif &#224; son sens, &#224; &lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt; tout court, pr&#233;cisant cependant son champ privil&#233;gi&#233;, la France m&#233;ridionale et la Catalogne. Ne voir dans ces variations s&#233;mantiques que querelles byzantines serait ignorer l'arri&#232;re plan de l'entreprise, le paysage intellectuel et l'espace de sociabilit&#233; bien particuliers dans laquelle elle se d&#233;ploie. Le colonel reste marqu&#233;, dans toutes ses ambitions, par l'ombre incontournable de son grand p&#232;re et de son aventure magnifique qui a conduit &#224; la restauration totale de la vieille citadelle. Par ailleurs, pendant plus de vingt ans, celui-ci fut l'infatigable animateur de la soci&#233;t&#233; savante locale, &#233;rig&#233;e en acad&#233;mie sur le mod&#232;le de l'Acad&#233;mie fran&#231;aise, la &#171; Soci&#233;t&#233; des Arts et Sciences de Carcassonne &#187;. En cr&#233;ant son nouveau groupe le but de Fernand Cros-Mayrevieille est double, d'abord rendre hommage &#224; son a&#239;eul en reprenant une forme associative &#224; l'image de celle initi&#233;e par Jean-Pierre Cros-Mayrevieille et, en m&#234;me temps s'assurer une place originale dans le petit monde savant de Carcassonne. Les &#171; Arts et Sciences &#187; persistent mais il sait que son grand p&#232;re y a connu l'humiliation apr&#232;s la gloire et de toute mani&#232;re, comme l'autre soci&#233;t&#233; savante fond&#233;e en 1889, la &#171; Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude &#187;, ils ne s'int&#233;ressent gu&#232;re &#224; la culture populaire, accueillant parcimonieusement les communications qui en traiteraient. Le nouveau groupe entend, lui, se consacrer au folklore en mettant en avant une approche contemporaine, scientifique, d&#233;gag&#233;e des relents pass&#233;istes et nostalgiques qui feront le bonheur, quelques ann&#233;es plus tard, des s&#233;ides du mar&#233;chal P&#233;tain et de l'id&#233;ologie de Vichy.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Poursuivre la comparaison et le jeu d'&#233;chos entre les projets de Fernand et de Jean-Pierre n'est pas sans int&#233;r&#234;t, tant ils ont de similitudes, tant le premier semble poursuivre un dessein envisag&#233; avant lui et reprendre un dispositif qui a fait autrefois ses preuves. Ce qui frappe d'embl&#233;e dans l'initiative du &lt;i&gt;Groupe audois d'&#233;tudes folkloriques&lt;/i&gt;, c'est son organisation. Son concepteur ne l'envisage jamais comme une aventure individuelle mais, au contraire, lui assigne imm&#233;diatement un fonctionnement collectif, regroupant autour de lui, comme des commensaux, les meilleurs esprits et les plus &#233;clair&#233;s. En outre il reprend le sch&#233;ma qui avait pr&#233;valu lors de la cr&#233;ation des &#171; Arts et Sciences &#187;, et veille &#224; la mise en place de correspondants, dans tout le d&#233;partement, dans un premier temps, qui se feront aussi bien collecteurs que messagers. A son &#233;chelle chacun doit avoir le sentiment gratifiant d'&#234;tre un rouage actif et indispensable dans cette formidable machine qui doit permettre la lecture la plus fine et la plus exhaustive des manifestations de la culture populaire. L'autre grand projet est celui de la cr&#233;ation d'un mus&#233;e des &#171; arts et traditions populaires &#187; languedocien qui n'est pas sans rappeler, lui aussi, le mus&#233;e que en 1836, la premi&#232;re soci&#233;t&#233; savante carcassonnaise a eu pour mission de mettre en place. Nous sommes loin, bien entendu, de la mouture pr&#233;c&#233;dente, un peu fourre-tout qui se proposait de rassembler des objets de toute nature tant dans le domaine des arts que de l'arch&#233;ologie ou des sciences naturelles. En fait l'id&#233;e trouve sa source, sa justification, et aussi un appui, dans le projet d'un grand mus&#233;e de m&#234;me nature, confi&#233; &#224; Paris &#224; Georges-Henri Rivi&#232;re. L'ambition de ce dernier est de cr&#233;er un v&#233;ritable r&#233;seau qui fonctionnerait en synergie avec la grande structure parisienne projet&#233;e et permettrait de mettre fin aux tensions archa&#239;ques entre la capitale et la province. Pendant deux ann&#233;es le jeune groupe se lance &#224; fond dans la collecte d'objets et de pi&#232;ces diverses en lien avec le folklore, aid&#233; par son mentor parisien qui vient sur place le conseiller et &#233;changer avec les acteurs locaux. La guerre mettra fin &#224; l'entreprise, les collections seront dispers&#233;es, soit que les articles soient rendus &#224; leurs propri&#233;taires, soit qu'ils int&#232;grent le fonds du mus&#233;e Paul Dupuy &#224; Toulouse. &lt;br/&gt;
En 1939 le colonel Fernand Cros-Mayrevieille dispara&#238;t, la guerre diss&#233;mine les premiers acteurs, mais, malgr&#233; les vicissitudes, ils s'emploient, avec succ&#232;s au demeurant, &#224; poursuivre l'&#339;uvre de leur fondateur et &#224; faire vivre la revue &lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt; qui, pendant plus d'un demi-si&#232;cle, sera un des r&#233;f&#233;rents des &#233;tudes ethnographiques fran&#231;aises.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le fonds documentaire.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il se compose de plusieurs &#233;l&#233;ments : &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; un ensemble d'ouvrages et de revues, issu de la biblioth&#232;que familiale, concernant l'ethnographie, l'histoire et la litt&#233;rature locales. Celui-ci a &#233;t&#233; l&#233;gu&#233; &#224; l'Ethnop&#244;le-Garae par Jean Cros-Mayrevieille, fils de Fernand et archiv&#233; sous le nom de &#171; Fonds Cros-Mayrevieille &#187;. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; un ensemble d'archives, r&#233;pertori&#233;es, li&#233;es directement &#224; la revue Folklore provenant du m&#234;me donateur cot&#233;es sous le titre &#171; Archives de Folklore&quot;, sont &#233;galement consultables au centre de documentation de l'Ethnop&#244;le Garae.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; un r&#233;pertoire de documents concernant le folklore et l'ethnographie appartenant aux &#171; Archives familiales &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] l'ouvrage fondamental est celui de Anne-Marie Thiesse, &lt;i&gt;&#201;crire la France&lt;/i&gt; , Paris, PUF, 1991&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] D. Fabre &quot;Pr&#233;sentation&quot;, &lt;i&gt;Un demi-si&#232;cle d'ethnologie occitane. Autour de la revue&lt;/i&gt; Folklore, Carcassonne, Garae, 1982, pp. 9-24.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ren&#233; Nelli (1906 - 1982) Du folklore &#224; l'anthropologie.</title>
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		<dc:date>2013-12-10T16:20:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ethno garae</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Ren&#233; Nelli demeure un &#233;crivain secret et un personnage &#233;nigmatique&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique64" rel="directory"&gt;01. Ethnographes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L150xH141/arton413-c5a2e.jpg&quot; width='150' height='141' style='height:141px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Descendant d'une longue lign&#233;e de sculpteurs et d'artisans florentins arriv&#233;s en France &#224; la fin de la Renaissance Ren&#233; Nelli eut la jeunesse studieuse et sereine qu'offrait encore la province. Fils d'un collectionneur &#171; antiquaire &#187; passionn&#233; par tous les arts, il lui est donn&#233; d&#232;s la fin de sa classe de terminale d'&#234;tre accueilli dans la chambre de l'&#233;crivain Jo&#235; Bousquet, c&#233;nacle dans lequel se rencontrent philosophes, po&#232;tes, peintres&#8230;. Suivent des &#233;tudes en Sorbonne puis &#224; Toulouse, les contacts avec les surr&#233;alistes et la publication des premiers textes po&#233;tiques. Apr&#232;s avoir entam&#233;, en 1931, une br&#232;ve carri&#232;re universitaire comme charg&#233; de cours &#224; la Facult&#233; des Lettres de Zagreb il revient comme professeur de lyc&#233;e en France, &#224; Maubeuge, et rejoint d&#232;s 1935 son Languedoc natal o&#249; il restera jusqu'&#224; sa mort. En 1938, apr&#232;s avoir commenc&#233; &#224; explorer des sujets auxquels il restera fid&#232;le tout au long de son &#339;uvre de po&#232;te et de philosophe, le catharisme, la litt&#233;rature des troubadours, l'amour courtois, l'occitanisme, il ouvre, avec la revue Folklore, un nouveau champ d'investigation qu'il pr&#233;sente ainsi dans l'incipit du premier num&#233;ro :
&#171; Il devient de plus en plus &#233;vident qu'on ne pourra conna&#238;tre la structure profonde de l'esprit que lorsqu'on aura &#233;clair&#233; les m&#233;canismes psychologiques inconscients selon lesquels les mythes, les l&#233;gendes, les coutumes &#8211; souvent absurdes en apparence &#8211; se fixent dans la conscience collective. Tandis que l'Ethnographie nous livre les secrets de la mentalit&#233; primitive, c'est au Folklore qu'il appartient de nous faire p&#233;n&#233;trer dans l'&#226;me populaire &#187;.
Le projet est ambitieux et d&#233;borde largement du cadre conventionnel des inventaires et des descriptions techniques de la plupart des revues ethnographiques locales. Il importe d'ailleurs de souligner que, d&#232;s le num&#233;ro 11 de janvier 1939, Ren&#233; Nelli remplace le titre initial de Folklore Aude, trop restrictif, par celui de Folklore, pour mieux souligner la dimension intellectuelle de la revue et sa participation aux d&#233;bats nationaux. L'heure, en effet, est &#224; la d&#233;finition de la discipline et aux &#233;changes de points de vue. Les membres du Groupe Audois d'Etudes Folkloriques (GAEF) sollicitent les avis de Georges-Henri Rivi&#232;re, d'Andr&#233; Varagnac, d'Arnold Van Gennep, et engagent des d&#233;bats avec eux, sur l'&#233;laboration, par exemple, des cartes folkloriques et des dictionnaires, lexicographiques et ethnographiques. Si Folklore publie quelques articles de Varagnac, la revue appara&#238;t cependant comme r&#233;solument moderne, plus dans la lign&#233;e des travaux de Van Gennep que dans celle des folkloristes r&#233;gionalistes. Pendant et apr&#232;s la guerre de 1940 elle se d&#233;marquera &#233;galement de la vision pass&#233;iste et nationaliste du folklore pr&#244;n&#233;e par P&#233;tain. Membre de l'&#233;quipe fondatrice Ren&#233; Nelli continua toute sa vie &#224; s'en occuper, y &#233;crivant r&#233;guli&#232;rement, collectant des articles, recrutant de nouveaux collaborateurs, assurant le secr&#233;tariat de 1944 jusqu'&#224; sa mort en 1982.
Le m&#233;c&#232;ne et fondateur en titre de la revue a &#233;t&#233; le colonel Fernand Cros-Mayrevieille, correspondant de la Commission des Monuments Historiques et petit-fils de Jean-Pierre Cros-Mayrevieille, le sauveteur de la Cit&#233; de Carcassonne. Il sut agr&#233;ger autour de lui de nombreuses personnalit&#233;s du monde intellectuel local, des enseignants, comme Fernand Courri&#232;re, Henri F&#233;raud, Pierre et Maria Sire, Francis Vals, des po&#232;tes comme Jo&#235; Bousquet, Jean Lebrau, Ren&#233; Nelli, des artistes comme le peintre Paul Sibra, des arch&#233;ologues comme Michel Jordy et Odette Taffanel, des linguistes comme Paul Alibert, des historiens, des &#233;rudits locaux, des membres de soci&#233;t&#233;s savantes&#8230; Des gens, venus d'horizons diff&#233;rents et qui, sans lui, n'auraient jamais eu l'id&#233;e de se retrouver dans le Groupe Audois d'Etudes Folkloriques. A ce propos, citons encore la &#171; Pr&#233;sentation &#187; de Ren&#233; Nelli :
&#171; Dans un domaine aussi complexe que celui que nous abordons, il va sans dire que nous ne pouvons envisager d'autres m&#233;thodes que celles qui r&#233;gissent le travail collectif. C'est un caract&#232;re commun &#224; toutes les sciences r&#233;centes qu'elles r&#233;clament un travail de classification souvent ingrat qui, par son &#233;tendue m&#234;me, exige l'appoint de toutes les bonnes volont&#233;s. Les individus isol&#233;s, oeuvrant chacun de leur c&#244;t&#233;, ne sauraient qu'&#233;garer leurs efforts &#224; vouloir embrasser, dans leur ensemble, les mille aspects de la vie populaire. Que l'on veuille bien consid&#233;rer qu'il y a un Folklore correspondant &#224; chacun des besoins fondamentaux de l'homme et que c'est par cons&#233;quence toute l'humanit&#233; qui est contenue, avec ses passions, ses superstitions, sa sagesse, sa mystique, dans l'immense litt&#233;rature parl&#233;e. Le Folklore ne pourra &#234;tre, de toute &#233;vidence, que l'&#339;uvre de tous.
D&#232;s les premiers num&#233;ros Ren&#233; Nelli participe &#224; ce projet collectif en traduisant des contes populaires recueillis par plusieurs informateurs. En 1942 il signe avec Louis Alibert un article sur &#171; Les croyances populaires en Languedoc au 17&#232;me si&#232;cle &#187; comprenant des extraits traduits et comment&#233;s du Tableu de la Bido del parfet Crestia du P&#232;re Amilha, (17&#232;me si&#232;cle), des Opuscules Proven&#231;aux (15&#232;me si&#232;cle), des Ordonansas del libre blanc (16&#232;me si&#232;cle). En 1947 il publie avec Max Savy une &#171; Enqu&#234;te sur la magie dans le Chalabrais &#187;. Cet exemple montre bien le fonctionnement en r&#233;seau du Groupe Audois d'Etudes Folkloriques qui avait dans la plupart des villages un ou plusieurs correspondants qui r&#233;pondaient aux enqu&#234;tes et aux questionnaires publi&#233;s dans la revue. Ren&#233; Nelli ne rechigne pas non plus aux t&#226;ches de collectage et de classement, m&#234;me si, de fait, il effectue lui-m&#234;me tr&#232;s peu d'enqu&#234;tes de terrain, se contentant souvent de recueillir quelques t&#233;moignages circonstanciels, dans la Montagne Noire et &#224; Bouisse, le village des Corbi&#232;res occidentales o&#249;, &#224; partir des ann&#233;es 1950, il passe les mois d'&#233;t&#233;. Au fil des ann&#233;es et apr&#232;s la disparition de plusieurs des acteurs des d&#233;buts, Folklore ressemblera plus &#224; un d&#233;suet bulletin de soci&#233;t&#233; savante qu'au dynamique et ambitieux organe initial. Ren&#233; Nelli, pourtant, n'abandonnera pas, continuant &#224; faire vivre la revue, co&#251;te que co&#251;te, r&#233;digeant lui-m&#234;me, parfois sous des pseudonymes, de nombreux articles, acceptant et m&#234;me sollicitant, le concours d'&#233;rudits locaux aux pr&#233;occupations intellectuelles assez diff&#233;rentes des siennes. Dans les ann&#233;es 1960, il r&#233;ussit &#224; trouver de nouveaux collaborateurs de qualit&#233;, Charles Joisten et Jean Guilaine par exemple, qui seront rejoints dans les ann&#233;es 1970, par quelques uns des &#233;tudiants qui ont suivi ses cours d'ethnographie &#224; Toulouse, Claudine Vassas, Daniel Fabre, Jean-Pierre Pini&#232;s&#8230; La revue semble prendre un nouveau souffle mais sa maquette reste vieillotte et elle ne survivra que quelques mois &#224; la mort de Ren&#233; Nelli.
Cet attachement &#224; Folklore, pour ne pas dire cet acharnement &#224; en maintenir la publication, alors qu'il &#233;tait reconnu internationalement pour son &#339;uvre de philosophe et de po&#232;te, fait la preuve de l'int&#233;r&#234;t qu'il portait &#224; la discipline et de la place qu'elle occupait dans sa vie intellectuelle, m&#234;me si, lorsqu'on regarde sa longue bibliographie d'ouvrages on n'est d'abord pas frapp&#233;s par la quantit&#233; de sa production ethnologique. Du moins en ce qui concerne les livres, car il a publi&#233; au contraire, beaucoup d'articles, surtout bien s&#251;r, dans Folklore. Mais si l'on s'en tient aux ouvrages, recueils de po&#232;mes, textes philosophiques, &#233;tudes sur le catharisme, sur la civilisation et la litt&#233;rature m&#233;di&#233;vales, sur l'&#233;rotique, essais sur le r&#233;gionalisme et l'Occitanie, on n'en trouve qu'un seul que l'on puisse qualifier d'ethnologique : Le Languedoc et le Comt&#233; de Foix. Le Roussillon, &#233;dit&#233; chez Gallimard en 1958 dans l'&#233;ph&#233;m&#232;re collection &#171; Les Provinces Fran&#231;aises &#187;, et que le quatri&#232;me de couverture d&#233;finit ainsi : &#171; Ce livre [&#8230;] n'est ni un ouvrage d'histoire ni une &#233;tude de g&#233;ographie humaine, tout en se rattachant par certains c&#244;t&#233;s &#224; ces deux disciplines ; il est consacr&#233; &#224; l'ethnographie de trois de nos provinces traditionnelles. [&#8230;] L'interpr&#233;tation sociologique de l'auteur permet, chaque fois qu'il est possible, de situer ces faits, en apparence discontinus et gratuits dans le cadre plus large de l'anthropologie culturelle. Seul un ethnographe, rompu aux patientes investigations sur le terrain et ayant v&#233;cu de longues ann&#233;es dans la familiarit&#233; des populations, pouvait synth&#233;tiser, dans un nombre de pages relativement restreint, outre ses observations propres, celles que les folkloristes locaux et les enqu&#234;teurs nationaux ont accumul&#233;s depuis plus d'un demi-si&#232;cle. Sans doute fallait-il qu'il fut romaniste pour tenter de rattacher le pr&#233;sent au pass&#233; par l'&#233;tude des dialectes et la chronologie approximative des divers niveaux de culture o&#249; s'enracinent les traditions occitanes &#187;.
On reconna&#238;t l&#224;, dans l'expos&#233; de ses comp&#233;tences pluridisciplinaires, plusieurs des th&#232;mes qui parcourent, hors du strict champ de l'ethnographie, l'ensemble de l'&#339;uvre de Ren&#233; Nelli : civilisation romane, morale, esth&#233;tique, magie, religion&#8230; M&#234;me si l'essentiel des donn&#233;es a d'abord &#233;t&#233; publi&#233; dans la revue Folklore, leur regroupement et leur mise en perspective dans ce livre &#233;clairent l'ambition de ce chercheur hors du commun pour qui la collecte d'informations n'est pas une fin en soi, mais un d&#233;but, un moyen de constituer un corpus de travail.
Quelques lignes d'un article de Ren&#233; Nelli paru en 1959 dans Les Lettres Fran&#231;aises &#171; Ethnographie universelle et recherches locales &#187;, explicitent au mieux le syncr&#233;tisme qui est au c&#339;ur de sa d&#233;marche intellectuelle et qui fait l'originalit&#233; de son approche ethnologique : &#171; &#8230;l'ethnographie n'a de sens et de valeur que si elle est totale, c'est-&#224;-dire si elle englobe le folklore. Universelle elle l'est en droit, sinon en fait. [&#8230;] Comment un ethnographe occitan pourrait-t-il &#8211; sans se condamner aux vues courtes &#8211; ignorer les cultures traditionnelles des pays qui ont &#233;t&#233; en rapport avec le sien tout au long de l'histoire : les divers folklores fran&#231;ais, les folklores n&#233;o-celtiques, m&#233;diterran&#233;ens, arabes, etc ? En v&#233;rit&#233;, toute province est, au sens strict, un centre du monde ou, si l'on pr&#233;f&#232;re un point de d&#233;part privil&#233;gi&#233; vers l'Humain, car tous les chemins &#171; r&#233;gionaux &#187; m&#232;nent, directement ou indirectement, selon le g&#233;nie de chacun, &#224; l'Humain ethnographique &#187; (n&#176;774, du 21 au 27 mai 1959).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://garae.fr/archives/Plan%20de%20classement%20fonds%20Nelli.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Les archives et la biblioth&#232;que de Ren&#233; Nelli sont d&#233;pos&#233;es aux Archives D&#233;partementales de l'Aude&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Christiane Amiel Ethnop&#244;le-Garae, Lahic-Iac. Ce texte a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; &#224; partir de la communication de Christiane Amiel &lt;i&gt;Du folklore &#224; l'anthropologie&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Chemins de connaissance&lt;/i&gt;, &#224; l'occasion du Colloque &lt;i&gt;Ren&#233; Nelli ou la po&#233;sie des carrefours&lt;/i&gt;, Carcassonne, 21 et 22 avril 2011. (Actes &#224; para&#238;tre).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Arthur Bordier (1841-1910), m&#233;decin anthropologue, fondateur de la Soci&#233;t&#233; dauphinoise d'Ethnologie et d'Anthropologie (Grenoble, 1894)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>garae1</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;M&#233;decin, anthropologue disciple de Paul Broca et adepte du darwinisme, Arthur Bordier fut professeur d'anthropologie m&#233;dicale &#224; Paris&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique64" rel="directory"&gt;01. Ethnographes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L148xH150/arton339-9ce20.jpg&quot; width='148' height='150' style='height:150px;width:148px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SOCIABILITE&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
. &lt;strong&gt;1865&lt;/strong&gt; (29 d&#233;cembre) : membre de la Soci&#233;t&#233; anatomique&lt;br /&gt;
. &lt;strong&gt;1876&lt;/strong&gt; (21 d&#233;cembre 1876) : membre titulaire de la Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie de Paris (fond&#233;e en 1859 par Paul Broca), et dont Bordier sera vice-pr&#233;sident, puis pr&#233;sident en 1892.&lt;br /&gt;
. &lt;strong&gt;1877&lt;/strong&gt; : fondateur de la Soci&#233;t&#233; de m&#233;decine publique et d'hygi&#232;ne professionnelle&lt;br /&gt;
. &lt;strong&gt;1880&lt;/strong&gt; (6 f&#233;vrier) : membre de la Soci&#233;t&#233; de G&#233;ographie&lt;br /&gt;
. &lt;strong&gt;1881&lt;/strong&gt; : membre correspondant de la Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie de Bruxelles&lt;br /&gt;
. &lt;strong&gt;1894&lt;/strong&gt; : fondateur de la &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article338&quot; class='spip_in'&gt;&lt;strong&gt;Soci&#233;t&#233; dauphinoise d'ethnologie et d'anthropologie&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; dont il sera le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral jusqu'&#224; sa mort&lt;br /&gt;
. membre de la Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie de Lyon fond&#233;e le 10 f&#233;vrier 1881&lt;br /&gt;
. membre de l'Association Fran&#231;aise pour l'Avancement des Sciences (fond&#233;e en 1872) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;RECOMPENSES&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
. 12 juin 1878, palmes d'officier d'Acad&#233;mie pour l'ensemble de ses travaux&lt;br /&gt;
. 4 f&#233;vrier 1880, chevalier de la L&#233;gion d'honneur&lt;br /&gt;
. 1896, rosette d'officier de l'Instruction publique &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;BIOGRAPHIE&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
N&#233; dans la Sarthe, &#224; Saint-Calais, le 3 mars 1841, Arthur Bordier fait toutes ses &#233;tudes &#224; Paris. D'abord interne au Coll&#232;ge Sainte-Barbe, il est &#233;l&#232;ve au Lyc&#233;e Louis-le-Grand, o&#249; il obtient un baccalaur&#233;at litt&#233;raire en novembre 1859, puis un baccalaur&#233;at &#232;s sciences, l'ann&#233;e suivante, afin d'embrasser la carri&#232;re m&#233;dicale. C'est un &#233;tudiant brillant, qui sut se faire remarquer pendant l'&#233;pid&#233;mie de chol&#233;ra de 1866. Interne &#224; l'h&#244;pital Beaujon (Clichy) en 1867, il est re&#231;u docteur en m&#233;decine en juin 1868 et devient chef de clinique &#224; la Facult&#233; de M&#233;decine de Paris.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Le m&#233;decin&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Quand survient la guerre 1870-1871, il soigne d'abord les bless&#233;s &#224; la Charit&#233;, puis quitte Paris pour Sedan, o&#249; il exerce comme chirurgien d'ambulance ; passera en Belgique, en tant que membre de l' &#171; Association belge de secours aux militaires bless&#233;s en temps de guerre, sous le patronage du roi des Belges &#187; ; et exercera ensuite &#224; Bordeaux, Lyon et Grenoble.&lt;br /&gt;
De retour &#224; Paris pendant la Commune, il continue de pratiquer la m&#233;decine dans le cadre d'associations de secours aux bless&#233;s de guerre.&lt;br /&gt;
En juillet 1871, Arthur Bordier est m&#233;decin au Mont-de-Pi&#233;t&#233;.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
L'anthropologue&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;El&#232;ve et disciple du professeur de m&#233;decine &lt;strong&gt;Paul Broca&lt;/strong&gt; (1824-1880), consid&#233;r&#233; comme le fondateur de l'anthropologie fran&#231;aise et &#224; l'origine de la Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie de Paris, cr&#233;&#233;e en mai 1859, Arthur Bordier devient membre de ladite Soci&#233;t&#233; fin 1876, il en sera pr&#233;sident en 1892.&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;La Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie de Paris a pour but l'&#233;tude scientifique des races humaines&lt;/i&gt; &#187; (Article 1er des statuts)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1877, il fonde la &lt;i&gt;Soci&#233;t&#233; de m&#233;decine publique&lt;/i&gt; et sera membre du &lt;i&gt;Conseil d'hygi&#232;ne publique et de salubrit&#233; de la Seine&lt;/i&gt; en 1879. (En 1902, il est directeur du &lt;i&gt;Bureau d'hygi&#232;ne de la ville de Grenoble&lt;/i&gt;, poste qu'il occupera jusqu'&#224; sa mort).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'occasion de l'Exposition universelle de Paris de 1878 (1er mai-31 octobre, prolong&#233;e jusqu'au 10 novembre), il participe activement &#224; &#8220;l'Exposition des Sciences anthropologiques&#8221;, fait partie de la Commission d'organisation de l'exposition et du congr&#232;s d'anthropologie, et est charg&#233; notamment des &#171; vitrines de l'ethnographie g&#233;n&#233;rale &#187; pour lesquelles il obtient une m&#233;daille et un dipl&#244;me.&lt;br /&gt;
Sur cette &#8220;Exposition des Sciences anthropologiques&#8221;, voir ci-apr&#232;s la &#8220;Notice sur l'Exposition des Sciences anthropologiques&#8221; extraite du &lt;i&gt;Rapport administratif sur l'exposition universelle de 1878 &#224; Paris&lt;/i&gt;. Paris, Imprimerie nationale, 1881, vol. 1, 3e partie &#8220;Expositions sp&#233;ciales&#8221;, pp. 571-578 : &lt;br /&gt;
&quot;Notice sur l'exposition des Sciences anthropologiques&quot; : &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1170 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/IMG/pdf/Expo_Univ_1878_Sciences_anthropo.pdf&quot; title='PDF - 408.9 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 408.9 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Profitant de cette exposition anthropologique o&#249; 36 cr&#226;nes d'assassins guillotin&#233;s sont expos&#233;s, 35 provenant du Mus&#233;e de Caen et 1 du Mus&#233;e de l'Ecole de m&#233;decine de Paris (Mus&#233;e Orfila), Arthur Bordier se livre &#224; l'&#233;tude de ces cr&#226;nes et publie son &#8220;Etude anthropologique sur une s&#233;rie de cr&#226;nes d'assassins&#8221; dans les pages de la &lt;i&gt;Revue d'Anthropologie&lt;/i&gt; (tome II, 1879, pp. 265-300), revue fond&#233;e en 1872 et dirig&#233;e alors par Paul Broca.&lt;br /&gt;
Cette &#233;tude, fameuse &#224; l'&#233;poque, fit la renomm&#233;e de Bordier et sera r&#233;guli&#232;rement r&#233;&#233;dit&#233;e sous forme de brochures.&lt;br /&gt;
Il y d&#233;clare (p. 278) :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; [&#8230;] &lt;i&gt;les assassins que j'ai &#233;tudi&#233;s sont n&#233;s avec des caract&#232;res qui &#233;taient propres aux races pr&#233;historiques, caract&#232;res qui ont disparu chez les races actuelles, et qui reviennent chez eux, par une sorte d'&lt;/i&gt;atavisme&lt;i&gt;.&lt;br /&gt;
Le criminel ainsi compris est un anachronisme, un sauvage en pays civilis&#233;, une sorte de monstre, et quelque chose de comparable &#224; un animal, qui, n&#233; de parents depuis longtemps domestiqu&#233;s, apprivois&#233;s, habitu&#233;s au travail, appara&#238;trait brusquement avec la sauvagerie indomptable de ses premiers anc&#234;tres. On voit parmi les animaux domestiques des exemples de ce genre : ces animaux &lt;/i&gt;r&#233;tifs&lt;i&gt;, indomptables, insoumis, ce sont les criminels.&lt;br /&gt;
Evoquons par la pens&#233;e un de nos anc&#234;tres pr&#233;historiques et introduisons-le dans les rangs serr&#233;s et hi&#233;rarchis&#233;s de notre ordre social : ce sera un criminel. &#8211; Le criminel actuel est venu trop tard : - plus d'un, &#224; l'&#233;poque pr&#233;historique, eut &#233;t&#233; un chef respect&#233; de sa tribu.&lt;br /&gt;
Lorsque plus tard nous &#233;tudierons le dossier de certains criminels, qui figurent dans ce travail, nous serons frapp&#233;s de trouver en eux des superstitions, des faiblesses, des pu&#233;rilit&#233;s qu'on voit encore s'allier avec la plus grossi&#232;re bestialit&#233; chez les sauvages&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le professeur&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;En 1878, Bordier est nomm&#233; titulaire de la nouvelle chaire de g&#233;ographie m&#233;dicale &#224; l'Ecole d'anthropologie de Paris, chaire qu'il occupera jusqu'en 1895.&lt;br /&gt;
En un premier temps, il publie ses cours, &#8220;Cours de g&#233;ographie m&#233;dicale&#8221;, dans une revue m&#233;dicale, &lt;i&gt;La Gazette m&#233;dicale de Paris&lt;/i&gt; ; puis en fait un livre : &lt;i&gt;La G&#233;ographie m&#233;dicale&lt;/i&gt;, publi&#233; &#224; Paris, librairie Reinwald, 1884, XXIV-662p. et cartes, dans la prestigieuse collection &#8220;Biblioth&#232;que des Sciences contemporaines&#8221;, lanc&#233;e en 1876.&lt;br /&gt;
La g&#233;ographie m&#233;dicale est pour lui avant tout &#171; la pathologie compar&#233;e des races humaines &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, il fait partie, avec le folkloriste &lt;strong&gt;Paul S&#233;billot&lt;/strong&gt; (1843-1918), de l'&#233;quipe des 12 r&#233;dacteurs dont l'anthropologue pr&#233;historien &lt;strong&gt;Gabriel de Mortillet&lt;/strong&gt; (1821-1898) s'est entour&#233; pour faire para&#238;tre la revue &lt;i&gt;L'Homme. Journal illustr&#233; des sciences anthropologiques&lt;/i&gt; (1884-1887), qu'il vient de fonder.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le directeur de l'Ecole de m&#233;decine de Grenoble&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;En 1894, il est nomm&#233; directeur de l'Ecole de m&#233;decine et de pharmacie de la ville de Grenoble, o&#249; il enseignait l'histoire naturelle depuis 1892. Il se fixe alors d&#233;finitivement &#224; Grenoble.&lt;br /&gt;
Ses premiers contacts scientifiques avec Grenoble remontent &#224; 1881 lorsque, membre d'une Commission consultative charg&#233;e de l'inspection du Mus&#233;um de Grenoble, il proposait ses services au conservateur du Mus&#233;um de l'&#233;poque, L&#233;on Penet, pour &#233;tudier et valoriser sa collection d'anthropologie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s sa nomination &#224; la direction de l'Ecole de m&#233;decine, Bordier recrute comme biblioth&#233;caire de l'Ecole &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article337&quot; class='spip_in'&gt;Hippolyte M&#252;ller&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (1865-1933) -le futur fondateur du Mus&#233;e dauphinois- qu'il avait rencontr&#233; lors du congr&#232;s de l'AFAS (&lt;strong&gt;Association Fran&#231;aise pour l'Avancement des Sciences&lt;/strong&gt;) qui se tenait &#224; Grenoble en 1885.&lt;br /&gt;
En 1896, il r&#233;digera l'histoire de l'Ecole de m&#233;decine de Grenoble, publi&#233;e sous le titre suivant : &lt;i&gt;La M&#233;decine &#224; Grenoble. Notes pour servir &#224; l'histoire de l'Ecole de m&#233;decine et de pharmacie&lt;/i&gt; (Grenoble, Rigaudin, XX-295p.).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, en 1894, le docteur Bordier fonde &#224; Grenoble la &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article338&quot; class='spip_in'&gt;Soci&#233;t&#233; dauphinoise d'ethnologie et d'anthropologie&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; dont il sera le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral &#224; vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il meurt &#224; Grenoble &#224; l'&#226;ge de 69 ans, en f&#233;vrier 1910. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;PUBLICATIONS DU DOCTEUR A. BORDIER&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Liste chronologique des travaux du docteur Bordier (extraite du &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; dauphinoise d'ethnologie et d'anthropologie&lt;/i&gt;, n&#176; 1et 2, mars-juin 1910, pp. 18-20) : &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1169 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/IMG/pdf/Travaux_Bordier_liste_chrono.pdf&quot; title='PDF - 726.2 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 726.2 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;POUR EN SAVOIR PLUS&#8230;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Picaud, A. &#8220;Le Docteur Arthur BORDIER&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; dauphinoise d'ethnologie et d'anthropologie&lt;/i&gt;, n&#176; 1 et 2, mars-juin 1910, pp. 11-15 [notice n&#233;crologique]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Renneville, Marc. &#8220;L'anthropologie du criminel en France&#8221;. &lt;i&gt;Criminologie&lt;/i&gt;, vol. 27, n&#176; 2, 1994, pp. 185-210 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Fiches en relation&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article337&quot; class='spip_in'&gt;M&#252;ller, Hippolyte&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article338&quot; class='spip_in'&gt;Soci&#233;t&#233; dauphinoise d'ethnologie et d'anthropologie&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Auteur&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;i&gt;Florence Galli-Dupis&lt;br /&gt;
Ing&#233;nieur d'&#233;tudes CNRS &lt;br /&gt;
Lahic/IIAC (UMR 8177)&lt;br /&gt;
Archivethno France &lt;br /&gt;
2010&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hippolyte M&#252;ller (1865-1933), cr&#233;ateur du Mus&#233;e dauphinois (Grenoble, 1906)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>garae1</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Autodidacte, pr&#233;historien, ethnographe, mus&#233;ographe et enseignant, il est le cr&#233;ateur en 1906 du Mus&#233;e dauphinois.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique64" rel="directory"&gt;01. Ethnographes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L116xH150/arton337-9679c.jpg&quot; width='116' height='150' style='height:150px;width:116px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pseudonyme&lt;/strong&gt; : Cousin B&#233;n&#233;dict &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;BIOGRAPHIE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hippolyte M&#252;ller na&#238;t &#224; Gap le 22 novembre 1865. Son p&#232;re, Gustave M&#252;ller (1827-1910), est alsacien ; sa m&#232;re, Fran&#231;oise Riban (1833- ?) est n&#233;e &#224; Grenoble.&lt;br /&gt;
En novembre1869, la famille M&#252;ller vient s'installer &#224; Grenoble, o&#249; le p&#232;re du petit Hippolyte, ancien sous-chef de musique militaire puis professeur de musique au lyc&#233;e de Gap, donne des cours de violon.&lt;br /&gt;
El&#232;ve m&#233;diocre et de sant&#233; fragile, Hippolyte M&#252;ller &#233;choue au certificat d'&#233;tude et est plac&#233; en apprentissage chez des bijoutiers de Grenoble, la Maison Colin fr&#232;res, en ao&#251;t 1879, il a quatorze ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;De l'ouvrier bijoutier au pr&#233;historien autodidacte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1884, devenu ouvrier bijoutier, il part s'installer &#224; Chamb&#233;ry o&#249; il est embauch&#233; dans l'atelier Chevrier, bijoutier traditionnel sp&#233;cialis&#233; dans la fabrication des croix et coeurs savoyards.&lt;br /&gt;
La d&#233;couverte du mus&#233;e Savoisien et de ses collections pr&#233;historiques, provenant des &#171; palafittes &#187; du lac du Bourget, marque les d&#233;buts de sa passion pour l'arch&#233;ologie pr&#233;historique.&lt;br /&gt;
Au temps de son apprentissage &#224; Grenoble, dans les ann&#233;es 1880, il occupait d&#233;j&#224; ses loisirs &#224; arpenter la montagne en qu&#234;te de min&#233;raux -qu'il collectionnait, comme il collectionnait les monnaies et les timbres-, et avait trouv&#233;, lors d'une de ses excursions dans les environs de Grenoble, sur le territoire de Fontaine, des tessons de c&#233;ramique qu'il avait conserv&#233;s, d&#233;couvrant sans le savoir encore, le site pr&#233;historique des Balmes de Fontaine, constitu&#233; s'une s&#233;rie de grottes et d'abris sous roches.&lt;br /&gt;
Les collections pr&#233;historiques expos&#233;es au mus&#233;e Savoisien lui font r&#233;aliser alors l'importance de sa d&#233;couverte grenobloise, d&#233;couverte dont il fait part au conservateur du Mus&#233;um d'histoire naturelle de Grenoble, L&#233;on Penet, qui entreprend aussit&#244;t la fouille du site en question.&lt;br /&gt;
Il signalera &#233;galement sa d&#233;couverte au conservateur du mus&#233;e de Chamb&#233;ry, Laurent Rabut, sp&#233;cialiste de l'arch&#233;ologie lacustre savoyarde, et entretiendra une abondante correspondance avec les deux savants.&lt;br /&gt;
Quand il ne travaille pas, Hippolyte M&#252;ller fouille sans rel&#226;che les rives du lac du Bourget, mais de sant&#233; fragile, il est atteint d'une h&#233;moptysie (h&#233;morragie des voies respiratoires) qui le contraint &#224; une longue hospitalisation. A sa sortie d'h&#244;pital, il revient &#224; Grenoble pour sa convalescence et met &#224; profit cette p&#233;riode de repos obligatoire pour lire des ouvrages d'arch&#233;ologie, &#233;tudier les collections du Mus&#233;um et suivre les cours publics de l'Universit&#233;.&lt;br /&gt;
Durant l'&#233;t&#233; 1885, il obtient un emploi de deux mois au Mus&#233;um de Grenoble, o&#249; il est charg&#233; de la r&#233;organisation et de l'inventaire des collections, ainsi que de l'organisation du congr&#232;s de l'&lt;strong&gt;Association Fran&#231;aise pour l'Avancement des Sciences (AFAS)&lt;/strong&gt;, qui se tient &#224; Grenoble en ao&#251;t 1885, et pour lequel il r&#233;alise sa premi&#232;re exposition sur la pr&#233;histoire r&#233;gionale. A cette occasion, ses connaissances et son enthousiasme scientifique le font remarquer des grands noms de la pr&#233;histoire (Breuil, Cartailhac, Chantre, D&#233;chelette, Mortillet...).&lt;br /&gt;
Il donne enti&#232;re satisfaction dans cet emploi temporaire, mais doit retourner travailler &#224; Chamb&#233;ry. La bijouterie ne l'int&#233;ressant plus, il se fera chercheur d'or, puis quittera la r&#233;gion pour Lyon, o&#249; il travaille en bijouterie de juin &#224; novembre ; ira &#224; Avignon, Marseille, puis Alger, de janvier &#224; juin 1888 ; envisage de partir en Australie&#8230; Mais regagne Grenoble, pouss&#233; par son inclination pour la jeune Delphine Gautier (1865-1946) qui deviendra sa femme en juin 1890 et dont il aura trois enfants (Marie, n&#233;e en 1891, Jean, 1893 et Laurence, 1896).&lt;br /&gt;
A Grenoble, il revient &#224; la bijouterie Colin dont les successeurs, MM. Sainson et Morenas l'emploient comme voyageur de commerce cette fois, ce qui lui donne l'occasion de parcourir les Alpes, les C&#233;vennes et l'Auvergne.&lt;br /&gt;
De nouveau malade, il quitte cet emploi trop dur pour sa faible constitution.&lt;br /&gt;
De 1891 &#224; 1896, M&#252;ller travaille pour un opticien grenoblois (l'atelier Cerutti) et s'initie &#224; la photographie, une autre de ses passions. Il n'en continue pas moins ses recherches pr&#233;historiques, en prospectant m&#233;thodiquement dans le Vercors o&#249; il est le premier &#224; pratiquer une arch&#233;ologie d'altitude.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1894, le docteur &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article339&quot; class='spip_in'&gt;&lt;strong&gt;Arthur Bordier&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; (1841-1910), nomm&#233; professeur &#224; l'Ecole de M&#233;decine et de Pharmacie de Grenoble, reprend contact avec le jeune M&#252;ller qu'il avait remarqu&#233; lors du congr&#232;s de l'AFAS de 1885, et lui propose d'animer les activit&#233;s savantes de la &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article338&quot; class='spip_in'&gt;Soci&#233;t&#233; Dauphinoise d'Ethnologie et d'Anthropologie&lt;/a&gt; (SDEA)&lt;/strong&gt; qu'il vient de cr&#233;er. Gr&#226;ce &#224; cette structure, Hippolyte M&#252;ller pr&#233;sentera et publiera ses premiers travaux scientifiques.&lt;br /&gt;
Le 15 octobre 1894, le docteur Bordier, devenu directeur de l'Ecole de M&#233;decine, recrute Hippolyte M&#252;ller comme biblioth&#233;caire de l'Ecole, avec un logement de fonction in situ. Lib&#233;r&#233; des soucis mat&#233;riels et disposant de loisirs plus importants, Hippolyte M&#252;ller va pouvoir enti&#232;rement se consacrer &#224; sa passion pour cette toute jeune science qu'est alors la pr&#233;histoire. Mais pas seulement, comme le laisse entendre Victor Piraud (1878-1955), conservateur du Mus&#233;um d'Histoire naturelle de Grenoble dans les ann&#233;es 1930 :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La pr&#233;histoire fut la discipline scientifique qu'il approfondit avec le plus de passion et de constance, mais l'&#233;tude de tout le pass&#233; de l'humanit&#233; int&#233;ressait son esprit toujours en &#233;veil&lt;/i&gt; &#187; (V. Piraud, &#8220;Hippolyte M&#252;ller (1865-1933)&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin de la SDEA&lt;/i&gt;, t. XXIX, 1936, p. 123).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ou encore, comme le d&#233;clare H. M&#252;ller lui-m&#234;me, s'agissant de la hi&#233;rarchisation de ses centres d'int&#233;r&#234;t scientifique :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Je place au premier rang tout le cort&#232;ge des sciences naturelles, botanique, g&#233;ologie, ornithologie, entomologie, etc., mais je fais passer en t&#234;te de tout cela l'anthropologie, la pr&#233;histoire et l'ethnographie&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(H. M&#252;ller, &#8220;Un peu d'ethnographie&#8221;, &lt;i&gt;Le M&#233;decin de campagne&lt;/i&gt;, n&#176; 1, juin 1908).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Concernant la pr&#233;histoire, Hippolyte M&#252;ller va m&#234;me jusqu'&#224; d&#233;velopper une arch&#233;ologie exp&#233;rimentale dont il est le pionnier pour les Alpes : &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Poss&#233;dant &#224; fond la technique des m&#233;taux, ayant acquis une dext&#233;rit&#233; manuelle surprenante, il put discuter sur les proc&#233;d&#233;s de fabrication anciens et ex&#233;cuter des reconstitutions d'outils, d'objets pr&#233;historiques qui &#233;tonn&#232;rent les savants. Le travail des m&#233;taux, de la pierre, de la terre n'ayant aucun secret pour lui, ses avis sur leur technique &#233;taient souvent sollicit&#233;s dans les soci&#233;t&#233;s scientifiques et faisaient autorit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. (V. Piraud, &#8220;Hippolyte M&#252;ller (1865-1933)&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin de la SDEA&lt;/i&gt;, t. XXIX, 1936, p. 123).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pr&#233;historien reconnu&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Nomm&#233; conservateur du mat&#233;riel de la biblioth&#232;que de l'Ecole de M&#233;decine fin 1896, il re&#231;oit les palmes acad&#233;miques en 1900 et devient d&#233;l&#233;gu&#233; du minist&#232;re de l'Instruction publique pour les monuments m&#233;galithiques et pr&#233;historiques de l'Is&#232;re et de la Dr&#244;me. Il sera gratifi&#233; de la rosette d'Officier de l'Instruction publique en 1907.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ao&#251;t 1904, le congr&#232;s de l'AFAS se tient de nouveau &#224; Grenoble. Hippolyte M&#252;ller participe bien s&#251;r activement &#224; son organisation et r&#233;alise une exposition d'ethnographie pr&#233;historique alpine marquante qui remporte un franc succ&#232;s (elle pr&#233;sentait non seulement des mat&#233;riaux pr&#233;historiques, des objets ethnographiques d'Afrique du Nord, mais aussi des objets t&#233;moins de ses exp&#233;rimentations arch&#233;ologiques).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un pr&#233;curseur de l'ethnographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 23 d&#233;cembre 1904, Hippolyte M&#252;ller fait une conf&#233;rence d&#233;terminante devant les membres de la Soci&#233;t&#233; des Alpinistes Dauphinois, (elle sera publi&#233;e dans la &lt;i&gt;Revue des Alpes Dauphinoises &lt;/i&gt;(n&#176; 6 de 1904, pp. 89-102 ; voir le texte int&#233;gral reproduit ci-dessous).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette conf&#233;rence intitul&#233;e : &#171; Quelques mots d'Ethnographie Alpine &#187; constitue en effet un v&#233;ritable programme d'ethnologie, totalement pr&#233;curseur pour l'&#233;poque, et pr&#233;figurant la cr&#233;ation du Mus&#233;e Dauphinois en gestation.&lt;br /&gt;
Lors de cette conf&#233;rence, Hippolyte M&#252;ller d&#233;clare sans ambages :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Il faut faire de l'ethnographie et j'ajoute alpine, parce qu'il faut la faire chez nous, dans nos Alpes&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
Il poursuit sa d&#233;monstration en ces termes :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;L'ethnographie &lt;/i&gt;[&#8230;] &lt;i&gt;permet &#224; celui qui lui consacre ses loisirs, de soulever le voile du pass&#233; et de voir d&#233;filer devant ses yeux ouverts sur d'autres &#226;ges, toute la cohorte des anc&#234;tres qui ont foul&#233; le sol natal. Cet homme heureux, sur le simple examen d'une arme, d'un outil, d'un monument, peut &#233;voquer la pens&#233;e qui a cr&#233;&#233; l'objet qu'il &#233;tudie [&#8230;] En s'aidant des travaux d'autres chercheurs, il pourra faire ressortir dans telle ou telle province, une unit&#233; artistique, un ensemble industriel, un groupement de faits moraux, intellectuels, des m&#339;urs, des coutumes propres &#224; certaines de ces provinces.&lt;br /&gt;
Cette &#233;tude et celle de la race, pour toutes les &#233;poques pr&#233;historiques et historiques, lui permettront alors de composer un tout, gr&#226;ce auquel par les faits, les id&#233;es et les objets recueillis, il pourra relier les premiers occupants d'un pays &#224; ceux l'habitant encore&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;cisant :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Mon but est bien simple et il a d&#233;j&#224; tent&#233; quelques chercheurs amoureux de leur patrie, j'entends la petite patrie, celle qui nous a vu na&#238;tre.&lt;br /&gt;
En rassemblant les mat&#233;riaux pouvant servir &#224; cr&#233;er un mus&#233;e ethnographique alpin, on sauvera, s'il est temps encore, les expressions mat&#233;rielles de toutes les manifestations de l'activit&#233; et de l'intellect de nos p&#232;res, en m&#234;me temps qu'on r&#233;unira les &#233;l&#233;ments pouvant servir &#224; &#233;crire leur histoire industrielle, scientifique et artistique&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1158 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/IMG/pdf/Ethnographie_Alpine.pdf&quot; title='PDF - 43.6 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 43.6 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Texte de la conf&#233;rence d'H. M&#252;ller : &quot;Quelques mots d'Ethnographie Alpine&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;strong&gt;Le mus&#233;ographe insatiable, cr&#233;ateur du Mus&#233;e Dauphinois&#8230;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Se r&#233;clamant du Museon Arlaten (Mus&#233;e Arl&#233;sien) cr&#233;&#233; en 1899, et du Mus&#233;e Alsacien fond&#233; en 1902, M&#252;ller recueille et collecte ce qui est en train de dispara&#238;tre, happ&#233; par la r&#233;volution industrielle, dans le but de constituer un mus&#233;e ethnographique alpin.&lt;br /&gt;
Son &#171; Mus&#233;e Dauphinois &#187; ouvrira ses portes en 1906, &#171; somme de l'histoire d'une r&#233;gion par l'objet &#187;, comme il aimait &#224; le d&#233;finir, et &#171; mus&#233;e populaire refl&#233;tant les coutumes, les m&#339;urs, les usages d'une population particuli&#232;re &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ses courses dans les Hautes-Alpes, et sp&#233;cialement dans la haute vall&#233;e du Queyras, stimul&#232;rent ses dispositions &#224; l'&#233;tude du folklore ; le soin minutieux qu'il mettait &#224; recueillir les moindres vestiges provenant de toute la province dauphinoise et son amour de la collection devaient aboutir en 1906 &#224; la cr&#233;ation du Mus&#233;e Dauphinois. Ce fut la grande &#339;uvre, l'&#339;uvre ma&#238;tresse d'Hippolyte M&#252;ller &#224; laquelle il travailla des ann&#233;es. Apr&#232;s avoir amass&#233; dans les greniers de l'Ecole de M&#233;decine un nombre incroyable d'objets ayant servi aux occupations courantes de la vie de toutes les &#233;poques, il eut la joie de voir la Ville de Grenoble r&#233;pondre &#224; son d&#233;sir et &#224; celui de quelques amis en fondant ce mus&#233;e dont il fut nomm&#233; conservateur. Avant de mourir, il eut la satisfaction, sur son lit de douleur, de mettre la derni&#232;re main aux &#233;preuves du&lt;/i&gt; Guide du Mus&#233;e dauphinois, &lt;i&gt;petit opuscule qui restera son testament scientifique&lt;/i&gt; &#187;. (V. Piraud, &#8220;Hippolyte M&#252;ller (1865-1933)&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin de la SDEA&lt;/i&gt;, t. XXIX, 1936, p. 124).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce &#171; Petit Guide du Visiteur &#187;, comme il l'avait intitul&#233;, s'ach&#232;ve par les &#171; Conclusions &#187; suivantes :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Le Mus&#233;e Dauphinois offre donc une s&#233;rie d'objets retra&#231;ant l'histoire du d&#233;veloppement industriel et artistique du Dauphin&#233; depuis l'&#233;poque pr&#233;historique jusqu'&#224; nos jours, sa visite permet de suivre l'&#233;volution de sa civilisation au travers des si&#232;cles.&lt;br /&gt;
Ce sont surtout les objets d'usage courant, humbles expressions de la vie populaire, que l'on y rencontre, leur conservation s'impose d'autant plus que le d&#233;veloppement du machinisme et l'accroissement des communications, sont en train de faire dispara&#238;tre les industries locales et leurs produits.&lt;br /&gt;
Le Mus&#233;e constitue un conservatoire pr&#233;cieux de souvenirs du pass&#233;. Il ne satisfait pas seulement la curiosit&#233; des visiteurs, il offre aussi mati&#232;re &#224; de nombreuses &#233;tudes pour les historiens, les ethnographes et les arch&#233;ologues&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(Ville de Grenoble &#8211; 1933 - &lt;i&gt;Mus&#233;e Dauphinois. Petit Guide du Visiteur&lt;/i&gt;. Grenoble, Impr. g&#233;n&#233;rale, 1933, p. 16)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8230; et du Mus&#233;e de l'&#233;conomie domestique alpine du Lautaret&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1919, au col du Lautaret, &#224; plus de 2000 m. d'altitude, est inaugur&#233; le &#171; Mus&#233;e de l'&#233;conomie domestique alpine du Lautaret &#187;, conjointement au Jardin Alpin (actuel jardin botanique alpin du Lautaret). &lt;br /&gt;
R&#233;alis&#233; par Hippolyte M&#252;ller, gr&#226;ce au Touring-Club de France, ce mus&#233;e ethnographique pr&#233;sente des reconstitutions d'int&#233;rieurs alpins, pr&#233;textes &#224; l'exposition de meubles et objets de la vie quotidienne des Hautes-Alpes (voir le dossier d'archives sur la cr&#233;ation du Mus&#233;e du Lautaret : fonds M&#252;ller, inventaire : ms 2005.26, cote PER/A3/2 de la biblioth&#232;que du Mus&#233;e dauphinois).&lt;br /&gt;
Le mus&#233;e du Lautaret conna&#238;tra un immense succ&#232;s touristique (plus de 1000 visiteurs en 1922), mais dispara&#238;tra avec son cr&#233;ateur, dans les ann&#233;es 1930.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8230; en passant par la reconstitution d'un village alpin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1925, Hippolyte M&#252;ller participera &#233;galement &#224; la reconstitution d'un village alpin, notamment de maisons paysannes du Haut Queyras, dans le cadre du &#8220;Palais du Tourisme&#8221; qui pr&#233;sente les r&#233;gions fran&#231;aises &#224; l'Exposition internationale de la Houille blanche et du Tourisme de Grenoble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ethnographe militant&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Pendant la Premi&#232;re Guerre mondiale, il fait partie du personnel de l'H&#244;pital de l'Aigle, &#224; Grenoble, comme employ&#233; volontaire aupr&#232;s des convalescents, &#233;tant reconnu de sant&#233; trop fragile pour combattre.&lt;br /&gt;
Durant cette p&#233;riode, il m&#232;nera des actions d'ethnographie &#8220;militante&#8221;, comme le prouvent des documents tapuscrits sign&#233;s de sa main qui figurent dans ses papiers (voir notamment le &#8220;Dossier Queyras&#8221;, fonds M&#252;ller, ms 2005.25, cote PER/A3/2 de la biblioth&#232;que du Mus&#233;e dauphinois).&lt;br /&gt;
Dans ce dossier, figure, entre autres documents, un rapport de cinq pages sign&#233; &#171; Hippolyte M&#252;ller, conservateur du Mus&#233;e Dauphinois &#187;, adress&#233; au Pr&#233;sident du Comit&#233; r&#233;gional des Arts appliqu&#233;s &#8211; Section de Grenoble, en date du 16 novembre 1916.&lt;br /&gt;
Ledit rapport commence en ces termes :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Monsieur le Pr&#233;sident,&lt;br /&gt;
R&#233;pondant aux d&#233;sirs exprim&#233;s dans la circulaire minist&#233;rielle du 16 octobre 1916, j'ai l'honneur de vous apporter ma faible contribution au travail du Comit&#233; que vous dirigez.&lt;br /&gt;
Sans comp&#233;tences particuli&#232;res, les id&#233;es que je prends la libert&#233; de vous exposer, (susceptibles de d&#233;veloppement), sont bas&#233;s surtout sur ce qui a pu &#234;tre recueilli dans nos mus&#233;es, concernant nos industries dauphinoises et nos arts ruraux disparus. Le Mus&#233;e Dauphinois, quoique jeune, pourra donner de visu, de nombreux enseignements sur ce vaste sujet.&lt;br /&gt;
Ce rapport, constitu&#233; h&#226;tivement, n'a pas d'autres pr&#233;tentions, que celle de contribuer modestement &#224; augmenter la source des renseignements susceptibles d'&#234;tre utilis&#233;s par votre Comit&#233;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#252;ller passe ensuite en revue la &#171; Sculpture dite au couteau &#187;et les &#171; Dentelles &#187;, &#171; industries alpines disparues &#187;. La &#171; Bimbeloterie &#187;, pour laquelle il pose la question suivante : &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Pourrait-on cr&#233;er des ateliers villageois pour fabriquer des objets destin&#233;s aux touristes ?&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
Au sujet de la &#171; C&#233;ramique populaire &#187;, il pr&#233;cise :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Le Mus&#233;e Dauphinois poss&#232;de des &#233;chantillons des fabriques c&#233;ramiques en voie d'extinction. Elles &#233;taient nombreuses autrefois dans le Dauphin&#233;. Les grandes usines envoyant leurs produits mieux conditionn&#233;s dans les bourgs &#233;loign&#233;s, gr&#226;ce aux communications meilleures, ont tu&#233; les fabriques locales&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
Sont cit&#233;es &#233;galement les &#171; &lt;i&gt;Tailleries de pierre de bijouterie&lt;/i&gt; &#187; et les &#171; &lt;i&gt;Parfums&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
Et de conclure par :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Il faut agir vite, les conseils g&#233;n&#233;raux, les municipalit&#233;s sollicit&#233;es, donneraient les noms des citoyens d&#233;vou&#233;s qui se chargeraient des &#233;tudes.&lt;br /&gt;
Des circulaires guides imp&#233;ratives, pr&#233;cises, br&#232;ves, la promesse de quelques distinctions honorifiques, un large encouragement &#224; l'initiative et &#224; la cr&#233;ation de coop&#233;ratives communales, feraient surgir des id&#233;es, des actes et des r&#233;sultats&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Figure &#233;galement une lettre tapuscrite d'H. M&#252;ller, de deux pages, dat&#233;e du 13 novembre 1917, et destin&#233; au journal &lt;i&gt;Le Dauphin&#233;&lt;/i&gt;, qui dit en substance :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ent&#234;te : Comit&#233; r&#233;gional des Arts appliqu&#233;s. &#8220;Pour Le Dauphin&#233;&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Au cours des r&#233;unions de ce comit&#233; &#8211; dont le si&#232;ge est &#224; la Pr&#233;fecture de GRENOBLE, sur l'initiative de Mme BORGEY, Professeur de broderie et de dentelle &#224; l'Ecole des Beaux Arts, il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; qu'un effort serait fait, pour essayer d'introduire la fabrication de la dentelle dans nos hauts villages alpins&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le dernier paragraphe conclut l'argumentaire de la mani&#232;re suivante :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Il faut esp&#233;rer qu'&#224; c&#244;t&#233; de la fabrication de la dentelle, nous pourrons bient&#244;t enregistrer &#233;galement d'autres industries employant le bois, les pierres des Alpes, etc., dont l'ensemble en apportant plus de bien-&#234;tre chez nos montagnards, supprimerait &#233;galement certaines causes du d&#233;peuplement de nos campagnes&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suit une &#171; &lt;i&gt;Etude sommaire sur la cr&#233;ation d'une industrie hivernale Alpine&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'enseignant de terrain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Devenu l'un des grands pr&#233;historiens de son temps (il correspondra avec Mortillet, l'abb&#233; Breuil, Ernest Chantre, D&#233;chelette, etc.) Hippolyte M&#252;ller fera des conf&#233;rences et dispensera des cours sur la pr&#233;histoire et les origines de l'homme, d'abord dans les &#233;coles normales de la r&#233;gion puis, &#224; partir de 1921, &#224; la Facult&#233; des Lettres de Grenoble, o&#249; il assure non seulement des cours magistraux, mais aussi des cours du soir, n'h&#233;sitant pas &#224; emmener les &#233;tudiants sur les diff&#233;rents sites pr&#233;historiques d'altitude dont il est l'inventeur !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le retrait&#233; actif&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Hippolyte M&#252;ller prend sa retraite en 1926, non sans avoir re&#231;u la croix de chevalier de la L&#233;gion d'Honneur pour son &#339;uvre scientifique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il quitte Grenoble en 1928 avec sa femme pour s'installer &#224; La Tronche, &#224; quelques kilom&#232;tres de Grenoble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il continuera n&#233;anmoins, jusqu'en 1932, &#224; dispenser des cours &#224; l'Universit&#233; de Grenoble sur les origines du Dauphin&#233;, ainsi que des conf&#233;rences &#224; l'Ecole des Arts industriels de Grenoble, retra&#231;ant l'histoire de l'artisanat depuis la pr&#233;histoire.&lt;br /&gt;
Cette m&#234;me ann&#233;e 1932, la ville de Grenoble lui d&#233;cerne la M&#233;daille des Employ&#233;s municipaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hippolyte M&#252;ller meurt le 23 septembre 1933 et est enterr&#233; dans le cimeti&#232;re de La Tronche, o&#249; il avait d&#233;couvert des sarcophages gallo-romains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici comment le d&#233;crit Victor Piraud, conservateur du Mus&#233;um d'Histoire naturelle de Grenoble, dans la biographie qu'il lui a consacr&#233;e apr&#232;s sa mort :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Il faudrait ne l'avoir jamais vu, &lt;/i&gt;(&#8230;)&lt;i&gt; pour oublier cette stature &#233;lanc&#233;e, ce visage bronz&#233; taill&#233; &#224; coups de hache qu'encadraient de longs cheveux et une barbe &#233;panouie, visage &#233;clair&#233;, illumin&#233; par des yeux pleins de malice, dont le regard scrutateur passait au-dessus de vieillottes lunettes pour examiner et appr&#233;cier en quelques instants une hache de pierre ou un bijou de bronze. Toujours de bonne humeur, il s'exprimait, avec un l&#233;ger accent du terroir grenoblois, dans un langage parfois un peu libre qui n'&#233;tait pas sans finesse ; plein d'entrain, il savait &#234;tre un ami, et, comme tous ceux qui l'ont connu, les Rhodaniens ont eu maintes occasions d'appr&#233;cier ses hautes qualit&#233;s morales.&lt;br /&gt;
Sachant faire profiter de son grand savoir tous ceux qui lui demandaient quelques avis ou quelques conseils, il sut communiquer son enthousiasme&lt;/i&gt; &#224; des chercheurs &#187;.&lt;br /&gt;
(V. Piraud, &lt;i&gt;Bull. de la SDEA&lt;/i&gt;, 1936, p. 134)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ou encore le g&#233;ographe Andr&#233; Allix (1889-1966), dans la n&#233;crologie qu'il &#233;crit pour &lt;i&gt;Les Etudes rhodaniennes&lt;/i&gt; (vol. 9, n&#176; 3-4, 1933, p. 282) :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Ceux qui, comme moi, ont connu d&#232;s l'enfance la joie et le profit de sa fr&#233;quentation, n'oublieront pas de sit&#244;t cette haute et anguleuse silhouette, serr&#233;e en des v&#234;tements de coupe presque militaire ; cette bicyclette de centaure qui fut un des spectacles de Grenoble ; cette barbe &#233;panouie, ce regard &#233;tincelant derri&#232;re de grosses lunettes, et cette ronde voix narquoise, &#233;cho d'une personnalit&#233; bien frapp&#233;e, puissante comme l'Alsace et subtile comme le Dauphin&#233; &lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Lorsque nous consid&#233;rons, depuis le Mus&#233;e dauphinois d'aujourd'hui, l'&#339;uvre d'Hippolyte M&#252;ller, nous sommes &#233;tonn&#233;s de nous sentir si proches de sa conception du patrimoine culturel alpin, et des strat&#233;gies qu'il a initi&#233;es tant au niveau de son &#233;tude interdisciplinaire qu'&#224; celui de sa valorisation. Etonn&#233;s aussi de constater que personne, parmi les contemporains de M&#252;ller, ne peut lui &#234;tre compar&#233;. Par l'&#233;tendue des domaines qu'il couvre, par la qualit&#233; scientifique de sa pens&#233;e, par sa modernit&#233; aussi, compte tenu de la place qu'il accorde &#224; l'histoire et &#224; l'exp&#233;rimentation, et du fait de l'importance et de la coh&#233;rence des collections qu'il a laiss&#233;es, l'&#339;uvre de M&#252;ller n'a pas d'&#233;quivalent. Tout, de la nature et des hommes, l'int&#233;resse, sans a priori, sans cloisonnement d'aucune sorte. Seule une pareille attitude pouvait favoriser l'&#233;mergence d'une v&#233;ritable anthropologie r&#233;gionale&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(Jean-Claude Duclos et Jean-Pascal Jospin, &lt;i&gt;Aux origines de la pr&#233;histoire alpine : Hippolyte M&#252;ller (1865-1933)&lt;/i&gt;, Avant-propos, pp. 13-14).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;SOCIABILITE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;. Acad&#233;mie Delphinale (date de fondation, 1772) : &#233;lu membre le 27 d&#233;cembre 1918&lt;br /&gt;
. Association Amicale du Personnel des Mus&#233;es et Biblioth&#232;ques de la Ville de Grenoble : membre&lt;br /&gt;
. Association Fran&#231;aise pour l'Avancement des Sciences (AFAS, cr&#233;&#233;e en 1872) : membre en 1902&lt;br /&gt;
. Association G&#233;n&#233;rale des Conservateurs de Collections publiques de France&lt;br /&gt;
. Groupement Historique pour l'Histoire du Dauphin&#233; : membre en 1929&lt;br /&gt;
. Loge ma&#231;onnique de l'Alliance &#233;cossaise de Grenoble, &#224; laquelle il adh&#232;re en 1903&lt;br /&gt;
. Rhodania : Association des Pr&#233;historiens, Arch&#233;ologues classiques et Numismates du Bassin du Rh&#244;ne : cofondateur en 1919, avec Charles Cotte, notaire &#224; Pertuis. Il en est pr&#233;sident de 1919 &#224; 1921&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; Amicale et Philanthropique des Hauts-Alpins (Grenoble) : adh&#233;rent le 11 juin 1923&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; Dauphinoise d'Amateurs Photographes (1890-1920)&lt;br /&gt;
. &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article338&quot; class='spip_in'&gt;Soci&#233;t&#233; Dauphinoise d'Ethnologie et d'Anthropologie&lt;/a&gt; (SDEA), qui tient sa 1&#232;re s&#233;ance le 22 janvier 1894 : admis comme membre le 5 mars 1894. Il la dirigera de 1910 &#224; 1933.&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; Dauphinoise d'Etudes Biologiques (le Bio-Club) dont il sera pr&#233;sident en 1921&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; de Statistique de l'Is&#232;re&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; des Alpinistes Dauphinois (fond&#233;e &#224; Grenoble le 12 f&#233;vrier 1892)&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; des Alpinistes Vapinciens (fond&#233;e &#224; Gap en 1879) : membre titulaire en 1883&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; des Collectionneurs Dauphinois&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; des Hauts-Alpins&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; Nationale des Antiquaires de France : correspondant national &#224; Grenoble, le 7 novembre 1906&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; Nationale des Sciences naturelles et Math&#233;matiques de Cherbourg : membre correspondant le 8 d&#233;cembre 1905&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; pour la Protection des Paysages de France (fond&#233;e le 1er juillet 1901) : membre de la Commission d&#233;partementale des sites en 1925&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; Pr&#233;historique Fran&#231;aise (fond&#233;e en1904) : d&#233;l&#233;gu&#233; pour l'Is&#232;re le 25 avril 1908&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; Timbrophile Grenobloise : fondateur en 1894 et &#171; pr&#233;sident honoraire par acclamation et membre &#224; vie, sans cotisation &#187;&lt;br /&gt;
. Touring-Club de France : membre en octobre 1905 du Comit&#233; d&#233;partemental de protection des Sites et Monuments pittoresques&#8221; constitu&#233; par le Touring-Club pour la &#171; d&#233;fense et la mise en valeur des beaut&#233;s naturelles de la France &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;PUBLICATIONS D'HIPPOLYTE M&#220;LLER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;On peut &#233;num&#233;rer environ trois cents cinquante articles de lui ; ce sont de courtes notes, &lt;/i&gt;[&#8230;]. &lt;i&gt;Il n'en a retenu, lui-m&#234;me, que cent quatre-vingts environ, dispos&#233;s en ordre num&#233;rique comme tirages &#224; part. Six d'entre eux seulement d&#233;passent une &#233;tendue de trente pages, et le plus long arrive &#224; cinquante. C'est un ensemble d'environ dix-sept cents pages qui restent comme t&#233;moignage de son activit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. (G. de Manteyer, &#8220;La vie de M. Hippolyte M&#252;ller&#8221;, p. 67). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1156 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/IMG/pdf/Publi_Muller_sauf_archeo.pdf&quot; title='PDF - 17.8 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 17.8 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie d'H. M&#252;ller (sauf arch&#233;ologie)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1157 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/IMG/pdf/Bibliographie_Muller_Archeo.pdf&quot; title='PDF - 1.7 Mo' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 1.7 Mo' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Publications d'H. M&#252;ller en arch&#233;ologie&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;POUR EN SAVOIR PLUS&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Allix, Andr&#233;. &#8220;N&#233;crologie. Hippolyte M&#252;ller&#8221;. &lt;i&gt;Les Etudes rhodaniennes&lt;/i&gt;. Vol. 9, n&#176; 3-4, 1933, pp. 281-282&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Aux origines de la pr&#233;histoire alpine : Hippolyte M&#252;ller (1865-1933)&lt;/i&gt;. Grenoble, Mus&#233;e dauphinois, 2004, 104p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bocquet, A. &#8220;Hippolyte M&#252;ller&#8221;. In &lt;i&gt;Le Vieux Grenoble, ses pierres et son &#226;me&lt;/i&gt; / Ren&#233; Fonvieille. Grenoble, Roissard, volume 2, 1968, pp. 247-249&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bolle, Pierre. &#8220;Hippolyte M&#252;ller vu par F&#233;lix Jourdan&#8221;. &lt;i&gt;Le Monde alpin et rhodanien&lt;/i&gt;, 1er-2e trim., 1983, pp. 115-120&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Duclos, Jean-Claude. &#8220;Hippolyte M&#252;ller et le Mus&#233;e Dauphinois&#8221;. In : &#171; Fondateurs et acteurs de l'ethnographie des Alpes &#187;. &lt;i&gt;Le Monde alpin et rhodanien&lt;/i&gt;, 1er-4e trim., 2003, pp. 91-107&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Duclos, Jean-Claude et Jean-Pascal Jospin. &#8220;Avant-propos&#8221;. In : &lt;i&gt;Aux origines de la pr&#233;histoire alpine : Hippolyte M&#252;ller (1865-1933)&lt;/i&gt;, p. 7-14&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gautier, F. &#8220;Voici dans quelles circonstances j'ai fait la connaissance d'Hippolyte M&#252;ller&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin d'histoire des Amis de la vall&#233;e de la Gresse et des environs&lt;/i&gt;, n&#176; 21, pp. 43-45&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;Liste chronologique des publications d'Hippolyte M&#252;ller&#8221;. Bibliographie &#233;tablie par MM. V. Piraud et A. Vassy, avec renseignements fournis par M. H. Massemy. &lt;i&gt;Bulletin de la SDEA&lt;/i&gt;, t. XXIX, 1936, pp. 136-149&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Manteyer, Georges de. &#8220;La vie de M. Hippolyte M&#252;ller&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'&#233;tudes historiques, scientifiques et litt&#233;raires des Hautes-Alpes&lt;/i&gt;, n&#176; 25, 26, 27, 28, 1938&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Massemy, Laurence et Joisten, Charles. &#8220;Hippolyte M&#252;ller conteur&#8221;. Le Monde Alpin et Rhodanie, n&#176; 3-4, 1973, pp. 113-114&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Piraud, Victor, avec la collaboration de E. Esmonin, R. Latouche, L. L&#233;ger, G. Letonnelier et J. Offner. &#8220;Hippolyte M&#252;ller (1865-1933)&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin de la SDEA&lt;/i&gt;, t. XXIX, 1936, pp. 119-135&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trabucco, Karine. &#8220;Hippolyte M&#252;ller : sa biographie&#8221;. In : &lt;i&gt;Aux origines de la pr&#233;histoire alpine : Hippolyte M&#252;ller (1865-1933)&lt;/i&gt;. Grenoble, Mus&#233;e dauphinois, 2004, p. 19-29. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;LE FONDS HIPPOLYTE M&#220;LLER&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ensemble des archives d'Hippolyte M&#252;ller se trouve au Mus&#233;e Dauphinois qu'il a fond&#233; en 1906.&lt;br /&gt;
Sa fille cadette, Laurence M&#252;ller (1896-1993), &#233;pouse Massemy, fera don au Mus&#233;e en 1978 d'une grande partie de papiers et collections de son p&#232;re. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1155 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/IMG/pdf/Fonds_Muller.pdf&quot; title='PDF - 17.4 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 17.4 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Inventaire partiel du fonds M&#252;ller&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Fiches en relation : &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article338&quot; class='spip_in'&gt;Soci&#233;t&#233; dauphinoise d'ethnologie et d'anthropologie&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article339&quot; class='spip_in'&gt;Bordier, Arthur&lt;/a&gt;, fondateur de la SDEA &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Auteur&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Florence Galli-Dupis &lt;br /&gt;
Ing&#233;nieur d'&#233;tudes CNRS &lt;br /&gt;
Lahic/IIAC (UMR 8177) &lt;br /&gt;
Archivethno France
2010&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jean Charles-Brun (1870-1946) et la F&#233;d&#233;ration r&#233;gionaliste fran&#231;aise</title>
		<link>https://www.garae.fr/new/spip.php?article333</link>
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		<dc:date>2010-09-28T10:01:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>garae1</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Professeur agr&#233;g&#233; de Lettres, f&#233;libre, catholique r&#233;publicain d&#233;fenseur d'un f&#233;d&#233;ralisme inspir&#233; par Proudhon et Mistral, Charles-Brun fut l'inlassable th&#233;oricien et militant du r&#233;gionalisme durant toute la premi&#232;re moiti&#233; du XXe si&#232;cle.&lt;br /&gt;
Homme public, proche des milieux ethnographiques, il sera vice-pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; du Folklore Fran&#231;ais et du Folklore Colonial en 1937, et soutiendra le projet de cr&#233;ation du Mus&#233;e des Arts et Traditions Populaires. A sa mort, sa biblioth&#232;que et l'essentiel de ses papiers y ont &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;s.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique64" rel="directory"&gt;01. Ethnographes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L148xH150/arton333-878c2.jpg&quot; width='148' height='150' style='height:150px;width:148px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pseudonyme&lt;/strong&gt; : Maurice Laurent&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Nom de plume&lt;/strong&gt; : Jean Charles-Brun&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;BIOGRAPHIE&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Charles-Pierre-Jean Brun na&#238;t &#224; Montpellier le 29 d&#233;cembre 1870, dans une famille de la petite bourgeoisie, son p&#232;re est professeur.&lt;br /&gt;
Apr&#232;s une brillante scolarit&#233; dans sa ville natale, il obtient une bourse pour pr&#233;parer l'agr&#233;gation et s'installe &#224; Paris l'&#233;t&#233; 1892 pour suivre les enseignements de la Sorbonne. A 23 ans (en 1893) il sera le plus jeune agr&#233;g&#233; de Lettres. Il assurera des remplacements pour rester &#224; Paris jusqu'en 1906, date &#224; laquelle il se marie et accepte un poste en province. Il enseignera successivement &#224; Saint-Omer (Pas-de-Calais), Marseille (au lyc&#233;e Thiers, entre 1910 et 1912), puis Chartres (Eure-et-Loir), avant d'obtenir sa nomination &#224; Paris, apr&#232;s la Premi&#232;re Guerre mondiale.&lt;br /&gt;
Charles-Brun accomplira toute sa carri&#232;re d'enseignant au lyc&#233;e. Toutefois, &#224; partir de 1901, il donne un cours sur &#8220;l'Action sociale de la litt&#233;rature&#8221; au Coll&#232;ge libre de Sciences sociales (fond&#233; en 1895), et deviendra titulaire de la chaire du m&#234;me nom dans l'entre-deux-guerres.&lt;br /&gt;
Apr&#232;s la Premi&#232;re Guerre, il intervient &#233;galement &#224; l'Institut des hautes &#233;tudes de droit international (Facult&#233; de droit de Paris), avec un cours sur le f&#233;d&#233;ralisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;. &lt;strong&gt;Le po&#232;te&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
Jean Charles-Brun publie les recueils de po&#233;sie suivants : &lt;i&gt;Chants d'Eph&#232;be&lt;/i&gt; (1891), &lt;i&gt;Onyx et pastels&lt;/i&gt; (1896), &lt;i&gt;Les Voyages&lt;/i&gt; (1903).&lt;br /&gt;
Son dernier recueil de vers, &lt;i&gt;Le Chant des vignes&lt;/i&gt;, para&#238;t en 1907, &#171; &lt;i&gt;mettant fin ainsi &#224; une &#339;uvre po&#233;tique assez m&#233;diocre et surtout sans originalit&#233;. Il gardera cependant l'habitude de composer des vers de circonstance lus dans des banquets ou des manifestations culturelles. Il cultive aussi longtemps l'appartenance &#224; des soci&#233;t&#233;s de po&#232;tes et entretient des liens d'amiti&#233; avec beaucoup de po&#232;tes de sa g&#233;n&#233;ration&lt;/i&gt; &#187;. (A.-M. Thiesse, 1991, p. 94).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;. &lt;strong&gt;Le f&#233;libre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
F&#233;libre &#224; 18 ans, Charles-Brun restera, en d&#233;pit de divergences id&#233;ologiques avec le F&#233;librige, un fid&#232;le admirateur de Fr&#233;d&#233;ric Mistral, avec lequel il entretint une correspondance dans sa jeunesse. Charles-Brun aimait &#224; d&#233;clarer :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Si vous allez &#224; Ath&#232;nes, honorez les dieux. Si vous franchissez le seuil du temple r&#233;gionaliste, honorez Fr&#233;d&#233;ric Mistral&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
Il participera ainsi &#224; la c&#233;l&#233;bration du centi&#232;me anniversaire de sa naissance en 1930 et publiera, cette m&#234;me ann&#233;e, &lt;i&gt;Mistral, pr&#233;curseur et proph&#232;te&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;
A 20 ans, Charles-Brun est chancelier du &#171; F&#233;librige latin &#187;, groupe languedocien qui s'oppose &#224; l'h&#233;g&#233;monie proven&#231;ale du F&#233;librige.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;A dire vrai, au moment o&#249; il adh&#232;re &#224; cette association de d&#233;fense et illustration de la langue d'oc, Charles-Brun &#233;crit ses premiers vers&#8230; en fran&#231;ais. S'il lit l'occitan, (&#8230;) s'il d&#233;clare parfois v&#233;n&#233;rer la langue de ses anc&#234;tres, il manifeste tr&#232;s t&#244;t des vis&#233;es nationales. (&#8230;) Le jeune f&#233;libre se soucie moins de r&#233;clamer l'autonomie culturelle r&#233;gionale que de revendiquer la reconnaissance des M&#233;ridionaux sur la sc&#232;ne nationale&lt;/i&gt; &#187;. (Thiesse, 1991, p. 94).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;Mont&#233; &#224; Paris&#8221; en 1892, Jean Charles-Brun fait partie d'un groupe de jeunes M&#233;ridionaux de la capitale, groupe qui deviendra l'&lt;strong&gt;Ecole parisienne du F&#233;librige&lt;/strong&gt; (1892-1896), cr&#233;&#233;e par Charles Maurras et Fr&#233;d&#233;ric Amouretti et rattach&#233;e &#224; la Maintenance du Languedoc, Charles-Brun en est le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral.&lt;br /&gt;
Fin 1896, suite &#224; des d&#233;saccords essentiellement li&#233;s &#224; l'affaire Dreyfus, l'Ecole se scinde en deux composantes : la &lt;strong&gt;Ligue de la Patrie fran&#231;aise&lt;/strong&gt; conduite par Maurras, et la &lt;strong&gt;Ligue occitane&lt;/strong&gt; cr&#233;&#233;e par Charles-Brun.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Ligue occitane (1897-1900) : &#171; &lt;i&gt;L'id&#233;e est de constituer un parti r&#233;gionaliste, qui fasse pendant au parti nationaliste projet&#233; par Barr&#232;s et Maurras. Le terme r&#233;gionalisme, qui permet d'&#233;viter l'emploi de f&#233;d&#233;ralisme, d&#233;sormais trop attach&#233; au nom de Maurras, commence &#224; se r&#233;pandre dans la terminologie politique et culturelle : c'est en 1898 que les Bretons l'utilisent dans le nom de leur nouvelle association, l'Union R&#233;gionaliste Bretonne&lt;/i&gt; &#187;. (Thiesse, 1991, pp. 75-76).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la Ligue occitane succ&#232;de en mars1900 le &lt;strong&gt;Groupe r&#233;gionaliste&lt;/strong&gt; qui deviendra, la m&#234;me ann&#233;e, la &lt;strong&gt;F&#233;d&#233;ration r&#233;gionaliste fran&#231;aise&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#339;uvre f&#233;libr&#233;enne de Charles-Brun est peu importante, mais il n'en garde pas moins des liens, sa vie durant, avec les &#233;crivains de langue d'oc.&lt;br /&gt;
A ce propos, il obtient en 1932 la cr&#233;ation d'un Centre r&#233;gionaliste au sein de la Soci&#233;t&#233; des Gens de Lettres dont il est membre, dans l'objectif de favoriser les relations entre &#233;crivains parisiens et provinciaux.&lt;br /&gt;
Majoral du F&#233;librige, il est nomm&#233; Pr&#233;sident d'honneur des Amis de la Langue d'Oc et sera immortalis&#233; en 1949 par un buste plac&#233; dans le &#8220;Jardin des F&#233;libres&#8221; de Sceaux, la ville de Sceaux ayant &#233;t&#233; &#171; solennellement reconnue et proclam&#233;e cit&#233; f&#233;libr&#233;enne &#187;, le 25 juin 1950, &#171; &#224; l'occasion du cinquantenaire de la F&#233;d&#233;ration r&#233;gionaliste fran&#231;aise fond&#233;e par J. Charles-Brun &#187; (extrait du texte de la st&#232;le comm&#233;morative du parc de Sceaux).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;. &lt;strong&gt;La F&#233;d&#233;ration r&#233;gionaliste fran&#231;aise&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Fond&#233;e en mars 1900, la F&#233;d&#233;ration lance une circulaire pour annoncer la tenue de son premier congr&#232;s et susciter des adh&#233;sions.&lt;br /&gt;
Cet &#8220;Appel de la F&#233;d&#233;ration r&#233;gionaliste fran&#231;aise&#8221;, dat&#233; de 1901, en pr&#233;sente les but et programme comme suit (extraits) :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Le but de cette F&#233;d&#233;ration qui s'&#233;l&#232;ve au-dessus des partis politiques (&#8230;) est : &lt;br /&gt;
1&#176; De mettre en rapport toutes les soci&#233;t&#233;s et toutes les personnalit&#233;s que cette grande cause int&#233;resse ;&lt;br /&gt;
2&#176; Avec leur concours, d'organiser, en province et &#224; Paris, des campagnes de presse et de conf&#233;rences pour la propagande des id&#233;es r&#233;gionalistes et la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts locaux&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant au programme, il se subdivise en trois points &#171; administratif &#187;, &#171; &#233;conomique &#187; et &#171; intellectuel &#187; de la fa&#231;on suivante :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; I &#8211; Au point de vue administratif.&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;1&#176; Division de la France en r&#233;gions homog&#232;nes ;&lt;br /&gt;
2&#176; Cr&#233;ation de centres r&#233;gionaux ;&lt;br /&gt;
3&#176; Gestion des affaires de la commune par la commune, de la r&#233;gion par la r&#233;gion, de la nation par l'Etat ;&lt;br /&gt;
4&#176; Cr&#233;ation d'une juridiction arbitrale charg&#233;e de conna&#238;tre des conflits entre l'individu, la commune, la r&#233;gion et l'Etat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/i&gt;II &#8211; Au point de vue &#233;conomique.&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;1&#176; Libert&#233;s des initiatives communales et r&#233;gionales ;&lt;br /&gt;
2&#176; Conciliation des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques de chaque r&#233;gion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/i&gt;III &#8211; Au point de vue intellectuel.&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;1&#176; Appropriation de l'enseignement, &#224; ses trois degr&#233;s, aux besoins r&#233;gionaux et locaux ;&lt;br /&gt;
2&#176; D&#233;veloppement des &#339;uvres de l'initiative priv&#233;e dans le domaine des lettres, des sciences et des arts&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La circulaire pr&#233;cise en outre que &#171; &lt;i&gt;Pour &#234;tre d&#233;l&#233;gu&#233; de la F.R.F. ou adh&#233;rent &#224; la F.R.F., il suffit d'accepter le programme minimum suivant&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;. &lt;strong&gt;Charles-Brun, &#171; ap&#244;tre du r&#233;gionalisme &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Cr&#233;ateur de la F&#233;d&#233;ration r&#233;gionaliste fran&#231;aise, Jean Charles-Brun en refuse pourtant la pr&#233;sidence (assur&#233;e par Louis-Xavier de Ricard), et lui pr&#233;f&#232;re le titre de secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, puis de d&#233;l&#233;gu&#233; g&#233;n&#233;ral, charge qu'il assumera jusqu'&#224; sa mort. &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Mais c'est lui qui est le v&#233;ritable animateur de la F&#233;d&#233;ration, celui qui d&#233;cide des programmes et qui &#233;labore la th&#233;orie. Jusqu'&#224; sa mort, le 14 octobre 1946, il incarne v&#233;ritablement la FRF. Avec une surprenante et infatigable &#233;nergie, avec une non moins &#233;tonnante abn&#233;gation, il multiplie les conf&#233;rences et les articles pr&#233;sentant l'id&#233;e r&#233;gionaliste. R&#233;p&#233;tant inlassablement les m&#234;mes propos, les m&#234;mes formules, il r&#233;ussit &#224; proposer l'esprit r&#233;gionaliste comme solution &#224; tous les probl&#232;mes &#233;conomiques, sociaux et culturels (&#8230;) Cet homme aimable et fougueux, qui poss&#232;de d'incontestables talents d'orateur, noue d'innombrables relations. (&#8230;) Outre ces relations, parfois assez humbles, Charles-Brun fr&#233;quente des universitaires, des ministres, des &#233;crivains, des femmes du monde (&#8230;) entretient des relations politiques avec des parlementaires influents, radicaux ou conservateurs&lt;/i&gt; &#187;. (Thiesse, 1991, p. 95).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La F&#233;d&#233;ration se dote d&#232;s 1901 d'une feuille d'information, la &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Correspondance R&#233;gionaliste&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, qui deviendra en 1902 une revue &#224; p&#233;riodicit&#233; r&#233;guli&#232;re : &lt;strong&gt;l'&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Action r&#233;gionaliste&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;qui para&#238;tra de 1902 &#224; 1968.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1911 para&#238;t &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le R&#233;gionalisme&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;,&lt;/i&gt; ouvrage dans lequel Charles-Brun expose ses propositions de r&#233;formes dans les domaines administratif, &#233;conomique et social, programme d&#233;clin&#233; en 7 chapitres dont les intitul&#233;s sont les suivants :&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Chapitre I - Critique des exc&#232;s de la centralisation fran&#231;aise&lt;br /&gt;
Chap. II - La l&#233;gislation d&#233;centralisatrice&lt;br /&gt;
Chap. III &#8211; Le &#171; plus grand r&#233;gionalisme &#187;&lt;br /&gt;
Chap. IV &#8211; Caract&#232;res propres du r&#233;gionalisme&lt;br /&gt;
Chap. V &#8211; R&#233;gionalisme administratif&lt;br /&gt;
Chap. VI &#8211; R&#233;gionalisme intellectuel&lt;br /&gt;
Chap. VII &#8211; R&#233;gionalisme &#233;conomique et social&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;. &lt;strong&gt;Le partisan du f&#233;d&#233;ralisme&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Pourtant, Charles-Brun aimait &#224; d&#233;clarer : &#171; Je ne suis pas un r&#233;gionaliste &#187; (Lizop, 1948, p. 30), se consid&#233;rant davantage comme un f&#233;d&#233;raliste tenant ses convictions de Proudhon, Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865), dont il r&#233;&#233;ditera en 1921 &lt;i&gt;Du principe f&#233;d&#233;ratif&lt;/i&gt; (1&#232;re &#233;dition, 1863).&lt;br /&gt;
Charles-Brun est &#233;galement influenc&#233; par Fr&#233;d&#233;ric Mistral (1830-1914), partisan d'une &#171; f&#233;d&#233;ration latine &#187;. Ainsi, en 1930, dans son ouvrage intitul&#233; &lt;i&gt;Mistral, pr&#233;curseur et proph&#232;te&lt;/i&gt; (1930), avoue-t-il que le terme de &#8220;r&#233;gionalisme&#8221; &#171; &lt;i&gt;n'est pas fameux&lt;/i&gt; &#187;, mais qu'il pr&#233;sente l'avantage d'&#234;tre &#171; &lt;i&gt;commode, &#233;tant obscur et pr&#234;tant &#224; des interpr&#233;tations diverses, de la plus sage d&#233;centralisation au f&#233;d&#233;ralisme &lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;Mistral, pr&#233;curseur et po&#232;te&lt;/i&gt;, p. 16).&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;Dans l'&#8220;Avant-propos&#8221; &#224; son ouvrage sur &lt;i&gt;Le R&#233;gionalisme&lt;/i&gt;, il &#233;crivait d&#233;j&#224; :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Mais nous usons provisoirement (2) du mot r&#233;gionalisme&lt;/i&gt; (&#8230;) &#187;, avec en note de bas de page : &#171; (2) &lt;i&gt;R&#233;gionalisme, a-t-on pu dire, est un excellent mot d'attente &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;. &lt;strong&gt;R&#233;gionalisme et folklore&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Charles-Brun consid&#233;rait &#171; &lt;i&gt;qu'on ne peut r&#233;duire le r&#233;gionalisme au folklore&lt;/i&gt; &#187;, ni &#171; &lt;i&gt;r&#233;duire le folklore &#224; des spectacles et des jeux&lt;/i&gt; &#187;. Pour lui, &#171; &lt;i&gt;Le folklore est une science, et qui s'apprend&lt;/i&gt; &#187; (cit&#233; par Georges Rose, 1988, p. 297).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Outre les multiples pr&#233;faces &#233;crites pour des ouvrages de folkloristes, son &#339;uvre ethnographique se r&#233;sume &#224; quelques titres : &lt;i&gt;Int&#233;rieurs rustiques&lt;/i&gt; (1928) ; &lt;i&gt;Costumes des provinces fran&#231;aises&lt;/i&gt; (2 tomes, 1932-1937) ; &lt;i&gt;Chansons du Pass&#233; du XVe si&#232;cle au XVIIIe si&#232;cle&lt;/i&gt; (1944) et &lt;i&gt;Costumes de notre terroir&lt;/i&gt; (1945).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;L'Action r&#233;gionaliste&lt;/i&gt;, revue de la F&#233;d&#233;ration r&#233;gionaliste fran&#231;aise, se fait l'&#233;cho des publications ethnographiques et des mus&#233;es r&#233;gionaux. Sensible aux cultures locales et mus&#233;es de province, aux collectes et collecteurs de folklore, il est membre de la Soci&#233;t&#233; de Folklore fran&#231;ais et deviendra son vice-pr&#233;sident en 1937.&lt;br /&gt;
En 1937, l'Exposition internationale de Paris est plac&#233;e pour la France sous le signe du r&#233;gionalisme : Charles-Brun est le directeur adjoint du &#8220;Centre R&#233;gional&#8221; qui regroupe les pavillons des Provinces de France, repr&#233;sentatifs des diff&#233;rentes cultures r&#233;gionales.&lt;br /&gt;
D'autre part, 1937 est l'ann&#233;e du 1er Congr&#232;s International de Folklore, &#224; Paris. Charles-Brun fait partie du Comit&#233; d'organisation et associe le Congr&#232;s de Folklore au Congr&#232;s de la F&#233;d&#233;ration r&#233;gionaliste.&lt;br /&gt;
La cr&#233;ation du Mus&#233;e des Arts et Traditions Populaires (inaugur&#233; au Palais de Chaillot cette m&#234;me ann&#233;e 37) est d'ailleurs li&#233;e &#224; la F&#233;d&#233;ration r&#233;gionaliste fran&#231;aise qui a toujours soutenu le projet d'un &#171; mus&#233;e national de folklore &#187;. Charles-Brun est ainsi en contacts r&#233;guliers avec Georges-Henri Rivi&#232;re, directeur du mus&#233;e des ATP (qui aurait pr&#233;f&#233;r&#233; l'appellation &#8220;mus&#233;e des Pays de France&#8221;) ; et la F&#233;d&#233;ration disposera de locaux &#224; l'int&#233;rieur dudit mus&#233;e.&lt;br /&gt;
Pour la petite histoire, le Mus&#233;e National des Arts et Traditions Populaires, transport&#233; au bois de Boulogne dans les ann&#233;es 70, pr&#233;sentait une &#171; &#233;vocation-t&#233;moignage &#187; du bureau de Charles-Brun, m&#234;me si selon Anne-Marie Thiesse &#171; &lt;i&gt;la reconstitution de son cabinet de travail sera abrit&#233;e dans la vitrine d'un couloir sombre conduisant au local de la reprographie, inaccessible au public&lt;/i&gt; &#187;. (Thiesse, 2009, p. 260).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;. &lt;strong&gt;Charles-Brun et le r&#233;gime de Vichy&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Le fait que Charles-Brun soit &#171; ce fant&#244;me quasi anonyme &#187; du Mus&#233;e National des Arts et Traditions Populaires s'explique peut-&#234;tre par sa position sous le r&#233;gime de Vichy, auquel il ne s'est jamais oppos&#233;, loin s'en faut.&lt;br /&gt;
Il participe ainsi &#224; l'ouvrage collectif d'esprit vichyste &lt;i&gt;France 1941&lt;/i&gt; (parution 1942), dans lequel on lui commande un chapitre sur le &#8220;R&#233;gionalisme&#8221;. Charles-Brun s'ex&#233;cute et intitule son texte &#8220;La France et ses provinces&#8221;. Mais comme l'explique Anne-Marie Thiesse :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;les r&#233;f&#233;rences &#224; Barr&#232;s et &#224; Le Play, les allusions d'actualit&#233; tirent l'ensemble vers une chaude c&#233;l&#233;bration du p&#233;tainisme. L'auteur se dit enthousiasm&#233; par l'intention de P&#233;tain de &#171; restaurer les provinces de France &#187; : &#171; provinces &#187;, selon la terminologie de la droite maurrassienne et non plus r&#233;gions, terme moins marqu&#233; politiquement et jusque l&#224; utilis&#233; par Charles-Brun dans ce but (&#8230;) La conclusion donne la cl&#233; de cette adh&#233;sion presque inconditionnelle au p&#233;tainisme de la &#171; R&#233;volution nationale &#187; :&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Les r&#233;gionalistes attendaient leur heure (&#8230;) &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;F&#234;t&#233; par le r&#233;gime, Charles-Brun a accept&#233; d'y voir la mise en &#339;uvre de sa doctrine. (&#8230;) Comme beaucoup d'autres, impliqu&#233;s dans le r&#233;gionalisme ou le folklore, il profite du soutien apport&#233; par le gouvernement &#224; ses centres d'int&#233;r&#234;t avec des complaisances qui ne vont pas jusqu'&#224; l'engagement v&#233;ritable &#187;&lt;/i&gt;. (Thiesse, 1991, p. 97-98)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, aveugl&#233; par la d&#233;fense de sa cause r&#233;gionaliste, il accepte d'&#234;tre membre du Conseil national de Vichy, ainsi que conseiller technique du Comit&#233; national de Folklore (avec Georges-Henri Rivi&#232;re). En 1944, il publie dans la s&#233;rie des &#8220;Cahiers politiques de Vichy&#8221; un opuscule sur &lt;i&gt;Le R&#233;gionalisme&lt;/i&gt;, dans lequel il loue les &#171; &lt;i&gt;deux grandes forces qui avaient faibli, qu'il faut restaurer, dont le Mar&#233;chal P&#233;tain a dit, &#224; maintes reprises, l'int&#233;r&#234;t passionn&#233; qu'il leur portait : la paysannerie et l'artisanat&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois, &#171; &lt;i&gt;Les d&#233;sillusions ne tarderont pas &#224; venir et Charles-Brun animera au lendemain de la guerre une conf&#233;rence devant la Ligue r&#233;publicaine nationale sur &#171; La faillite de Vichy en mati&#232;re de r&#233;gionalisme &#187;, qui sonne comme le cruel d&#233;saveu de son attitude durant l'Occupation&lt;/i&gt; &#187; (Guieu, 2003, p. 32).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1946, ann&#233;e de sa mort, l'Acad&#233;mie des Sciences morales et politiques lui d&#233;cerne un prix destin&#233; &#224; r&#233;compenser le repr&#233;sentant de la F&#233;d&#233;ration r&#233;gionaliste fran&#231;aise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour en savoir plus...&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
CLOZIER, Ren&#233;. &#8220;Nos dimanches chez Charles-Brun&#8221;. &lt;i&gt;Cahiers de L'Action r&#233;gionaliste&lt;/i&gt;, 1948&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;En m&#233;moire de Jean Charles-Brun, 1870-1946&lt;/i&gt;. Recueil de communications pr&#233;sent&#233;es lors de la rencontre historique et litt&#233;raire organis&#233;e &#224; Sceaux le 14 juin 1997. Paris, Soci&#233;t&#233; des f&#233;libres de Paris / Sceaux, Association des m&#233;ridionaux de Sceaux, 1998, 50p. (Collection des Amis de langue d'oc)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;FLORY, Thi&#233;baut. &lt;i&gt;Le Mouvement r&#233;gionaliste fran&#231;ais : sources et d&#233;veloppements&lt;/i&gt;. Paris, PUF, 1966&lt;/p&gt; &lt;p&gt;GIOCANTI, St&#233;phane. &#8220;Chronologie comment&#233;e et document&#233;e de Jean Charles-Brun&#8221;. In : &lt;i&gt;En m&#233;moire de Jean Charles-Brun, 1870-1946&lt;/i&gt;. Paris, Soci&#233;t&#233; des f&#233;libres de Paris / Sceaux, Association des m&#233;ridionaux de Sceaux, 1998.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;GUIEU, Jean-Michel. &#8220;R&#233;gionalisme et id&#233;e europ&#233;enne dans la premi&#232;re moiti&#233; du XXe si&#232;cle : le cas de Jean Charles-Brun (1870-1946)&#8221;. In Marie-Th&#233;r&#232;se Bitsch (dir.) &lt;i&gt;Le Fait r&#233;gional et la construction europ&#233;enne&lt;/i&gt;. Bruxelles, Bruylant, 2003, pp. 31-44&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;Hommage &#224; Charles-Brun (1870-1946)&#8221;. &lt;i&gt;Cahier de l'Action r&#233;gionaliste&lt;/i&gt;, num&#233;ro sp&#233;cial, mai 1948&lt;/p&gt; &lt;p&gt;LIZOP, Edouard. &#8220;Introduction &#224; la pens&#233;e de Charles-Brun&#8221;. Revue &lt;i&gt;Politique&lt;/i&gt;, 1967, n&#176; 37-40, p. 106.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;LIZOP, Edouard. &#8220;La pens&#233;e politique de Charles-Brun&#8221;. In : &#8220;Hommage &#224; Charles-Brun (1870-1946)&#8221;. &lt;i&gt;Cahier de l'Action r&#233;gionaliste&lt;/i&gt;, num&#233;ro sp&#233;cial, mai 1948&lt;/p&gt; &lt;p&gt;MARTEL, Philippe. &#8220;Montpellier-Paris : les d&#233;buts f&#233;libr&#233;ens de Jean Charles-Brun&#8221;. In : &lt;i&gt;En m&#233;moire de Jean Charles-Brun, 1870-1946&lt;/i&gt;. Paris, Soci&#233;t&#233; des f&#233;libres de Paris / Sceaux, Association des m&#233;ridionaux de Sceaux, 1998.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;MEYER, Mireille. &#8220;A propos de Jean Charles-Brun et du r&#233;gionalisme&#8221;. In : &lt;i&gt;Le R&#233;gionalisme&lt;/i&gt; / Jean Charles-Brun. Edit&#233; et pr&#233;sent&#233; par Mireille Meyer, avec la collaboration de Julian Wright. Paris, Editions du CTHS, 2004, pp. 7-44&lt;/p&gt; &lt;p&gt;THIESSE, Anne-Marie. &lt;i&gt;Ecrire la France&lt;/i&gt;. Le mouvement litt&#233;raire r&#233;gionaliste de langue fran&#231;aise entre la BelleEpoque et la Lib&#233;ration. Paris, PUF, 1991, 314p. (Ethnologies). [&#8220;Biographie de Charles-Brun&#8221;, pp. 94-98]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;THIESSE, Anne-Marie. &#8220;L'invention du r&#233;gionalisme &#224; la Belle Epoque&#8221;. &lt;i&gt;Le Mouvement social&lt;/i&gt;, n&#176; 160, juillet-septembre 1992&lt;/p&gt; &lt;p&gt;THIESSE, Anne-Marie. &#8220;Le r&#233;gionalisme de Jean Charles-Brun&#8221;. In : &lt;i&gt;En m&#233;moire de Jean Charles-Brun, 1870-1946&lt;/i&gt;. Paris, Soci&#233;t&#233; des f&#233;libres de Paris / Sceaux, Association des m&#233;ridionaux de Sceaux, 1998&lt;/p&gt; &lt;p&gt;THIESSE, Anne-Marie. &#8220;Jean Charles-Brun et les origines r&#233;gionalistes du mus&#233;e des Arts et Traditions populaires&#8221;. In : &lt;i&gt;Du folklore &#224; l'ethnologie &lt;/i&gt;/ sous la dir. de J. Christophe, D.-M. Bo&#235;ll, R. Meyran. Paris, MSH, 2009, pp. 255-261&lt;/p&gt; &lt;p&gt;VARINARD DES COTES, P. &#8220;Charles-Brun&#8221;. &lt;i&gt;Revue verte&lt;/i&gt;, juillet 1914&lt;/p&gt; &lt;p&gt;VIGIER, Philippe. &#8220;R&#233;gions et r&#233;gionalisme en France au XIXe si&#232;cle&#8221;. In : Gras, C. et Livet, G. &lt;i&gt;R&#233;gions et r&#233;gionalisme en France du XVIIIe si&#232;cle &#224; nos jours&lt;/i&gt;. Paris, PUF, 1977&lt;/p&gt; &lt;p&gt;WRIGHT, Julian. &lt;i&gt;The Regionalist Movement in France 1890-1914 : Jean Charles-Brun and French Political Thought&lt;/i&gt;. Oxford University Press, 2003, 286p. (Oxford historical Monographs)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;WRIGHT, Julian. &#8220;Charles-Brun et l'id&#233;e du r&#233;gionalisme : r&#233;alisme et conciliation&#8221;. In : &lt;i&gt;Le R&#233;gionalisme&lt;/i&gt; / Jean Charles-Brun. Edit&#233; et pr&#233;sent&#233; par Mireille Meyer, avec la collaboration de Julian Wright. Paris, Editions du CTHS, 2004, pp. 45-60&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;BIBLIOGRAPHIE DE CHARLES-BRUN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Liste non exhaustive de ses publications (po&#232;mes, articles, ouvrages)&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1149 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/IMG/pdf/Biblio_Charles-Brun.pdf&quot; title='PDF - 14.7 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 14.7 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LES ARCHIVES DE JEAN CHARLES-BRUN&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_1147 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/IMG/pdf/Archives_Charles-Brun.pdf&quot; title='PDF - 13.5 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 13.5 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Auteur &lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Florence Galli-Dupis&lt;br /&gt;
Ing&#233;nieur CNRS &lt;br /&gt;
IIAC, &#233;quipe Lahic - UMR 8177 CNRS-EHESS&lt;br /&gt;
2011&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Camille de Mensignac (1850-1926) et ses &quot;Recherches ethnographiques sur la salive et le crachat&quot; (1889-1891)</title>
		<link>https://www.garae.fr/new/spip.php?article325</link>
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		<dc:date>2010-02-03T15:41:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>garae1</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Arch&#233;ologue, conservateur des mus&#233;es de Bordeaux, il est l'auteur d'une &quot;Notice sur plusieurs coutumes, usages, pr&#233;jug&#233;s, croyances, superstitions, m&#233;dailles, pri&#232;res, rem&#232;des, dictons, proverbes, devinettes et chanson populaires du d&#233;partement de la gironde&quot; et de &quot;Recherches ethnographiques sur la salive et le crachat&quot;.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique64" rel="directory"&gt;01. Ethnographes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L130xH150/arton325-6fefc.jpg&quot; width='130' height='150' style='height:150px;width:130px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;BIOGRAPHIE&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
On sait peu de choses sur Camille de Mensignac, mise &#224; part qu'il est n&#233; et mort &#224; Bordeaux (17 mars 1850-22 janvier 1926), qu'il &#233;tait arch&#233;ologue, membre de la Commission des Monuments historiques de la Gironde, et conservateur du Mus&#233;e pr&#233;historique, du Mus&#233;e des Antiques et du Mus&#233;e d'Armes de Bordeaux...&lt;br /&gt;
La notice n&#233;crologique que lui consacre en 1926 Alexandre Nicola&#239;, pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; d'Arch&#233;ologie de Bordeaux, ne nous en apprend gu&#232;re plus, si ce n'est que, nourrissant une v&#233;ritable passion pour l'arch&#233;ologie, il abandonna sa premi&#232;re profession [&#8220;Administrateur de la Caisse d'Epargne&#8221;] &#171; &lt;i&gt;pour se livrer tout entier &#224; l'&#233;tude de l'histoire et des monuments de la ville de Bordeaux&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
Mais laissons poursuivre l'auteur de cet unique hommage posthume retrouv&#233; :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;A la faveur des grands travaux de voirie entrepris &#224; cette &#233;poque, &lt;/i&gt;(&#8230;)&lt;i&gt; on affouilla profond&#233;ment le sol &lt;/i&gt;(&#8230;) &lt;i&gt;on s'accoutuma aux incessantes visites, au contr&#244;le de tous les instants de ce nouvel inspecteur improvis&#233; en chapeau haut de forme, en cravate blanche, en redingote noire, cette l&#233;gendaire redingote qu'il ne quitta pas un jour de sa vie, et cette s&#233;v&#232;re tenue ne l'emp&#234;chait pas de descendre dans les tranch&#233;es &lt;/i&gt;(&#8230;)&lt;i&gt;. Rien n'&#233;chappait &#224; son investigation ; combien de st&#232;les fun&#233;raires inscrites, combien de cippes, combien d'autels, combien de sculptures ne lui doit-on pas non seulement d'avoir d&#233;chiffr&#233;s mais surtout d'avoir sauv&#233;s.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Et le tout allait enrichir un Mus&#233;e municipal des Antiques &lt;/i&gt;(&#8230;)&lt;i&gt;.&lt;br /&gt;
Camille de Mensignac &#224; la faveur d'un nombre &#233;norme de sondages avait reconstitu&#233; (&#8230;) le trac&#233; de l'enceinte gallo-romaine et ainsi que l'emplacement de la ville romaine de Burdigala du Ier au IIIe si&#232;cle &lt;/i&gt;(&#8230;)&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
Au fur et &#224; mesure que se tarissaient les sources gallo-romaines, Mensignac dut s'adonner &#224; d'autres sujets d'&#233;tudes et il se rejeta sur la Moyen-&#226;ge, et la Renaissance entre temps aussi il s'int&#233;ressa au folk-lore girondin.&lt;br /&gt;
Nous f&#251;mes particuli&#232;rement heureux d'obtenir du Minist&#232;re de l'Instruction publique pour Camille de Mensignac, la rosette d'officier de l'Instruction publique &#224; l'occasion de la c&#233;l&#233;bration de notre Cinquantenaire &lt;/i&gt;(&#8230;)&lt;i&gt;.&lt;br /&gt;
Avec Camille de Mensignac qui fut pendant pr&#232;s de 42 ans le conservateur du mus&#233;e arch&#233;ologique de notre ville dispara&#238;t une physionomie bien bordelaise. En lui, l'Arch&#233;ologie perd un savant, notre Soci&#233;t&#233; un de ces collaborateurs les plus f&#233;conds, chacun de nous un coll&#232;gue des plus aimables, beaucoup un ami de vieille date &lt;/i&gt;(&#8230;) &#187;.&lt;br /&gt;
(&lt;i&gt;Bulletin et M&#233;moires de la Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux&lt;/i&gt;, tome XLIII, 3e-4e trimestres 1926, Bordeaux, Imprimerie Bi&#232;re, 1929, p. 2-4).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;SOCIABILITE&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Camille de Mensignac contribua principalement aux travaux des deux soci&#233;t&#233;s savantes suivantes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;. La &lt;strong&gt;Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux &lt;/strong&gt;(cr&#233;&#233;e en 1873) dont il devient membre en 1875 et durant 54 ans. Il y est &#233;lu secr&#233;taire adjoint d&#232;s 1878, puis secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de 1879 &#224; 1885, vice-pr&#233;sident en 1892, et enfin pr&#233;sident en 1894, poste qu'il occupera encore par quatre fois, en respect des dur&#233;es de mandats fix&#233;es par les statuts de ladite soci&#233;t&#233;.&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
. La &lt;strong&gt;Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie de Bordeaux et du Sud-Ouest&lt;/strong&gt; (fond&#233;e en 1884). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L'ARCHEOLOGUE&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Camille de Mensignac communiqua et publia beaucoup sur les d&#233;couvertes arch&#233;ologiques mises au jour &#171; &#224; la faveur des grands travaux de voirie entrepris &#224; cette &#233;poque &#187; o&#249; &#171; on &#233;ventra des quartiers entiers priv&#233;s d'air et de lumi&#232;re &#187;, et &#171; on per&#231;a ces grandes et belles art&#232;res &#187;, selon les codes haussmanniens qui gagnent alors les villes de province.&lt;br /&gt;
Mensignac est en effet membre de la Commission d&#233;partementale des Monuments historiques et des Travaux publics, une des premi&#232;res commissions d&#233;partementales (elle est cr&#233;&#233;e en 1839, deux ans apr&#232;s l'institution parisienne du Comit&#233; des Arts et Monuments et de la Commission des Monuments historiques).&lt;br /&gt;
Donc Mensignac, &#8220;arch&#233;ologue&#8221; au sein de cette commission, est appel&#233; en tant que tel &#224; l'occasion de chaque trouvaille arch&#233;ologique bordelaise ou r&#233;gionale.&lt;br /&gt;
C'est un arch&#233;ologue au sens &#233;tymologique du terme et il fera b&#233;n&#233;ficier la Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux de ses nombreuses &#233;tudes comme, entre autres, la &#8220;Description d'un lot de monnaies romaines d&#233;couvert dans le d&#233;partement de la Gironde&#8221; ; &#8220;Le dieu tric&#233;phale de la commune de Condat (Dordogne)&#8221; ; &#8220;Importante d&#233;couverte arch&#233;ologique 2 et 4 rue du Pont de la Monsque &#224; Bordeaux&#8221; ; &#8220;Notes sur l'aqueduc gallo-romain de la place Sainte-Eulalie de Bordeaux&#8221; ; &#8220;Note sur le Jupiter gaulois &#224; la roue d&#233;couvert &#224; Bordeaux&#8221; ; &#8220;Notice sur le cimeti&#232;re gallo-romain du cours Pasteur &#224; Bordeaux&#8221;, etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L'&#338;UVRE ETHNOGRAPHIQUE&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Au niveau anthropologique, Camille de Mensignac se situe d'un point de vue &#233;volutionniste du c&#244;t&#233; de la qu&#234;te des survivances pr&#233;historiques, qu'elles soient historiques ou exotiques. Mensignac est en effet contemporain de l'arch&#233;ologue pr&#233;historien Emile Cartailhac (1845-1921), auteur notamment de &lt;i&gt;L'Age de pierre dans les souvenirs et superstitions populaires&lt;/i&gt; (Paris, C. Reinwald, 1878). Il cherche donc &#224; retrouver les traces, vestiges, survivances des premiers hommes, que ce soit dans les objets exotiques des &#171; sauvages actuels &#187;, ou dans les objets et traditions populaires des &#8220;primitifs de l'int&#233;rieur&#8221;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comparatisme exotique&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Ainsi, lorsque Camille de Mensignac, alors &#171; conservateur du Mus&#233;e pr&#233;historique et ethnographique de Bordeaux &#187; pr&#233;sente devant la Soci&#233;t&#233; d'anthropologie de Bordeaux &#171; un certain nombre d'objets africains, tels que : &#171; haches, sabres, pointes de sagaies &#187;, il d&#233;clare :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Ces sp&#233;cimens sont l'&#339;uvre des Pahouins, peuplade qui habite le Haut Og&#244;ou&#233; (Afrique occidentale).&lt;br /&gt;
Les manifestations de l'art parmi les diff&#233;rents peuples offrent un int&#233;r&#234;t consid&#233;rable. Il est curieux et instructif de suivre les &#233;volutions du travail du m&#233;tal &#224; travers les &#226;ges et de comparer l'industrie des sauvages actuels avec celles des peuples depuis longtemps disparus.&lt;br /&gt;
L'analogie de ces armes avec celles de l'&#233;poque halstatienne nous a frapp&#233;, et il nous a sembl&#233; qu'une &#233;tude comparative aurait de l'attrait&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(&lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie de Bordeaux et du Sud-Ouest&lt;/i&gt;, tome IV, 1887, p. 51-52)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comparatisme historique&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
D'autre part, en prologue &#224; l'article intitul&#233; &#8220;Us, coutumes et jeux du Bordeaux d'autrefois&#8221;, Camille de Mensignac &#233;crit :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Il est utile, croyons-nous, de publier tout ce qui concerne les anciens usages, rites, croyances et traditions ; on peut en tirer de pr&#233;cieuses indications sur les moindres d&#233;tails de la vie publique et priv&#233;e au Moyen-&#226;ge et aux temps modernes ; c'est une source de renseignements pour l'arch&#233;ologie et l'histoire locale&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(&lt;i&gt;Bull. Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux&lt;/i&gt;, tome XLI, 1924, p. 9).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8220;Faire de l'anthropologie nationale&#8221;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Membre de la Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie de Bordeaux, Mensignac n'h&#233;site pas &#224; lui soumettre ses collectes &#171; &lt;i&gt;sur quelques coutumes, usages, superstitions, rem&#232;des, dictons, proverbes, devinettes, chansons et berceuses populaires qui existent actuellement dans le d&#233;partement de la Gironde, car, &lt;/i&gt; &#187; estime-t-il, &#171; &lt;i&gt;en publiant dans nos actes les traditions et superstitions populaires, nous faisons de l'anthropologie nationale&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(&#8220;Introduction&#8221;, &lt;i&gt;Notice sur plusieurs coutumes, usages, pr&#233;jug&#233;s, croyances&lt;/i&gt;&#8230;, p. 111).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La tradition populaire, fossile immat&#233;riel ?&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Enfin, lorsqu'il publie ses &lt;i&gt;Recherches ethnographiques sur la salive et le crachat&lt;/i&gt;&#8230;, l'introduction en est tout aussi &#233;loquente quant &#224; la question des survivances :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Les superstitions et croyances populaires offrent pour l'histoire de l'homme une mine pr&#233;cieuse d'informations ; rien ne refl&#232;te mieux qu'elles le caract&#232;re intime des races o&#249; elles ont pris naissance et des g&#233;n&#233;rations qui se les ont transmises.&lt;br /&gt;
Le surnaturel et le merveilleux, apanage de l'homme civilis&#233; aussi bien que de l'homme sauvage, r&#233;sistent aux enseignements de l'exp&#233;rimentation, et la science, malgr&#233; ses progr&#232;s, n'a pu parvenir encore &#224; d&#233;raciner les superstitions qui ont berc&#233; notre enfance.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui encore, en France, en Europe, et nous pouvons ajouter dans tout le monde, il n'y a pas de ville, de bourg, de commune ou de village o&#249; l'on ne trouve des vestiges plus ou moins vivaces des superstitions d'un autre &#226;ge. L'homme meurt, les g&#233;n&#233;rations passent, les soci&#233;t&#233;s disparaissent et superstitions restent et se perp&#233;tuent de p&#232;re en fils, &#224; peine modifi&#233;es dans la succession des si&#232;cles.&lt;br /&gt;
Celles que nous publions aujourd'hui datent de la plus haute antiquit&#233; et ont jou&#233; un r&#244;le important dans le vaste champ de la cr&#233;dulit&#233; humaine (&#8230;).&lt;br /&gt;
Cette notice qui est loin d'&#234;tre compl&#232;te (&#8230;) prouve cependant d'une mani&#232;re &#233;vidente que les croyances, coutumes, superstitions et pr&#233;jug&#233;s relatifs &#224; la salive et au crachat, sont encore aussi vivaces dans l'esprit de nos populations actuelles qu'ils l'&#233;taient anciennement chez les Grecs, les Romains et autres peuples de l'antiquit&#233; pa&#239;enne&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(&lt;i&gt;Bulletins de la Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie de Bordeaux et du Sud-Ouest&lt;/i&gt;, tome VI, 1890, p. 3-5). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;INFLUENCES ET MOTIVATIONS&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Coutumes, usages et chansons populaires de la Gironde&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
On sait que c'est au pr&#233;historien &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article322&quot; class='spip_in'&gt;Fran&#231;ois Daleau&lt;/a&gt; (1845-1927) que revient l'initiative de la collecte des mat&#233;riaux que Mensignac publie dans la &#8220;&lt;i&gt;Notice sur plusieurs coutumes, usages, pr&#233;jug&#233;s, croyances, superstitions, m&#233;dailles, pri&#232;res, rem&#232;des, dictons, proverbes, devinettes et chansons populaires&lt;/i&gt;&#8221; (&#171; notice &#187; qui compte plus de 230 pages !).&lt;br /&gt;
En effet, le proc&#232;s-verbal de la s&#233;ance du 10 f&#233;vrier 1884 de la Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux fait &#233;tat du projet d'&#233;tude de Fran&#231;ois Daleau, et mentionne la proposition de Camille de Mensignac &#224; son endroit.&lt;br /&gt;
Ainsi y est-il consign&#233; que :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;M. Daleau fait part &#224; la Soci&#233;t&#233; d'un projet qu'il a de r&#233;unir les devinettes, dictons, proverbes et l&#233;gendes r&#233;pandus dans le d&#233;partement de la Gironde, comme cela a &#233;t&#233; fait pour d'autres d&#233;partements.&lt;br /&gt;
Voulant donner &#224; cette &#233;tude tout le d&#233;veloppement qu'elle comporte, notre honorable coll&#232;gue demande si quelques membres de la Soci&#233;t&#233; ne voudraient pas l'aider en lui donnant les renseignements qu'ils conna&#238;traient ou qu'ils pourraient recueillir sur ces diverses questions ; pour cela il mettrait &#224; leur disposition un questionnaire pr&#233;par&#233; &#224; cet effet&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suit :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;M. de Mensignac propose que le questionnaire de M. Daleau soit imprim&#233; par les soins de la Soci&#233;t&#233;, et qu'un exemplaire soit envoy&#233; &#224; chacun des membres. On pourrait aussi en adresser &#224; MM. les cur&#233;s, les instituteurs et autres personnes susceptibles par leur situation de fournir des renseignements&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cette entreprise, il semble d'ailleurs que Camille de Mensignac fut plus rapide que le ma&#238;tre d'&#339;uvre dudit projet, puisque Fran&#231;ois Daleau &#233;nonce (ou d&#233;plore ?), dans un courrier dat&#233; du 25 novembre 1888 : &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Un de mes confr&#232;res de la m&#234;me soci&#233;t&#233;, M. de Mensignac, sachant que je pr&#233;parais ces dites notes, a pris les devants et a remis, avant moi, une notice sur les croyances, coutumes et usages qui vient de para&#238;tre dans le dernier bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie de Bordeaux&lt;/i&gt; [de 1888] &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois Daleau publiera ses &#8220;Notes pour servir &#224; l'&#233;tude des traditions, croyances et superstitions de la Gironde&#8221; dans les pages du m&#234;me bulletin, en janvier 1889.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La salive et le crachat&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Enfin, pour ses &#8220;Recherches ethnographiques sur la salive et le crachat&#8230;&#8221;, il en r&#233;v&#232;le l'origine dans l'introduction m&#234;me de cette &#233;tude comme suit :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Il y a deux ans environ qu'en feuilletant le journal &lt;/i&gt;l'Homme&lt;i&gt;, ann&#233;e 1884, nous f&#251;mes vivement int&#233;ress&#233; par la lecture d'un modeste travail de m. Paul S&#233;billot sur &lt;/i&gt;le Crachat et la Salive dans les Superstitions et les Croyances populaires [&lt;i&gt;L'Homme&lt;/i&gt;, 1884, p. 584-595].&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;C'est la lecture de cet opuscule qui nous sugg&#233;ra alors l'id&#233;e de d&#233;tacher des nombreuses notes que nous recueillions depuis plusieurs ann&#233;es, sur les croyances, coutumes, superstitions, pr&#233;jug&#233;s, etc., relatifs au corps humain et sur les rem&#232;des populaires dans lesquels entrent, comme agents th&#233;rapeutiques, la salive, le c&#233;rumen, l'urine, la fiente, la crasse, etc., celles relatives &#224;&lt;/i&gt; la salive et au crachat &lt;i&gt;et d'en former un article sp&#233;cial&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et de conclure :&lt;br /&gt;
&#171; (&#8230;) &lt;i&gt;nous devons particuli&#232;rement remercier ici notre honor&#233; ma&#238;tre, M. Paul S&#233;billot, chef du Cabinet et directeur du personnel au Minist&#232;re des Travaux Publics, qui, dans une charmante lettre &#224; nous adress&#233;e le15 octobre dernier, en r&#233;ponse &#224; la n&#244;tre, nous accorde l'autorisation de prendre dans son article sur le crachat et la salive&lt;/i&gt; ce qui nous conviendra &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suit, en bas de page, la reproduction de la lettre de S&#233;billot :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paris, le 15 octobre 1891&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;MONSIEUR ET CHER CONFRERE,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous accorde bien volontiers l'autorisation de prendre ce qui vous conviendra dans mon article sur &lt;/i&gt;le Crachat et la Salive&lt;i&gt;. J'ai recueilli depuis un assez grand nombre de faits, qui figureront dans un livre que je pr&#233;pare sur &lt;/i&gt;l'Anatomie superstitieuse&lt;i&gt;, et qui serait termin&#233; depuis longtemps sans les lourdes fonctions administratives dont je suis charg&#233; depuis trois ans. Je serai tr&#232;s heureux, &#224; mon tour, de vous citer, et d&#232;s l'apparition de votre livre, d'en rendre compte dans la&lt;/i&gt; Revue des Traditions populaires.&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Veuillez agr&#233;er l'assurance de mes sentiments tr&#232;s distingu&#233;s.&lt;br /&gt;
SEBILLOT &lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;BIBLIOGRAPHIE&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Publication des travaux ethnographiques de Mensignac&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;1886-1887&lt;/strong&gt;. &#8220;Notice sur plusieurs coutumes, usages, pr&#233;jug&#233;s, croyances, superstitions, m&#233;dailles, pri&#232;res, rem&#232;des, dictons, proverbes, devinettes et chansons populaires du d&#233;partement de la Gironde&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie de Bordeaux et du Sud-Ouest&lt;/i&gt;, tomes III et IV, Bordeaux, Imprimerie A. Bellier, 1888-1889, p. 111-343.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;1889-1890-1891&lt;/strong&gt;. &#8220;Recherches ethnographiques sur la salive et le crachat. Croyances, coutumes, superstitions, pr&#233;jug&#233;s, usages et rem&#232;des populaires&#8221;. &lt;i&gt;Bulletins de la Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie de Bordeaux et du Sud-Ouest&lt;/i&gt;, tome VI, p. 71-182.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;1892&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Recherches ethnographiques sur la salive et le crachat. Croyances, coutumes, superstitions, pr&#233;jug&#233;s, usages et rem&#232;des populaires&lt;/i&gt;, Bordeaux, Imprimerie A. Bellier, 115p. (Extrait des &lt;i&gt;Bulletins de la Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie de Bordeaux et du Sud-Ouest&lt;/i&gt;, tome VI, 1890).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;1925&lt;/strong&gt;. &#8220;Us, coutumes et jeux du Bordeaux d'autrefois&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin et M&#233;moires de la Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux&lt;/i&gt;, tome XLI, 3e trimestre 1924, Bordeaux, Imprimerie Bi&#232;re, 1925, p. 9-36.&lt;br /&gt;
Article divis&#233; en trois parties respectivement intitul&#233;es :&lt;br /&gt;
. I - Inhumation des corps d'enfants nouveau-n&#233;s dans des tuiles fa&#238;ti&#232;res (ancien usage bordelais et landais) &lt;br /&gt;
. II &#8211; Coutume du ch&#244;mage partiel du samedi dans certains m&#233;tiers &#224; Bordeaux et dans plusieurs paroisses du Bordelais d'autrefois [&#8230;]&lt;br /&gt;
. III &#8211; Notice sur l'emploi des pointes de fl&#232;ches et haches en silex de l'&#233;poque pr&#233;historique comme amulettes pr&#233;servatrices de la foudre, de l'incendie, des attaques d'apoplexie, des morsures de serpent, et pour pr&#233;server &#233;galement les porcs de certaines maladies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;&#233;ditions posthumes de l'&#339;uvre ethnographique de Mensignac&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;1977&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Coutumes, usages et chansons populaires de la Gironde &lt;/i&gt;[titre de la couverture]. Marseille, Laffitte Reprints. (Reproduction en fac-simil&#233; de l'&#233;dition de Bordeaux de 1886-1887).&lt;br /&gt;
La page de garde reprend le titre original de la premi&#232;re &#233;dition : &#8220;Notice sur plusieurs coutumes, usages, pr&#233;jug&#233;s, croyances, superstitions, m&#233;dailles, pri&#232;res, rem&#232;des, dictons, proverbes, devinettes et chansons populaires du d&#233;partement de la Gironde&#8221;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A noter que cette r&#233;impression s'accompagne du questionnaire &#233;labor&#233; par Fran&#231;ois Daleau en 1884 : &#171; Questionnaire pour recueillir les coutumes, les croyances, les dictons, les l&#233;gendes, les formulettes, les rem&#232;des populaires, les superstitions et les usages existant encore &#224; la campagne ou &#224; la ville &#187; ; ainsi que des &#8220;Notes pour servir &#224; l'&#233;tude des Traditions, croyances et superstitions de la Gironde, du m&#234;me auteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;1994&lt;/strong&gt;. R&#233;&#233;dition de &lt;i&gt;Coutumes, usages et chansons populaires de la Gironde&lt;/i&gt;. Marseille, Laffitte Reprints. (Reproduction en fac-simil&#233; de l'&#233;dition de Bordeaux de 1886-1887).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2005&lt;/strong&gt;. R&#233;impression de &lt;i&gt;Recherches ethnographiques sur la salive et le crachat. Croyances, coutumes, superstitions, pr&#233;jug&#233;s, usages et rem&#232;des populaires&lt;/i&gt;. N&#238;mes, C. Lacour, 115p. (Coll. Rediviva).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour en savoir plus&#8230;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
FERET, Edouard. &lt;i&gt;Statistique g&#233;n&#233;rale du d&#233;partement de la Gironde&lt;/i&gt;. Premi&#232;re partie : &#8220;Biographies&#8221;. Editions Feret et fils, 1889.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;NICOLA&#207;, Alexandre. &#8220;Camille de Mensignac&#8221; [n&#233;crologie]. &lt;i&gt;Bulletin et M&#233;moires de la Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux&lt;/i&gt;, tome XLIII, 3e et 4e trimestres 1926. Bordeaux, imprimerie Bi&#232;re, 1929, p. 1-4. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;FONDS MENSIGNAC&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Aux &lt;a href=&quot;http://archives.gironde.fr/infos/default.asp&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Archives d&#233;partementales de la Gironde&lt;/a&gt; (Bordeaux)&lt;br /&gt;
Dans le fonds &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article322&quot; class='spip_in'&gt;Fran&#231;ois Daleau&lt;/a&gt; (cote 2 J/6)&lt;br /&gt;
Papiers de Camille de Mensignac : &lt;strong&gt;cote 2 J/6 52 136&lt;/strong&gt; (110 pi&#232;ces). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Auteur&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Florence Galli-Dupis &lt;br /&gt;
Ing&#233;nieur d'&#233;tudes CNRS &lt;br /&gt;
Lahic/IIAC (UMR 8177) &lt;br /&gt;
Archivethno France &lt;br /&gt;
2010 &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fran&#231;ois Daleau (1845-1927) et l'enqu&#234;te sur les &quot;Traditions, croyances et superstitions de la Gironde&quot;</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>garae1</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Arch&#233;ologue pr&#233;historien, collectionneur et ethnographe, Fran&#231;ois Daleau est &#224; l'origine d'une enqu&#234;te sur les &#171; Traditions, croyances et superstitions de la Gironde &#187; et d'un &#171; Questionnaire. Pour recueillir les coutumes, les croyances, les dictons, les l&#233;gendes, les formulettes, les rem&#232;des populaires, les superstitions et les usages existant encore &#224; la campagne ou &#224; la ville &#187; (1884)&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique64" rel="directory"&gt;01. Ethnographes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L96xH150/arton322-9910c.jpg&quot; width='96' height='150' style='height:150px;width:96px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Soci&#233;t&#233;s savantes auxquelles appartenait Fran&#231;ois Daleau&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
. Acad&#233;mie de Bordeaux, membre correspondant en 1912&lt;br /&gt;
. Acad&#233;mie de Vaucluse, membre correspondant en 1885&lt;br /&gt;
. Association Fran&#231;aise pour l'Avancement des Sciences (AFAS), depuis 1872&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux, membre fondateur en 1873, vice-pr&#233;sident de 1896 &#224; 1898)&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie de Bordeaux et du Sud-Ouest, membre fondateur en 1884, vice-pr&#233;sident de 1884 &#224; 1889&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie de Paris, depuis 1875&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; d'Histoire Naturelle du Wisconsin, membre honoraire en 1902&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; de G&#233;ographie commerciale de Bordeaux, membre en 1875&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; Linn&#233;enne de Bordeaux depuis 1871&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; Pr&#233;historique de France, membre fondateur en 1904&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sociabilit&#233;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'abb&#233; Henri Breuil (pr&#233;historien) ; Paul Broca (m&#233;decin, anthropologue) ; Emile Cartailhac (avocat, pr&#233;historien) ; Camille Jullian (historien) ; &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article325&quot; class='spip_in'&gt;Camille de Mensignac&lt;/a&gt; (arch&#233;ologue) ; Gabriel de Mortillet (pr&#233;historien) ; Hippolyte M&#252;ller (pr&#233;historien, ethnographe et mus&#233;ographe) ; Edouard Piette (pr&#233;historien) ; Paul S&#233;billot (folkloriste)
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;BIOGRAPHIE&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hyacinthe Fran&#231;ois Daleau est n&#233; le 11 juin 1845 &#224; Bourg-sur-Gironde (actuel Bourg-en-Gironde) o&#249; son p&#232;re, Louis F&#233;lix Daleau &#233;tait notaire (les Daleau &#233;taient avocats puis notaires de p&#232;re en fils depuis le XVIIIe si&#232;cle). Sa m&#232;re, Th&#233;r&#232;se C&#233;ladine Brizard, appartenait &#224; une famille bien &#233;tablie de la r&#233;gion (sa grand-tante, Marie Brizard (1714-1801) avait cr&#233;&#233; en 1755 la fameuse liqueur &#233;ponyme).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un propri&#233;taire r&#233;coltant &#171; d&#233;vou&#233; &#224; la cause commune &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Cadet de trois enfants, il a une s&#339;ur a&#238;n&#233;e, Jos&#233;phine (1841-1906), et un jeune fr&#232;re, Andr&#233; (1858-1926). Tous trois resteront c&#233;libataires et vivront ensemble &#224; Bourg o&#249; les familles Daleau et Brizard poss&#233;daient trois propri&#233;t&#233;s, celle du Mas, pr&#232;s du cimeti&#232;re de Bourg, celle de Barbe compos&#233;e de l'abbaye Saint-Vincent de Bourg et d'un grand vignoble, et enfin le Ch&#226;teau Coudet, &#224; Saint-Laurent d'Arce, qui comprend vignes, bois, pr&#233;s et terres labourables. Ces domaines seront g&#233;r&#233;s par Fran&#231;ois Daleau et son fr&#232;re Andr&#233;, Fran&#231;ois se consacrant plus particuli&#232;rement aux vignobles et se passionnant pour la lutte contre le phyllox&#233;ra ou la promotion des vins du Bourgeais.&lt;br /&gt;
Par ailleurs, Fran&#231;ois Daleau aimait &#224; se qualifier d'homme &#171; d&#233;vou&#233; &#224; la cause commune &#187;, il est en effet membre fondateur du Cercle viticole, de la Biblioth&#232;que populaire de Bourg-sur-Gironde, commune dont il est &#224; la fois conseiller municipal (durant 27 ans), membre du Comit&#233; de l'Hygi&#232;ne publique, membre de la Commission de l'Hospice de Bourg, etc.&lt;br /&gt;
Il s'investit &#233;galement dans la protection et la sauvegarde des monuments anciens de la commune et de ses environs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le savant autodidacte&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Fran&#231;ois Daleau a fait ses &#233;tudes au Coll&#232;ge priv&#233; de Blaye de 1857 &#224; 1860, il les interrompt en 1860 pour des raisons de sant&#233;. Il souffre d'une maladie qui touche ses jambes et l'oblige &#224; plusieurs cures dans les Pyr&#233;n&#233;es et le Loir-et-Cher.&lt;br /&gt;
Sa sant&#233; r&#233;tablie, Fran&#231;ois Daleau reprend librement ses &#233;tudes dans les domaines qui l'int&#233;ressent : la botanique, la g&#233;ologie, la zoologie et la conchyliologie, l'arch&#233;ologie avec le pr&#233;historien &lt;strong&gt;Emile Cartailhac&lt;/strong&gt; (1845-1921), et l'anthropologie physique avec le m&#233;decin &lt;strong&gt;Paul Broca&lt;/strong&gt; (1824-1880).&lt;br /&gt;
Il ne sera titulaire d'aucun dipl&#244;me, mais n'en sera pas moins homme de sciences et pr&#233;historien reconnu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pr&#233;historien, pr&#233;curseur en mati&#232;re de fouille&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Daleau qui fouillera d&#232;s 1873 de nombreux sites girondins d'importance, comme la grotte de Jolias &#224; Marcamps, la grotte des F&#233;es, de l'Abbaye et de Boucaud, l'abri de Marmisson &#224; Gauriac, ou encore le gisement de Marignac &#224; Tauriac, sera pr&#233;curseur en mati&#232;re de fouilles pr&#233;historiques qu'il r&#233;alise au couteau (et non &#224; la pioche), m&#233;thodiquement, par tranches, avec plans et coupes consign&#233;s dans ses carnets de fouilles.&lt;br /&gt;
.&lt;br /&gt;
Mais sa plus grande &#8220;invention&#8221; est la &lt;strong&gt;grotte de Pair-non-Pair,&lt;/strong&gt; sur la commune de Marcamps (canton de Bourg), qu'il d&#233;couvre en 1881 (elle sera class&#233;e monument historique en 1914) et dans laquelle il reconna&#238;t des gravures pari&#233;tales, &#224; une &#233;poque o&#249; l'on doute encore de l'authenticit&#233; de l'art pr&#233;historique : la d&#233;couverte de la grotte orn&#233;e d'Altamira, en Espagne, date en effet de 1879 et ne sera authentifi&#233;e que plus tard, son ami Emile Cartailhac publiant son &#171; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Mea culpa d'un sceptique&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#187; en 1902.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le collectionneur&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Curieux de tout, Fran&#231;ois Daleau rassemble d'importantes collections (20 000 objets dont deux tiers relatifs &#224; la pr&#233;histoire) qui illustrent, d'apr&#232;s une notice &#233;tablie par Daleau lui-m&#234;me en 1923, les cat&#233;gories suivantes :&lt;br /&gt;
&#171; Pr&#233;histoire, Ethnographie &#187; ; &#171; Faune quaternaire d&#233;termin&#233;e &#187; ; &#171; Industrie quaternaire, pierres, roches &#187; ; &#171; Fossiles : &#233;quinid&#233;s, mollusques, mammif&#232;res &#187; ; &#171; Industrie quaternaire : os, ivoire, ramures &#187; ; &#171; Mollusques actuels, France, Nouvelle-Cal&#233;donie &#187; ; &#171; Reptiles dans alcool &#187; ; &#171; Min&#233;ralogie &#187; ; &#171; Numismatique locale &#187; ; &#171; Archives locales &#187;. Sans parler de ses collections d'anthropologie et d'histoire naturelle dont il fera don au mus&#233;um d'histoire naturelle de Bordeaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces collections proviennent soit de d&#233;couvertes personnelles, soit d'achats, de dons, ou encore d'&#233;changes avec ses nombreux correspondants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, &#233;crit-il &#224; un certain M. Berges de Mexico : &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Je vous propose des fossiles et des coquilles marines et terrestres de France, d'Alg&#233;rie et de Nouvelle-Cal&#233;donie. En &#233;change je vous demanderai des objets pr&#233;historiques ou plut&#244;t pr&#233;-colombiens et ethnographiques : cr&#226;nes, instruments en pierre ou en fer, armes, outils, instruments de p&#234;che et de chasse, poteries, ustensiles de m&#233;nage, bijoux et ornements&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(Lettre du 16 novembre 1881, cit&#233;e par Andr&#233; Coffyn, &#8220;Une recherche universelle&#8221;, in Aux &lt;i&gt;origines de l'arch&#233;ologie en Gironde : Fran&#231;ois Daleau&lt;/i&gt;, 1990, p. 91).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ou encore &#224; M. Paul Fillatrau, en Australie :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Je vous remercie de recueillir &#224; mon intention des instruments en pierre ou en bois de la terre australe ; les tomahawks me feront plaisir. Vous me les enverrez par colis postal, &#224; mes frais bien entendu. Ma collection s'est enrichie de deux boomerangs et d'une s&#233;rie d'objets rapport&#233;s des &#238;les Fidgi par le capitaine Sabourier&#8230; Ren&#233; Legault, pharmacien militaire, est arriv&#233; ces jours-ci de Madagascar. Il m'a rapport&#233; une momie d'Egypte et divers objets&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(Lettre du 17 d&#233;cembre 1901, &lt;i&gt;Idem&lt;/i&gt;, p. 92).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour sa collection d'ethnographie fran&#231;aise r&#233;gionale, Daleau proc&#232;de de la m&#234;me fa&#231;on pour obtenir des objets populaires ou traditionnels, dont il demande &#224; l'occasion le nom en patois et l'usage.&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Faites-moi le plaisir de m'envoyer par colis postal : une serrure de parc &#224; moutons, en bois, avec sa clef, un barlet, trompe dont se servent les enfants la nuit de No&#235;l, un chandelier en fer &#224; trois pieds pour chandelle de r&#233;sine avec sa chandelle utilis&#233;e le soir du 14 juillet&lt;/i&gt; &#8230; &#187;.&lt;br /&gt;
(Lettre du 9 novembre 1901, &#224; M. Sibassier, chiffonnier &#224; Captieux, &lt;i&gt;Idem&lt;/i&gt;, p. 93).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette &lt;strong&gt;collection d'ethnographie r&#233;gionale&lt;/strong&gt; comprend quelques centaines d'objets document&#233;s par Daleau dans les registres d'inventaire de son mus&#233;e personnel, o&#249; il consigne minutieusement l'origine de chaque objet, sa date de collecte, son usage, etc.&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;La plupart de ces objets viennent du Bourgeais et plus largement du Nord de la Gironde que F. Daleau prospecte d'une fa&#231;on syst&#233;matique. Une autre partie de sa collection vient du r&#233;seau de correspondants que F. Daleau met en place pour lui permettre de se procurer des objets d'autres r&#233;gions ce qui explique la pr&#233;sence de collections originaires de la Dordogne, des Landes girondines, du Bassin d'Arcachon&#8230; d'Espagne ou de Tch&#233;coslovaquie. F. Daleau profite aussi de ses voyages ou de ses excursions pour collecter un certain nombre d'objets qu'il d&#233;crit ensuite dans ses &#171; carnets d'excursions &#187;&lt;/i&gt; (&#8230;) &lt;i&gt;La collection recoupe pratiquement tous les grands domaines de l'ethnographie (&#233;quipement domestique, outillage agricole, artisanat&#8230;)&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(Alberto Puig. &#8220;Points de rep&#232;re pour l'&#233;tude de l'&#339;uvre ethnographique de Fran&#231;ois Daleau en Aquitaine &#224; travers ses travaux et les collections du Mus&#233;e d'Aquitaine&#8221;, in : &lt;i&gt;Aux origines de l'arch&#233;ologie en Gironde&lt;/i&gt;&#8230;, p. 153).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mus&#233;ographe&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Dans les ann&#233;es 1870, Fran&#231;ois Daleau cr&#233;e un mus&#233;e &#224; Bourg pour accueillir toutes ses collections, ce sera le &#8220;Mus&#233;e du Chalet de l'Abbaye&#8221; qui d&#232;s 1903, n&#233;cessitera un agrandissement :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Dans la quinzaine, les ma&#231;ons vont commencer l'agrandissement du Chalet de l'Abbaye que je fais allonger de seize m&#232;tres. Je pourrai enfin y placer Djaroucha, pelle, fourche, poteries et matraques d'El Bella. J'en ferai une panoplie sp&#233;ciale &lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(Lettre du 3 f&#233;vrier 1903 &#224; G. Fillatrau)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Savants, &#233;rudits, pr&#233;historiens fran&#231;ais ou &#233;trangers viennent visiter le mus&#233;e Daleau et signent son Livre d'or ouvert d&#232;s 1875.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ethnographe &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme de nombreux savants de la seconde moiti&#233; du XIXe si&#232;cle, Fran&#231;ois Daleau ob&#233;it &#224; une logique &#233;volutionniste et cherche &#224; retrouver les &#8220;survivances&#8221; d'une vie sociale et culturelle pr&#233;historique, &#224; travers l'outillage, les techniques et les modes de vie des peuples dits &#8220;primitifs&#8221;, ainsi qu'aupr&#232;s des &#8220;primitifs de l'int&#233;rieur&#8221; que constitue les paysans des campagnes fran&#231;aises, les &#171; indig&#232;nes &#187;, ainsi qu'il les d&#233;nomme : &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Le meilleur moyen pour recueillir des documents est de vivre &#224; la campagne parmi les indig&#232;nes, presque tous croient encore aux sorciers, au merveilleux, au surnaturel&lt;/i&gt; (&#8230;) &#187;. (Introduction aux &lt;i&gt;Notes pour servir &#224; l'&#233;tude des traditions, croyances et superstitions de la Gironde&lt;/i&gt;, p. 13-14)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ethnographie est encore consid&#233;r&#233;e comme une science auxiliaire de la pr&#233;histoire, en tout cas compl&#233;mentaire, selon Daleau, &#171; &lt;i&gt;l'ethnographie apporte un pr&#233;cieux concours &#224; la pr&#233;histoire&lt;/i&gt; &#187; (&#8220;Les d&#233;senherres, polissoires modernes des r&#233;siniers du Sud-Ouest&#8221;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux&lt;/i&gt;, XXXVII, 1917, p. 121-131).&lt;br /&gt;
Ou encore : &#171; &lt;i&gt;par l'ethnographie compar&#233;e nous arriverons &#224; d&#233;voiler le pr&#233;historique&lt;/i&gt; &#187; (&#8220;Hame&#231;ons modernes en bois&#8221;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux&lt;/i&gt;, XXI, 1896, p. 5).&lt;br /&gt;
En 1883, au cours d'une de ses &#171; excursions aux &#233;tangs girondins &#187;, Daleau est ainsi particuli&#232;rement frapp&#233; par les r&#233;siniers des bords du lac de Cazaux et note dans son carnet : &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Ces primitifs, leur barque, la hutte, son mobilier et enfin le paysage grandiose et sauvage m'ont fait entrevoir ce que devaient &#234;tre, il y a quelque mille ans, nos anc&#234;tres, les lacustres, de l'&#226;ge de la pierre polie&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
Fort de cette impression, il entreprendra une collecte d'objets du lieu par correspondance, qui constitue une collection d'ethnographie locale unique pour cette &#233;poque, actuellement conserv&#233;e au mus&#233;e d'Aquitaine de Bordeaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, l'&#233;tude de &#171; l'ethnographie locale &#187;, pour reprendre l'expression de Daleau, ou encore la pratique de &#171; l'ethnographie compar&#233;e &#187;, est un moyen qu'il utilise pour retrouver des survivances, &#171; d&#233;voiler le pr&#233;historique &#187; ou &#171; entrevoir &#187; ce qu'il devait &#234;tre.&lt;br /&gt;
En 1900, dans une communication &#224; la Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux sur les &#8220;Colliers modernes pour faciliter l'&#233;mission des dents des enfants&#8221;, Daleau compare ces colliers modernes aux &#171; &lt;i&gt;pendeloques faites de canines et d'incisives de lions, de loups, de renards, d'ours, de blaireaux, de bovid&#233;s, de cervid&#233;s, d'&#233;quid&#233;s, etc., perc&#233;es d'un trou de suspension. Faut-il, malgr&#233; leur haute antiquit&#233;, les consid&#233;rer comme les pr&#233;curseurs de nos amulettes modernes ?&lt;/i&gt; &lt;i&gt;C'est &#224; titre de survivance ethnographique que les colliers dont je viens de vous entretenir m'ont paru pr&#233;senter de l'int&#233;r&#234;t&#8230;&lt;/i&gt; &#187;. (&lt;i&gt;Bull. S.A.B.&lt;/i&gt;, XXIII, 1898-1899, p. 131)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois Daleau ne d&#233;roge donc pas &#224; la pens&#233;e de l'&#233;poque qui cherche dans le &#8220;folk-lore&#8221; des traces, vestiges, &#8220;survivances&#8221; d'une vie primitive pr&#233;historique.&lt;br /&gt;
Mais il va plus loin, se prend au jeu en quelque sorte, et cherche &#224; sauver ces &#171; antiquit&#233;s &#187; qui &#171; &lt;i&gt;comme toutes les antiquit&#233;s, tendent &#224; dispara&#238;tre&lt;/i&gt; &#187; (Intro. aux &lt;i&gt;Notes pour servir &#224; l'&#233;tude des traditions&lt;/i&gt;&#8230;), consid&#233;rant alors l'ethnographie comme une discipline &#224; part enti&#232;re.&lt;br /&gt;
D&#232;s 1877 en effet, il note dans son carnet d'excursion au lac de Lacanau (Gironde), &#171; &lt;i&gt;cette excursion me procura le plaisir d'&#233;tudier les barques, les engins de p&#234;che, les ustensiles des indig&#232;nes, en un mot l'ethnographie locale &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il va ainsi r&#233;aliser une v&#233;ritable &#339;uvre ethnographique d'envergure, recueillant par exemple des objets anciens de la r&#233;gion girondine et landaise, pour lesquels il veut conna&#238;tre le nom patois, l'usage et souhaite obtenir des clich&#233;s photographiques.&lt;br /&gt;
Il lance &#233;galement une large enqu&#234;te sur les &#171; &lt;strong&gt;Traditions, croyances et superstitions de la Gironde&lt;/strong&gt; &#187;, &lt;br /&gt;
Pour cette enqu&#234;te d'&#171; ethnographie traditionnelle &#187;, Daleau &#233;labore un questionnaire intitul&#233; : &#171; &lt;i&gt;Questionnaire. Pour recueillir les coutumes, les croyances, les dictons, les l&#233;gendes, les formulettes, les rem&#232;des populaires, les superstitions et les usages existant encore &#224; la campagne ou &#224; la ville. D'apr&#232;s les travaux de MM. Ludovic MARTINET, Paul S&#201;BILLOT, B. SOUCH&#201;, etc.&lt;/i&gt; &#187;, questionnaire qu'il pr&#233;sente devant la Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux en 1884. (Extrait du compte rendu de la r&#233;union du 10 f&#233;vrier 1884 de ladite Soci&#233;t&#233;) :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;M. Daleau fait part &#224; la Soci&#233;t&#233; d'un projet qu'il a de r&#233;unir les devinettes, dictons, proverbes et l&#233;gendes r&#233;pandus dans le d&#233;partement de la Gironde, comme cela a &#233;t&#233; fait dans d'autres d&#233;partements.&lt;br /&gt;
Voulant donner &#224; cette &#233;tude tout le d&#233;veloppement qu'elle comporte, notre honorable coll&#232;gue demande si quelques membres de la Soci&#233;t&#233; ne voudraient pas l'aider en lui donnant les renseignements qu'ils conna&#238;traient ou qu'ils pourraient recueillir sur ces diverses questions ; pour cela il mettrait &#224; leur disposition un questionnaire pr&#233;par&#233; &#224; cet effet.&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article325&quot; class='spip_in'&gt;M. de Mensignac&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt; propose que le questionnaire de M. Daleau soit imprim&#233; par les soins de la soci&#233;t&#233;, et qu'un exemplaire soit envoy&#233; &#224; chacun des membres. On pourrait aussi en adresser &#224; MM. les cur&#233;s, les instituteurs et autres personnes susceptibles par leur situation de fournir des renseignements&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;sultats de cette enqu&#234;te seront publi&#233;s une premi&#232;re fois dans les pages du &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Anthropologie de Bordeaux et du Sud-Ouest&lt;/i&gt; (tomes III et IV, 1886-1887, p. 13 &#224; 111) puis, toujours &#224; Bordeaux chez Bellier, en 1889, sous le titre : &#8220;Notes pour servir &#224; l'&#233;tude des traditions, croyances et superstitions de la Gironde&#8221;.&lt;br /&gt;
Dans l'Introduction&#8221; &#224; ces &lt;i&gt;Notes&lt;/i&gt;, Daleau d&#233;clare (p. 13) :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;L'anthropologie, science &#233;minemment fran&#231;aise, faisant de jour en jour d'immenses progr&#232;s, j'ai cru devoir porter ma pierre &#224; l'&#233;difice en groupant de mon mieux les traditions, croyances et superstitions de la Gironde, esp&#233;rant que l'ethnographie traditionnelle et la litt&#233;rature orale de ce d&#233;partement qui, comme toutes les antiquit&#233;s, tendent &#224; dispara&#238;tre, pourraient, &#224; un moment donn&#233;, &#234;tre de quelque utilit&#233; aux folkloristes, ou, pour me servir d'une expression plus longue mais moins britannique, aux &lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;disciples de la &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;M&#232;re l'Oye&lt;/strong&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois Daleau fait ici r&#233;f&#233;rence au groupe de folkloristes (Beauquier, Carnoy, Gaidoz, Paris, Puymaigre, Rolland, S&#233;billot, etc.) qui se r&#233;unissait pour les d&#238;ners mensuels de &#8220;Ma m&#232;re l'Oye&#8221; &#224; Paris (le 1er d&#238;ner eut lieu en f&#233;vrier 1882, et jusqu'en 1914).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A noter justement que Daleau est en relation avec son contemporain &lt;strong&gt;Paul S&#233;billot&lt;/strong&gt; (1843-1918), p&#232;re du &lt;i&gt;Folklore de France&lt;/i&gt; (publi&#233; en 4 volumes de 1904 &#224; 1907), fondateur de la &#8220;Soci&#233;t&#233; des Traditions populaires&#8221; et de sa &lt;i&gt;Revue des Traditions populaires&lt;/i&gt;, &#233;minent participant des fameux &#8220;D&#238;ners de Ma M&#232;re l'Oye&#8221;.&lt;br /&gt;
Daleau d'ailleurs termine son &#8220;Introduction&#8221; aux &lt;i&gt;Notes&lt;/i&gt; par des remerciements envers son &#171; coll&#232;gue M. Paul S&#233;billot &#187; : &#171; &lt;i&gt;Je suis heureux d'adresser ici mes remerciements &#224; tous ceux qui m'ont fourni des mat&#233;riaux, mais plus particuli&#232;rement &#224; mon coll&#232;gue M. Paul S&#233;billot&lt;/i&gt; &#187; (p. 14)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;De nombreux in&#233;dits&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Si dans le domaine arch&#233;ologique, les papiers de Daleau rec&#232;lent de nombreux in&#233;dits (&#233;tudes des m&#233;galithes, carte arch&#233;ologique de la Gironde, travaux sur les cimeti&#232;res du Moyen Age, la tombe du Premier &#226;ge du Fer de Beliet en Gironde, etc.), il en va de m&#234;me pour l'ethnographie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi par exemple, Daleau s'int&#233;ressera dans les ann&#233;es 1900 &#224; &#171; L'industrie du chocolat &#224; bras dans le Sud-Ouest de la France &#187;, sans jamais rien en publier.&lt;br /&gt;
Les mentions de cette &#233;tude, que l'on peut trouver dans certaines revues de soci&#233;t&#233;s savantes, ne sont que des appels &#224; contribution lanc&#233;s par Fran&#231;ois Daleau, comme par exemple lors du Congr&#232;s de l'Association Fran&#231;aise pour l'Avancement des Sciences de Cherbourg en 1905 (cf. &lt;i&gt;Bulletin de l'A.F.A.S.&lt;/i&gt;, n&#176; 9, nov. 1905, p. 346 et p. 428), ou encore aupr&#232;s de ses coll&#232;gues de la Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;M. Daleau, s'occupant d'une monographie sur la fabrication du chocolat &#224; bras dans le sud-ouest, d&#233;sire avoir des renseignements sur cette industrie &#224; peu pr&#232;s disparue, ainsi que sur la provenance des pierres servant &#224; broyer le cacao, et aussi de leur broyeur en pierre ou m&#233;tal. Il se recommande &#224; l'obligeance de ses coll&#232;gues, qui pourraient lui fournir ces renseignements&lt;/i&gt; &#187; (S&#233;ance de la Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux du 8 avril 1904, &lt;i&gt;Bull. de la S.A.B.&lt;/i&gt;, XXV, 1904, p. 12).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autre part, on sait que concernant les &#8220;traditions, croyances et superstitions de la Gironde&#8221;, Daleau envisageait une oeuvre plus importante que les &lt;i&gt;Notes pour servir &#224; l'&#233;tude des traditions, croyances et superstitions de la Gironde&lt;/i&gt;, puisqu'il travaillait depuis les ann&#233;es 1887 &#224; un &#8220;Folklore La M&#232;re L'Oye&#8221;, selon le titre qu'il avait d&#233;j&#224; arr&#234;t&#233;, &#8220;Folklore&#8221; pour lequel il a recueilli une quantit&#233; importante de mat&#233;riaux de litt&#233;rature orale (contes, l&#233;gendes, coutumes, recettes de m&#233;decine populaire, etc.) rest&#233;s inexploit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#339;uvre ethnographique de Fran&#231;ois Daleau reste donc en grande partie &#224; d&#233;couvrir&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;BIBLIOGRAPHIE&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;L'essentiel des publications de Fran&#231;ois Daleau a &#233;t&#233; publi&#233; dans le &lt;i&gt;Bulletin et M&#233;moires de la Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Pour un aper&#231;u de ses publications, consulter :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Charrol, Marcel. &#8220;Liste des travaux arch&#233;ologiques et ethnographiques [de Fran&#231;ois Daleau]&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin et M&#233;moires de la Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux&lt;/i&gt;. Tome XLV, 3e et 4e trimestre 1928, p. 75-79, ci-apr&#232;s : &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1105 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/IMG/pdf/Biblio_Daleau.pdf&quot; title='PDF - 750 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 750 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Publications sur Fran&#231;ois Daleau&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Charrol, Marcel. N&#233;crologie, &#8220;Fran&#231;ois Daleau, Pr&#233;historien Arch&#233;ologue-Ethnographe&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin et M&#233;moires de la Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux&lt;/i&gt;. Tome XLV, 3e et 4e trimestre 1928, p. 71-74.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Coffyn, Andr&#233; (dir.) &lt;i&gt;Aux origines de l'arch&#233;ologie en Gironde : Fran&#231;ois Daleau (1845-1927)&lt;/i&gt;. Bordeaux, Conseil g&#233;n&#233;ral / Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux, 1990, 223p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Coffyn, Andr&#233;. &#8220;La rigueur d'une m&#233;thode&#8221;, in : &lt;i&gt;Idem, &lt;/i&gt;p. 101-134.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Coffyn, Andr&#233;. &#8220;Un arch&#233;ologue dans son si&#232;cle&#8221;, in : &lt;i&gt;Aux origines de l'arch&#233;ologie en Gironde : Fran&#231;ois Daleau (1845-1927)&lt;/i&gt;. Bordeaux, Conseil g&#233;n&#233;ral / Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux, 1990, p. 11-42.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Coffyn, Andr&#233;. &#8220;Une documentation pr&#233;cieuse&#8221;, in : &lt;i&gt;Idem&lt;/i&gt;, p. 135-149.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Coffyn, Andr&#233;. &#8220;Une recherche universelle&#8221;, in : &lt;i&gt;Idem, &lt;/i&gt;p. 43-100. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#8220;Comm&#233;moration du centenaire de la naissance de Fran&#231;ois Daleau (1845-1945)&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin et M&#233;moires de la Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de Bordeaux&lt;/i&gt;, tome LVII, 1945, p. 39-40.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Daleau, Fran&#231;ois.&lt;i&gt; L'Album du Bourgeais&lt;/i&gt;. Bourg-en-Gironde, Les Amis du Vieux Bourg, 1997, 104p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#8220;Fran&#231;ois Daleau&#8221;. Notice n&#233;crologique extraite par E.B. Guichard du discours prononc&#233; par M. Charrol, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la Soci&#233;t&#233; Arch&#233;ologique de bordeaux sur la tombe du &#8220;regrett&#233; savant&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; pr&#233;historique fran&#231;aise&lt;/i&gt;, tome XXIV, n&#176; 11, 1927, p. 382-383. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Matharan, Paul. &#8220;Note sur l'&#339;uvre ethnologique de F. Daleau &#224; travers ses collections n&#233;o-cal&#233;doniennes&#8221;, in : &lt;i&gt;Idem&lt;/i&gt;, p. 158-160.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puig, Alberto. &#8220;Fran&#231;ois Daleau (1845-1927), une ethnographie des rivages de l'estuaire en Blayais-Bourgeais&#8221;. &lt;i&gt;L'Estuaire de la Gironde&lt;/i&gt;, cahier n&#176; 1. Actes du 2e colloque du Conservatoire de l'Estuaire. (Conservatoire de l'Estuaire de la Gironde, Citadelle - 33390 Blaye).&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Puig, Alberto. &#8220;Points de rep&#232;res pour l'&#233;tude de l'&#339;uvre ethnographique de F. Daleau en Aquitaine &#224; travers ses travaux et ses collections&#8221;, in : &lt;i&gt;Idem&lt;/i&gt;, p. 153-157.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Roussot, Alain. &#8220;La collection pr&#233;historique de F. Daleau&#8221;, in :&lt;i&gt; Idem&lt;/i&gt;, p. 151-152. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;INVENTAIRE DES FONDS D'ARCHIVES DALEAU&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1106 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/IMG/pdf/Inventaire_Archives_Daleau.pdf&quot; title='PDF - 19.5 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 19.5 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Auteur&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Florence Galli-Dupis &lt;br /&gt;
Ing&#233;nieur d'&#233;tudes CNRS &lt;br /&gt;
Lahic/IIAC (UMR 8177)&lt;br /&gt;
Archivethno France &lt;br /&gt;
2009&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jean Florimond Boudon de Saint-Amans (1748-1831), entre esprit des Lumi&#232;res et &#233;rudition</title>
		<link>https://www.garae.fr/new/spip.php?article321</link>
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		<dc:date>2009-11-30T15:54:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>garae1</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Savant naturaliste et &#8220;antiquaire&#8221;, agronome et litt&#233;rateur, homme politique et &#171; jardinier botaniste &#187; comme il aimait &#224; se qualifier, Boudon de Saint-Amans est en 1776 l'un des fondateurs de la Soci&#233;t&#233; des Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Agen, actuelle Soci&#233;t&#233; acad&#233;mique d'Agen.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique64" rel="directory"&gt;01. Ethnographes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L100xH150/arton321-7e670.jpg&quot; width='100' height='150' style='height:150px;width:100px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BIOGRAPHIE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean Florimond Boudon de Saint-Amans est n&#233; &#224; Agen le 24 juin 1748 d'une famille de la vieille noblesse agenaise dont le nom est connu depuis le XVe si&#232;cle.&lt;br /&gt;
Fils a&#238;n&#233; de &#8220;noble Fran&#231;ois Boudon, seigneur de Saint-Amans&#8221;, maire d'Agen, et de Marguerite de Raymond, il descend par sa m&#232;re du c&#233;l&#232;bre &#233;rudit bordelais Jean Florimond de Raymond (1540-1601), conseiller du roi, &#8220;grand ma&#238;tre des eaux et for&#234;ts de Guienne&#8221; et successeur de Montaigne au Parlement de Bordeaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le militaire&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Destin&#233; &#224; la vie militaire, il int&#232;gre &#224; 18 ans le r&#233;giment d'infanterie de Vermandois, attach&#233; alors &#224; la Marine, avec lequel il accomplira plusieurs voyages dans les Antilles &#171; &lt;i&gt;o&#249;, apr&#232;s avoir jou&#233; tout son argent, &#233;puis&#233; toutes ses ressources, il se plongea r&#233;solument dans la lecture&lt;/i&gt; &#187; (J. Andrieu, &lt;i&gt;Bibliographie g&#233;n&#233;rale de l'Agenais&lt;/i&gt;, p. 263).&lt;br /&gt;
En 1773, il quitte la vie militaire et &#233;pouse une riche h&#233;riti&#232;re, Marie Gertrude de Guilhem de Lalli&#233;, dont il aura 3 enfants, une fille Ser&#232;ne, morte pr&#233;matur&#233;ment en 1811 et 2 fils, Honor&#233; (Pierre Honor&#233;), c&#233;l&#232;bre c&#233;ramiste (1774-1858), et Casimir (Jean Casimir), officier de cavalerie puis arch&#233;ologue (1785-1873).&lt;br /&gt;
Mari&#233;, Jean Florimond revint s'installer &#224; Agen et &#171; &lt;i&gt;reprit et compl&#233;ta ses &#233;tudes un peu sommaires et apprit le latin et le grec pour pouvoir se livrer avec fruit &#224; sa passion pour les sciences naturelles dont il devait s'occuper toute sa vie&lt;/i&gt; &#187; (J. Andrieu, &lt;i&gt;Idem&lt;/i&gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L'&#233;rudit&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
La passion de l'&#233;tude ne le quittera jamais, s'attachant plus particuli&#232;rement, dans le domaine de l'histoire naturelle, &#224; la botanique, mais sans pour autant n&#233;gliger les &#171; Antiquit&#233;s &#187; de son pays, comme on d&#233;signait alors l'histoire et l'arch&#233;ologie ; domaines d'&#233;tudes qui l'am&#232;neront &#224; cr&#233;er avec huit amis savants -de Laville (de Lac&#233;p&#232;de), de Lafon du Cujula, de Vigu&#233;, de Cessac de Lacu&#233;e, Lamouroux, les abb&#233;s Carri&#232;re et Paganel- une soci&#233;t&#233; savante : la &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article304&quot; class='spip_in'&gt;&lt;strong&gt;Soci&#233;t&#233; des Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Agen&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, qui tint sa premi&#232;re s&#233;ance le 1er janvier 1776. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Ses relations avec l'Angleterre&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Boudon de Saint-Amans sera &#233;galement proche des milieux de la sociabilit&#233; britannique et cultivera &#171; une grande connaissance de la langue anglaise &#187;. A titre anecdotique, en 1802, lors d'un voyage en Angleterre, il visite le site de Stonehenge. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L'homme politique&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Cette vie vou&#233;e &#224; l'&#233;tude et &#224; l'&#233;rudition ne l'emp&#234;che pas de s'investir dans la vie publique agenaise, sous quelque r&#233;gime que ce soit.&lt;br /&gt;
Homme politique, il est consul d'Agen en 1779 et 1783, commissaire du roi en 1791 pour la formation du d&#233;partement de Lot-et-Garonne, puis pr&#233;sident de l'Administration de ce d&#233;partement.&lt;br /&gt;
En 1800, date de cr&#233;ation du d&#233;partement, il est &#233;lu pr&#233;sident du Conseil g&#233;n&#233;ral de Lot-et-Garonne et le restera jusqu'&#224; sa mort survenue &#224; Agen le 28 octobre 1831. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le professeur&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
D&#233;mis de ses fonctions en tant que noble en 1793, il est nomm&#233; d&#232;s 1794 membre de la Commission d'agriculture aupr&#232;s du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, avant d'&#234;tre d&#233;sign&#233; comme membre du Jury central de l'Instruction publique et, en 1796, professeur d'histoire naturelle &#224; l'Ecole centrale de Lot-et-Garonne, o&#249; : &#171; &lt;i&gt;Apr&#232;s avoir d&#233;but&#233; par les notions d'anatomie, de physiologie n&#233;cessaires pour donner son cours de l'histoire naturelle de l'homme, il y traitait de ses m&#339;urs et de ses habitudes qui d&#233;rivent ainsi que ses lois de sa nature physique. L'entomologie succ&#233;dait &#224; celui de l'homme et celui de botanique terminait les travaux de l'ann&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. (&#8220;Causerie sur Saint-Amans et autour de Saint-Amans&#8221; par son fils Casimir. Appendice aux &lt;i&gt;Correspondants de Grandidier, IV Jean Florimond Boudon de Saint-Amans. Fragments de lettres &#224; Grandidier&lt;/i&gt; publi&#233;es par Ph. Tamizey de Larroque, Paris, A. Picard et Colmar, H. Huffel, 1895, p. 15). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le &#171; jardinier botaniste &#187;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Enseignant la botanique, il cr&#233;e un &lt;strong&gt;jardin des plantes&lt;/strong&gt; &#224; Agen, afin d'offrir &#171; &lt;i&gt;un moyen d'&#233;tendre la culture des plantes, de pr&#233;senter aux cultivateurs, aux officiers de sant&#233;, aux pharmaciens, aux herboristes, des ressources, des moyens d'instruction et &#224; tous les citoyens la facilit&#233; d'acqu&#233;rir des connaissances&lt;/i&gt; (&#8230;) &lt;i&gt;Il y donnait des cours raisonn&#233;s de Botanique&lt;/i&gt; &#187;. (&lt;i&gt;Idem&lt;/i&gt;, p. 21). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L'&quot;arch&#233;ologue&quot; et le collectionneur&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Comme beaucoup d'&#8220;antiquaires&#8221;, Boudon de Saint-Amans s'est constitu&#233; d&#232;s 1790 un cabinet de curiosit&#233;s, &#171; &lt;i&gt;le seul qu'il y e&#251;t en ville&lt;/i&gt; &#187;, cabinet qui pr&#233;sentait alors selon son fils Casimir &#171; &lt;i&gt;un tr&#232;s grand nombre d'objets pr&#233;cieux et rares qu'il s'est procur&#233;s dans ses nombreux voyages en Am&#233;rique et aux Pyr&#233;n&#233;es, en France et en Angleterre et &#224; l'aide d'une correspondance tr&#232;s &#233;tendue avec des savants, des amateurs, des marchands&lt;/i&gt; &#187;. (&lt;i&gt;Idem&lt;/i&gt;, p. 27). &lt;br /&gt;
De plus, comme en 1818 le ministre de l'Int&#233;rieur le charge de dresser l'inventaire des monuments antiques et m&#233;di&#233;vaux de son d&#233;partement, il entame la r&#233;daction d'un &#8220;&lt;strong&gt;Essai sur les antiquit&#233;s du d&#233;partement de Lot-et-Garonne&lt;/strong&gt;&#8221; (1&#232;re publication en 1821), pour lequel il sillonne la r&#233;gion &#224; la recherche des monuments antiques et m&#233;di&#233;vaux qu'il inventorie, d&#233;crit, fouille m&#234;me parfois, et en recueille des vestiges qui viennent augmenter les collections de sa maison d'Agen ou de sa propri&#233;t&#233; de Saint-Amans toute proche, constituant ainsi un v&#233;ritable mus&#233;e lapidaire &#224; l'origine de la collection arch&#233;ologique de l'actuel &lt;strong&gt;mus&#233;e d'Agen&lt;/strong&gt; (fondation 1876). &lt;br /&gt;
Il participera en outre &#224; l'&#233;tablissement de la &lt;strong&gt;Statistique du D&#233;partement de Lot-et-Garonne&lt;/strong&gt; publi&#233;e par le pr&#233;fet de l'&#233;poque, Jean Pieyre (1755-1839), en l'An X.&lt;br /&gt;
(R&#233;f&#233;rence exacte : &lt;i&gt;Statistique du D&#233;partement de Lot-et-Garonne &lt;/i&gt;par le citoyen Pieyre, pr&#233;fet, publi&#233;e par ordre du Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, Paris, Imprimerie des Sourds-Muets, An X [1801-1802], 64p. (Collection Statistique des Pr&#233;fets). R&#233;&#233;dition, Hachette/BNF, 1975). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L'&#233;crivain&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Litt&#233;rateur, Saint-Amans r&#233;digera une &#171; &lt;strong&gt;Cryptographie agenaise&lt;/strong&gt; &#187; qui t&#233;moigne des singularit&#233;s pittoresques de son temps et sont riches d'observations ethnographiques, ainsi que plusieurs &lt;strong&gt;journaux de voyages&lt;/strong&gt; qui &#171; &lt;i&gt;d&#233;c&#232;lent l'&#233;crivain aimable, l'observateur philosophe, soigneux de ne rien omettre de ce que les lieux, les accidens de terrain, les monumens, l'agriculture, les m&#339;urs et l'industrie pr&#233;sentent de vraiment remarquable&lt;/i&gt; &#187; (F. Jouannet. Eloge de M. Jean Florimond Boudon de Saint-Amans (&#8230;). &lt;i&gt;Recueil de l'Acad&#233;mie royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux&lt;/i&gt;, 1832, p. 12).&lt;br /&gt;
Il aima aussi &#224; versifier. Nous citerons pour exemple ces quelques vers compos&#233;s par Saint-Amans pour son ami historien alsacien, l'abb&#233; Grandidier (1752-1787) : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Sous ces fid&#232;les traits la muse de l'histoire&lt;br /&gt;
A reconnu son jeune favori,&lt;br /&gt;
Le dieu des vers son po&#232;te ch&#233;ri,&lt;br /&gt;
L'Amiti&#233; son h&#233;ros et l'Alsace sa gloire&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi que &lt;i&gt;Le Voyage de Puymirol&lt;/i&gt; (1782), publi&#233; par Adolphe Magen, secr&#233;taire perp&#233;tuel de la Soci&#233;t&#233; acad&#233;mique d'Agen, dans la &lt;i&gt;Revue de l'Agenais&lt;/i&gt; en 1884 (tome 11, p. 184-191) :&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1089 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/IMG/pdf/Puymirol.pdf&quot; title='PDF - 926.2 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 926.2 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Le Voyage de Puymirol, po&#233;sie de Saint-Amans&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Entre esprit des Lumi&#232;res et &#233;rudition&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
Personnalit&#233; &#171; &lt;i&gt;extr&#234;mement originale et prenante&lt;/i&gt; &#187; (Ren&#233; Bonnat), &#171; &lt;i&gt;intelligence admirable (&#8230;) servie par une grande m&#233;moire et une vive aptitude au travail intellectuel&lt;/i&gt; &#187; (Y. P&#233;rotin), Jean Florimond Boudon de Saint-Amans appartient encore au si&#232;cle des Lumi&#232;res tout en participant de l'&#233;mergence de l'&#233;rudition qui marque les d&#233;buts du XIXe si&#232;cle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;SOCIABILITE&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Soci&#233;t&#233;s savantes&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Boudon de Saint-Amans &#233;tait membre titulaire ou correspondant de plus de 20 soci&#233;t&#233;s savantes, entre autres :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; La &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article304&quot; class='spip_in'&gt;Soci&#233;t&#233; libre des Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Agen&lt;/a&gt; (actuelle Soci&#233;t&#233; Acad&#233;mique d'Agen) dont il est l'un des fondateurs en 1776.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; L'Acad&#233;mie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux fond&#233;e en 1712 et dont Montesquieu fut membre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; La Soci&#233;t&#233; lin&#233;enne de Bordeaux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; La Soci&#233;t&#233; lin&#233;enne de Lyon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; La Soci&#233;t&#233; lin&#233;enne de Paris (1787-1922)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; L'&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article227&quot; class='spip_in'&gt;Acad&#233;mie celtique&lt;/a&gt; (1804-1812), dont il est &#8220;associ&#233; correspondans national&#8221;, et qui deviendra la Soci&#233;t&#233; des Antiquaires de France (royale ou nationale selon les r&#233;gimes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; La Soci&#233;t&#233;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;des Antiquaires d'Ecosse, o&#249; il est re&#231;u en 1825 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Personnes&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Grandidier (Philippe Andr&#233;, abb&#233;) - Lac&#233;p&#232;de (Bernard germain Etienne de la Ville-sur-Illon, comte de) - Lafont du Cujula - Lamouroux (Claude) - Ramond de Carbonni&#232;res (Louis Fran&#231;ois, Elisabeth) - Tamizey de Larroque (Philippe)&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Petit aper&#231;u de son activit&#233; savante agenaise&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Travaux lus dans les s&#233;ances de la Soci&#233;t&#233; d'Agriculture, Sciences et Arts d'Agen, par Jean Florimond Boudon de Saint-Amans&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Janvier 1785&lt;/strong&gt; &#8211; Le Spectateur champ&#234;tre&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Avril 1785&lt;/strong&gt; &#8211; Z&#233;lima, anecdote am&#233;ricaine&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mai 1786&lt;/strong&gt; &#8211; Lettres d'un voyageur en Am&#233;rique, sur l'histoire naturelle des petites Antilles&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Janvier 1787&lt;/strong&gt; &#8211; Eloge de Linn&#233;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mars 1787&lt;/strong&gt; &#8211; Almanzor et Mirza, anecdote persane&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Janvier 1788&lt;/strong&gt; &#8211; M&#233;moire sur les causes et les rem&#232;des de la maladie qui attaque les arbres des promenades de la ville d'Agen&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Janvier 1789&lt;/strong&gt; &#8211; Journal d'un voyage aux Pyr&#233;n&#233;es&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mai 1790&lt;/strong&gt; &#8211; Rapport sur les marais de Brax et Monbusq, par MM. de Saint-Amans et Lomet&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Messidor an VII&lt;/strong&gt; &#8211; Pr&#233;cis d'un voyage agricole, botanique et pittoresque dans les Landes&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Niv&#244;se an VIII&lt;/strong&gt; &#8211; Description abr&#233;g&#233;e du d&#233;partement de Lot-et-Garonne&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pluvi&#244;se an IX&lt;/strong&gt; &#8211; Rapport sur un ouvrage de M. Rougier-Labergerie, relatif &#224; l'abus des d&#233;chiffrements et &#224; la destruction des bois et for&#234;ts&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Vent&#244;se an IX&lt;/strong&gt; &#8211; Recherches sur des monnoies anciennes&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Germinal an IX&lt;/strong&gt; &#8211; Description de &lt;i&gt;l'hieracium eriophorum&lt;/i&gt;, plante nouvelle trouv&#233;e &#224; la Teste-de-Buch [Gironde]&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Niv&#244;se an X&lt;/strong&gt; &#8211; Pr&#233;cis historique des &#233;migrations des Boyens&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Frimaire an XI&lt;/strong&gt; &#8211; Traduction du m&#233;moire de M. Howard sur les substances pierreuses et m&#233;talliques tomb&#233;es de l'atmosph&#232;re, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;BIBLIOGRAPHIE&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1101 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/IMG/pdf/Publications_de_Boudon_de_Saint-Amans.pdf&quot; title='PDF - 17.3 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 17.3 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Principales publications de Saint-Amans de son vivant&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1102 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/IMG/pdf/Publications_posthumes.pdf&quot; title='PDF - 7.8 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 7.8 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Publications posthumes&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pour en savoir plus sur Boudon de Saint-Amans&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Andrieu, Jules. &lt;i&gt;Bibliographie g&#233;n&#233;rale de l'Agenais et des parties du Condomois et du Bazadais incorpor&#233;es dans le d&#233;partement de Lot-et-Garonne&lt;/i&gt;. Paris, A. Picard, 3 vol. 1886-1891. Notice sur Jean-Florimond Boudon de Saint-Amans : tome second, p. 263-267.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bartayr&#232;s, Antoine. &#8220;Eloge de M. de Saint-Amans&#8221;. &lt;i&gt;Recueil des Travaux de la Soci&#233;t&#233; d'Agriculture, Sciences et Arts d'Agen&lt;/i&gt;, tome III, 1834, p. 137-172. Et &lt;i&gt;Eloge de M. de Saint-Amans lu devant la Soci&#233;t&#233; d'Agriculture, Sciences, Lettres et Arts d'Agen&lt;/i&gt;. Agen, Prosper Noubel, 1874.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bilh&#232;se, abb&#233;. &#8220;Jean-Florimond Boudon de Saint-Amans : services et campagnes d'un agenais&#8221;. &lt;i&gt;Revue de l'Agenais&lt;/i&gt;, 1962 et 1963.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chaudruc de Crazannes, Jean-C&#233;sar-Marie-Alexandre, baron. &lt;i&gt;Notice historique et biographique sur M. de Saint-Amans&lt;/i&gt;. Agen, P. Noubel, 1832.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Drucbert, Marie-Fran&#231;oise. &lt;i&gt;Jean-Florimond Boudon de Saint-Amans (1748-1831)&lt;/i&gt; ; ou L'Influence du Si&#232;cle des Lumi&#232;res en province ; ou L'Empirisme en politique. Bordeaux, universit&#233; de Droit, m&#233;moire de ma&#238;trise, 1972, 55p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jouannet, F. &#8220;Eloge de M. Jean Florimond Boudon de Saint-Amans, membre du conseil g&#233;n&#233;ral de lot-et-Garonne depuis la cr&#233;ation de ce conseil...&#8221; &lt;i&gt;Acad&#233;mie royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux&lt;/i&gt;, 1832, p. 89-110.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lauzun, Philippe. &#8220;Biographie de Saint-Amans&#8221;. &lt;i&gt;Revue de l'Agenais&lt;/i&gt;, 1913, p. 93&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lauzun, Philippe. &lt;i&gt;Les Manuscrits de la Biblioth&#232;que de Saint-Amans&lt;/i&gt;. Agen, imprimerie Lamy, 1889&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Lettres in&#233;dites de Ramond, Strasbourgeois, membre de l'Institut, surnomm&#233; le peintre des Pyr&#233;n&#233;es&lt;/i&gt;. Toulouse, Privat, 1893. [Lettres de Ramond adress&#233;es &#224; son grand ami Boudon de Saint-Amans. Elles rec&#232;lent bon nombre de renseignements sur Saint-Amans et sa famille]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Magen, Adolphe. &lt;i&gt;Ramond de Carbonni&#232;res et Boudon de Saint-Amans&#8230;&lt;/i&gt; Agen, Lamy, 1883, 16p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article186&quot; class='spip_in'&gt;Momm&#233;ja, Jules&lt;/a&gt;. &#8220;Les journaux de mer de J.-F. Boudon de Saint-Amans&#8221;. &lt;i&gt;Revue de l'Agenais&lt;/i&gt;, 1902, p. 12 et 202&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Momm&#233;ja, Jules. &#8220;Quelques documents in&#233;dits sur Boudon de Saint-Amans&#8221;. &lt;i&gt;Revue de l'Agenais&lt;/i&gt;, 1902, p. 438.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paraillous, A. &#8220;Boudon de Saint-Amans et l'esclavage des n&#232;gres&#8221;. &lt;i&gt;Revue de l'Agenais&lt;/i&gt;, n&#176; 1, 2000, p. 79-84&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P&#233;leran, E. &#8220;Saint-Amans peint par lui-m&#234;me&#8221;. &lt;i&gt;Revue de l'Agenais&lt;/i&gt;, 1948, p. 236&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P&#233;rotin, Yves. &#8220;Qui &#233;tait Boudon de Saint-Amans ?&#8221;. &lt;i&gt;Revue de l'Agenais&lt;/i&gt;, 1956, p. 73&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Saint-Amans, Pierre-Honor&#233; Boudon de. &lt;i&gt;Fragmens de correspondance de feu M. de Saint-Amans avec son fils a&#238;n&#233; et Mme de Saint-Amans&lt;/i&gt;. Agen, P. Noubel, 1832, 44p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tamizey de Larroque, Philippe. &lt;i&gt;J.F. Boudon de Saint-Amans : fragments de lettres &#224; Grandidier&lt;/i&gt;. Paris, A. Picard, 1895, 39p. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;FONDS JEAN FLORIMOND BOUDON DE SAINT-AMANS&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1100 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:120px;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/IMG/pdf/Inventaire_archives_Boudon_de_Saint-Amans.pdf&quot; title='PDF - 14.4 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 14.4 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Inventaire des archives Boudon de Saint-Amans&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;ARTICLES EN RELATION&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article227&quot; class='spip_in'&gt;Acad&#233;mie celtique&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article304&quot; class='spip_in'&gt;Soci&#233;t&#233; acad&#233;mique d'Agen&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article186&quot; class='spip_in'&gt;Jules Momm&#233;ja&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Auteur &lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Florence Galli-Dupis&lt;br /&gt;
Ing&#233;nieur CNRS&lt;br /&gt;
LAHIC &#233;quipe du IIAC : Institut Interdisciplinaire d'Anthropologie du Contemporain (UMR 8177 CNRS - EHESS)&lt;br /&gt;
2009&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'abb&#233; C&#233;saire Daug&#233; (1858-1945) et la tradition orale : &quot;Le Mariage et la famille en Gascogne d'apr&#232;s les proverbes et les chansons&quot; (1916-1930)</title>
		<link>https://www.garae.fr/new/spip.php?article318</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.garae.fr/new/spip.php?article318</guid>
		<dc:date>2009-09-22T13:43:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>garae1</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Cur&#233; de campagne polygraphe et prolifique, C&#233;saire Daug&#233; fut &#224; la fois &#233;rudit, historien local, &#233;crivain, philologue, f&#233;libre et ethnographe, en tant qu'auteur de l'ouvrage monumental intitul&#233; &lt;i&gt;Le Mariage et la Famille en Gascogne d'apr&#232;s les Proverbes et les Chansons&lt;/i&gt;, v&#233;ritable bible du folklore landais.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique64" rel="directory"&gt;01. Ethnographes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L104xH150/arton318-676bf.jpg&quot; width='104' height='150' style='height:150px;width:104px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pseudonymes&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Philibert de Lourine - Lou Gat Esquiro - Lou Hapchot - Lou Hapthiot&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sociabilit&#233;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Michel (Miqu&#232;u) Camelat (1871-1962) ; F&#233;lix Despagnet ; &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article232&quot; class='spip_in'&gt;Vincent Foix&lt;/a&gt;, abb&#233;, (1857-1932) ; Simin Palay (1874-1965) ; &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article289&quot; class='spip_in'&gt;Jean-F&#233;lix P&#233;degert&lt;/a&gt;, abb&#233;, (1809-1889) ; Adrien Plant&#233;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Soci&#233;t&#233;s savantes dont il fut membre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Agr&#233;&#233; comme membre de la &lt;strong&gt;Soci&#233;t&#233; de Borda&lt;/strong&gt; (Dax) en d&#233;cembre 1895, C&#233;saire Daug&#233; en est le vice-pr&#233;sident de 1921 &#224; la fin de sa vie, avant d'en &#234;tre le pr&#233;sident honoraire.&lt;br /&gt;
Il appartient &#233;galement &#224; l'&lt;strong&gt;Escole Gaston Febus&lt;/strong&gt; (soci&#233;t&#233; litt&#233;raire f&#233;libr&#233;enne), pour sa section des Landes, dont il fut longtemps le secr&#233;taire, puis le tr&#233;sorier (de 1923 &#224; 1933), avant d'en &#234;tre &#233;galement pr&#233;sident d'honneur.&lt;br /&gt;
Et participe aux activit&#233;s savantes de la &lt;strong&gt;Soci&#233;t&#233; historique de Gascogne &lt;/strong&gt;&#224; Auch. &lt;br /&gt;
Il alimente bien s&#251;r les revues diffus&#233;es par les trois soci&#233;t&#233;s, qu'il s'agisse respectivement du &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; de Borda&lt;/i&gt;, de la &lt;i&gt;Revue de Gascogne&lt;/i&gt; ou des &lt;i&gt;Reclams de Biarn e Gascougne&lt;/i&gt;, la revue occitane de l'Escole Gaston F&#233;bus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Biographie&lt;br /&gt;
Du jeune paysan au pr&#234;tre&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;C&#233;saire Daug&#233; na&#238;t dans le d&#233;partement des Landes, &#224; Aire-sur-l'Adour, un 27 ao&#251;t 1858, il y mourra le 10 juillet 1945.&lt;br /&gt;
Fils de &#171; brassier &#187;, son p&#232;re, Jean-Baptiste Daug&#233;, loue en effet &#8220;ses bras&#8221; en saison, mais se fait aussi colporteur, ou tueur de cochon &#224; l'occasion, ce qui lui permet d'avoir suffisamment de ressources pour envoyer son fils C&#233;saire &#233;tudier au s&#233;minaire d'Aire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jeune paysan jusque l&#224; libre comme l'air et parlant gascon, C&#233;saire Daug&#233; entre au petit s&#233;minaire en 1869, &#224; l'&#226;ge de 11 ans, et ne le quittera que huit ans plus tard pour int&#233;grer le grand s&#233;minaire. Il a alors 19 ans et poss&#232;de une solide culture classique en langue fran&#231;aise et latine, sans pour autant avoir oubli&#233; sa langue maternelle gasconne, comme en t&#233;moignent les annotations occitanes qui ponctuent les agendas et carnets de ces ann&#233;es de s&#233;minariste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ordonn&#233; pr&#234;tre en 1883, il officiera dans plusieurs paroisses de son pays des Landes, tout d'abord vicaire &#224; Peyrehorade jusqu'en 1886, puis cur&#233; de Gaill&#232;res de 1887 &#224; 1893, de Saint-Agnet et Sarron (1894-1902), de Beylongue enfin (1903-1913). Il termine sa carri&#232;re religieuse en la paroisse de Duhort-Bachen, dans son Tursan natal, o&#249; il sera nomm&#233; Chanoine honoraire &#224; 78 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un cur&#233; de campagne polygraphe et prolifique&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Son statut de cur&#233; de campagne ne l'emp&#234;che pas de faire &#339;uvre abondante et multiple, dans un registre illustrant &#224; la fois l'&#233;rudition, l'histoire locale, la litt&#233;rature, la linguistique et la philologie du gascon, et enfin l'ethnologie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la mort de C&#233;saire Daug&#233;, le pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; de Borda, Antonio Aparisi-Serres, c&#233;l&#232;brera l'importance de l'&#339;uvre de son vice-pr&#233;sident en ces termes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;L'&#339;uvre du Chanoine Daug&#233; est immense. S'il est vrai qu'au Petit S&#233;minaire, il prit la r&#233;solution d'&#233;crire au moins une page par jour, peu s'en faut, semble-t-il, qu'il n'ait tenu parole (&#8230;) En ce qui nous concerne, le &lt;/i&gt;Bulletin de Borda&lt;i&gt; a publi&#233; 39 &#233;tudes sign&#233;es de son nom (&#8230;). La &lt;/i&gt;Revue de Gascogne&lt;i&gt;, la &lt;/i&gt;Revue Historique de B&#233;arn et du Pays Basque&lt;i&gt; ont ins&#233;r&#233;, &#233;galement, plusieurs de ses bonnes pages d'histoire. Il a m&#234;me chant&#233; quelques airs de musique avec des paroles originales.&lt;br /&gt;
Adepte convaincu du mouvement f&#233;libr&#233;en, dignitaire de l'Escole Gastou-F&#233;bus, Majoral du F&#233;librige, le Chanoine Daug&#233; a cultiv&#233; la langue maternelle suc&#233;e avec le lait non seulement dans les &lt;/i&gt;Reclams de Biarn e Gascougne&lt;i&gt;, mais s&#233;par&#233;ment dans quinze livres de prose ou de vers et dans neuf pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre qui connurent le plus franc succ&#232;s. Son nom est le plus connu de la litt&#233;rature gasconne landaise ; c'est un ma&#238;tre &#233;crivain classique du terroir, naturel, vrai, traditionnel, populaire, dot&#233; d'une langue savoureuse et flexible qu'il manie en toute puret&#233;, apr&#232;s en avoir &#233;crit la &lt;/i&gt;Grammaire&lt;i&gt; ; le seul de nos auteurs r&#233;gionaux qui ait domin&#233; compl&#232;tement la prose. Trois volumes de vers fran&#231;ais compl&#232;tent cet important bagage ; car nous ne citerons que pour m&#233;moire la part vibrante du journaliste-pol&#233;miste dans les colonnes de &lt;/i&gt;La Croix des Landes&lt;i&gt; o&#249; il milita pendant vingt-deux ans, des &lt;/i&gt;Nouvelles du Sud-Ouest&lt;i&gt;, de &lt;/i&gt;La Semaine Religieuse du Dioc&#232;se&lt;i&gt; et de quelques autres feuilles d'opinion catholique et conservatrice&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(Extrait de &#8220;Eloge fun&#232;bre de M. le Chanoine Daug&#233; prononc&#233; le 12 juillet 1945, &#224; une S&#233;ance de la Soci&#233;t&#233; de Borda par M. le Docteur APARISI-SERRES&#8221;, &lt;i&gt;Semaine religieuse d'Aire et de Dax&lt;/i&gt;, juillet 1945, p. 184-185).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;rudit, historien du local&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Comme le fait remarquer Guy Latry :
&#171; &lt;i&gt;Dans l'ensemble de l'&#339;uvre &#233;dit&#233;e de C&#233;saire Daug&#233;, l'histoire fait jeu &#233;gal avec la litt&#233;rature gasconne ou fran&#231;aise (&#8230;) Si l'histoire eccl&#233;siastique locale dans ses diff&#233;rents aspects (architecture, ordres religieux, confr&#233;ries, hospices&#8230;) se taille une bonne part du corpus (une vingtaine de titres), l'histoire &#233;conomique n'est pas n&#233;glig&#233;e, ni la mati&#232;re &#224; la charni&#232;re de l'histoire et de l'ethnographie. Enfin, quelques villages font l'objet d'une monographie&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(Guy Latry, &#8220;L'histoire, ou le travail du deuil&#8221;, in : &lt;i&gt;C&#233;saire Daug&#233;&lt;/i&gt;. Actes du colloque d'Aire-sur-l'Adour (4 et 5 novembre 1995), 2001, p. 123).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre historiographie et ethnographie&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;L'une de ces monographies, celle du village de Rion-des-Landes, est particuli&#232;rement remarquable, tant par son volume -elle comporte 460 pages- que par son int&#233;r&#234;t ethnographique qui, notamment dans le dernier chapitre, d&#233;passe largement le cadre rionnais pour embrasser le peuple gascon dans sa globalit&#233;.&lt;br /&gt;
&#171; Dans ces traditions, ces croyances et la litt&#233;rature orale qui s'y rattache, Daug&#233; retrouve ce qui demeure, selon lui, de l'ancienne communaut&#233; rurale. (&#8230;) L'ensemble a l'ambition de dessiner une mentalit&#233; gasconne aux limites floues, &#224; vrai dire, dans le temps comme dans l'espace &#187;. (Guy Latry, &lt;i&gt;idem&lt;/i&gt;, p. 129).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le F&#233;libre gascon&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Daug&#233; cherchera d&#232;s les ann&#233;es 1890 &#224; &#233;riger le gascon en langue litt&#233;raire, suivant d'ailleurs l'exemple d'un enseignant du s&#233;minaire d'Aire, le chanoine &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article289&quot; class='spip_in'&gt;Jean-F&#233;lix P&#233;degert&lt;/a&gt; (1809-1889), qui, natif de Pontonx-sur-Adour et &#233;minent philologue, &#233;crit en gascon dans une graphie raisonn&#233;e personnelle.&lt;br /&gt;
C&#233;saire Daug&#233; se r&#233;clamera ouvertement de lui en ces termes :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;le bon et savant M. P&#233;degert, qui a guid&#233; les premiers pas de l'auteur en f&#233;librige, et qui a daign&#233; arr&#234;ter la facture de deux ou trois premi&#232;res pi&#232;ces &#233;chapp&#233;es &#224; sa plume, plus inexp&#233;riment&#233;e encore que hardie, au temps o&#249; versifier en gascon passait pour &#234;tre une trivialit&#233; sinon une h&#233;r&#233;sie&lt;/i&gt;. &#187; (Pr&#233;face &#224; &lt;i&gt;Flous de Lane&lt;/i&gt;, 1901, p. IX-X).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Daug&#233; entre en contact avec le f&#233;librige gascon par l'interm&#233;diaire de la revue &lt;i&gt;Reclams de Biarn e Gascounhe &lt;/i&gt;(1897-), &#233;dit&#233;e par l'Escole Gastou F&#233;bus, revue &#224; laquelle il s'abonne d&#232;s le second num&#233;ro ; ainsi qu'&#224; l'occasion des Jeux floraux de 1898 &#224; Biarritz o&#249; il remporte le premier prix pour une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre intitul&#233;e &lt;i&gt;Sente Quiteyre&lt;/i&gt;, &#339;uvre qui, selon le rapporteur du concours, marque &#171; le d&#233;but d'un auteur &#187; promis &#224; &#171; un brillant avenir &#187;.&lt;br /&gt;
Daug&#233; rejoint donc le F&#233;librige &#8211;mouvement de d&#233;fense des langue et culture occitanes- et c&#244;toie Adrien Plant&#233;, F&#233;lix Despagnet, Simin Palay et Miqueu Camelat.&lt;br /&gt;
Alors que cette instance f&#233;libr&#233;enne d&#233;bat sur les modalit&#233;s de sortir de l'acad&#233;misme pour s'ouvrir au peuple, C&#233;saire Daug&#233; souhaite organiser des &#171; f&#233;libr&#233;es &#187; &#224; l'instar des Proven&#231;aux, (une f&#233;libr&#233;e &#233;tant une f&#234;te publique organis&#233;e par les habitants d'un lieu en l'honneur de la langue d'oc, avec chants, th&#233;&#226;tre, discours, conf&#233;rences, fanfares et d&#233;fil&#233;s en costumes traditionnels).&lt;br /&gt;
La premi&#232;re f&#233;libr&#233;e landaise se d&#233;roule en 1899 &#224; Geaune en Tursan. D'autres f&#233;libr&#233;es suivront et resteront m&#233;morables (Saint-Sever en 1902, Mont-de-Marsan en 1906, puis en 1934, Rion-des-Landes en 1912, Peyrehorade en 1926, Dax, 1930 et Aire-sur-l'Adour en 1922, notamment).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le f&#233;libre Daug&#233; acc&#232;de tr&#232;s rapidement &#224; une reconnaissance locale et nationale, allant jusqu'&#224; la cons&#233;cration, puisqu'en 1901, Fr&#233;d&#233;ric Mistral dans sa r&#233;ponse &#224; l'envoi des &lt;i&gt;Flous de Lane&lt;/i&gt;, reconna&#238;t en lui : &#171; &lt;i&gt;un pou&#232;to m&#232;stre de soun art e un lanusquet m&#232;stre de sa lengo&lt;/i&gt; &#187; (un po&#232;te ma&#238;tre de son art et un landais ma&#238;tre de sa langue). Dor&#233;navant, il signera ses contributions aux revues occitanes de &#8220;C. Daug&#233;, lanusquet&#8221;.&lt;br /&gt;
Nomm&#233; &#8220;Mestre en Gai Sab&#233;&#8221; en 1924, puis &#233;lu Majoral, porteur du titre de &#8220;Cigalo de la Tourre Magno&#8221; en 1926, &#224; la Sainte-Estelle d'Hy&#232;res, Daug&#233; &#171; &lt;i&gt;incarne ainsi la figure accomplie du f&#233;libre &#8211;non le f&#233;libre tel qu'il fut le plus souvent, notable de petite ville, s'effor&#231;ant vainement d'atteindre les hauteurs de la po&#233;sie parnassienne pour exalter son clocher et son petit pays, mais le f&#233;libre tel qu'un Cam&#233;lat pouvait l'imaginer, militant de la langue, &#233;crivant et agissant, au-del&#224; de tout souci de gloriole personnelle, pour rendre au peuple le sentiment de la dignit&#233; de sa langue&lt;/i&gt; &#187;. (Guy Latry, Avant-propos, &lt;i&gt;C&#233;saire Daug&#233;&lt;/i&gt;. Actes du colloque d'Aire-sur-l'Adour, 1995, p. 10-11).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Daug&#233; philologue&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;C&#233;saire Daug&#233; publie sa &lt;i&gt;Grammaire gasconne&lt;/i&gt; en 1905, dans laquelle il d&#233;clare : &#171; &lt;i&gt;Notre bonne volont&#233; s'est content&#233;e de prendre le dialecte d'Aire, tel qu'il est, et de le mettre en Grammaire sans le comparer &#224; ce qui aurait pu &#234;tre publi&#233; d&#233;j&#224; sur d'autres dialectes fr&#232;res&lt;/i&gt; &#187;. (&lt;i&gt;Grammaire gasconne&lt;/i&gt;, 1905, p. 6).&lt;br /&gt;
Consid&#233;rant qu'&#233;crire le gascon ou le parler par connivence avec ses paroissiens ne suffisait pas, Daug&#233; s'attelle &#224; la lourde t&#226;che de la normaliser et de la codifier, comme il s'en explique dans la pr&#233;face m&#234;me de sa grammaire : &#171; &lt;i&gt;Beaucoup de personnes se montrent surprises de ce que le Gascon n'ait pas sa Grammaire et son Dictionnaire, et concluent de l&#224; que le Gascon n'est pas une langue&lt;/i&gt; &#187;. (&lt;i&gt;Grammaire gasconne&lt;/i&gt;, p. 5).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L'&#233;crivain, po&#232;te et dramaturge&lt;br /&gt;
Le po&#232;te&lt;br /&gt;
&#171; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;Daug&#233; fait partie de ces g&#233;n&#233;rations qui versifient comme elles respirent, et peuvent &#224; n'importe quelle occasion improviser un sonnet r&#233;gulier. Son agenda de l'ann&#233;e 1876, et un carnet de &#171; po&#233;sies autographes &#187; de la m&#234;me ann&#233;e (il a 18 ans), gardent trace de ses premiers essais, de la charade assonanc&#233;e* au po&#232;me de tonalit&#233; &#233;pique et patriotique (&lt;/i&gt;Le chant du Barde gaulois pr&#234;chant la guerre contre Rome&lt;i&gt;)&lt;/i&gt; &#187;. (Guy Latry, &#8220;C&#233;saire Daug&#233;, entr&#233;es en m&#234;l&#233;e (1896-1901)&#8221;, in : &lt;i&gt;C&#233;saire Daug&#233;&lt;/i&gt;. Actes du colloque d'Aire-sur-l'Adour, 1995, p. 15).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* &#171; &lt;i&gt;Tout homme a mon premier que jamais il ne voit ;&lt;br /&gt;
Mon second dans les champs montre sa belle voix ;&lt;br /&gt;
Mon tout de ce carnet est possesseur et roi !&lt;br /&gt;
(Dos &#8211; Geai)&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Le dramaturge gascon&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Constatant qu'&#171; &lt;i&gt;en 50 ans, la vie du monde a plus chang&#233; qu'en 1000&lt;/i&gt; &#187;, Daug&#233; revisite la tradition th&#233;&#226;trale d'oc en illustrant diff&#233;rents genres th&#233;&#226;traux, allant du &lt;strong&gt;th&#233;&#226;tre religieux&lt;/strong&gt;, bien &#233;videmment (&lt;i&gt;Lou Mist&#232;ri dous Reis&lt;/i&gt;, 1925 ou &lt;i&gt;Lou Mist&#232;ri de Nadau&lt;/i&gt;, 1931, et &lt;i&gt;La H&#232;ste de Mama&lt;/i&gt;, 1926, par exemple), au &lt;strong&gt;th&#233;&#226;tre comique&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Lou Bart&#233;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Lou Crab&#233;&lt;/i&gt; de 1922, &lt;i&gt;La H&#232;ste de Cas&#232;res&lt;/i&gt; (1924), &lt;i&gt;Lous Boussuts&lt;/i&gt; (1937) ou encore &lt;i&gt;Lous Tiquets de la Catinou&lt;/i&gt; de 1941) ; en passant par le &lt;strong&gt;drame historique&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;La Mort du Poilu&lt;/i&gt;, 1921) ou &lt;strong&gt;hagiographique&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Sente Quiteyre&lt;/i&gt;, 1898), ou encore la &lt;strong&gt;tragi-com&#233;die&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Lou Mayre aulh&#233;&lt;/i&gt;, 1938).&lt;br /&gt;
S'il r&#233;invente le th&#233;&#226;tre populaire gascon, C&#233;saire Daug&#233; invente de toute pi&#232;ce, si l'on peut dire, un genre nouveau, le &#8220;genre ethnographique&#8221; avec sa &lt;i&gt;Nouce gascoune &lt;/i&gt;de 1925. &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
C&#233;saire Daug&#233; folkloriste&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;i&gt;Le Mariage et la Famille en Gascogne d'apr&#232;s les Proverbes et les Chansons&lt;/i&gt; (1916-1930) constitue un important inventaire en 3 tomes de la tradition orale gasconne.&lt;br /&gt;
Dans sa &#171; Bibliographie m&#233;thodique &#187;, (&lt;i&gt;Manuel de Folklore fran&#231;ais contemporain&lt;/i&gt;, Paris, Picard, 1937, t. III, &#8220;Bibliographie&#8221;, p. 213), Van Gennep d&#233;crit et commente l'&#339;uvre ma&#238;tresse de C&#233;saire Daug&#233; de la mani&#232;re suivante :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; DAUG&#201; (abb&#233; C.) Le mariage et la famille en Gascogne d'apr&#232;s les proverbes ; paru par fragments dans Bull. trim. Soc. Borda ; puis en 3 vol. in-8&#176; : t. I, Paris, Picard, et Bordeaux, F&#233;ret, 1916, VIII-294p. (avant le mariage ; les noces ; apr&#232;s les noces) ; t. II, chez l'auteur, Duhort-Bachen par Aire-sur-l'Adour, Landes, 1930, I-418p. (la nature ; animaux, plantes, agriculture, m&#233;t&#233;orologie, saisons) ; t. III, ibid., 1930, I-312p. (corps humain ; habitation ; v&#234;tement ; religion ; professions et m&#233;tiers ; psychologie ; sant&#233; et maladie ; personnages surnaturels) &#187;. Il poursuit sa notice par cette appr&#233;ciation laconique mais &#233;logieuse : &#171; monographie de premi&#232;re importance, bien que le classement d'apr&#232;s les proverbes soit peu commode &#187;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;BIBLIOGRAPHIE&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour une bibliographie des &#339;uvres de Daug&#233; voir :&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
PIC, Fran&#231;ois. &#8220;Essai de bibliographie de l'&#339;uvre publi&#233;e et in&#233;dite de C&#233;saire Daug&#233; (1858-1945)&#8221;, In : &lt;i&gt;C&#233;saire Daug&#233;&lt;/i&gt;. Actes du colloque d'Aire-sur-l'Adour (4 et 5 novembre 1995) r&#233;unis et pr&#233;sent&#233;s par Guy Latry. Toulouse, Centre d'Etude et de Litt&#233;rature Occitane (CELO) / William Blake &amp; Co. Edit., 2001, p. 177-209.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Etudes sur C&#233;saire Daug&#233;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
ALRANQ, Claude. &#8220;Le th&#233;&#226;tre de Daug&#233;, exemple &#233;difiant d'un th&#233;&#226;tre des communaut&#233;s culturelles du Sud fran&#231;ais&#8221;. In : &lt;i&gt;C&#233;saire Daug&#233;&lt;/i&gt;. Actes du colloque d'Air-sur-l'Adour, 1995, p. 51-56.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;CABANNES, Gabriel. &lt;i&gt;Galerie des Landais&lt;/i&gt;. Tome V. Hossegor, &#233;d. Chabas, 1931, p. 51-54. Tome VI, p. 291. Tome VII, p. 247-248.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;C&#233;saire Daug&#233;&lt;/i&gt;. Actes du colloque d'Aire-sur-l'Adour (4 et 5 novembre 1995) r&#233;unis et pr&#233;sent&#233;s par Guy Latry. Toulouse, Centre d'Etude et de Litt&#233;rature Occitane (CELO) / William Blake &amp; Co. Edit., 2001, 209p. (Annales de Litt&#233;rature Occitane ; 4) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;ARCHIVES&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Inventaire des fonds Daug&#233;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;ARCHIVES DEPARTEMENTALES DES LANDES (MONT-DE-MARSAN)&lt;BR /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;BR /&gt;
&lt;strong&gt;3 F 1 &#224; 301 &#8220;Collection de l'abb&#233; Daug&#233;&#8221;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;I &#8211; 3 F 1 &#224; 176 - Les dossiers topographiques&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;3 F 1 &#224; 173&lt;/strong&gt; : Papiers sur l'&#233;v&#234;ch&#233; d'Aire de 1699 &#224; 1914. Administration ; enseignement ; r&#233;tablissement du culte (an X) ; d&#238;me ; retraite eccl&#233;siastique ; p&#232;lerinage.&lt;br /&gt;
Notes historiques de Aire &#224; Ygos (familles, fabriques, etc.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 174&lt;/strong&gt; : D&#233;partement des Basses-Pyr&#233;n&#233;es ; Bayonne ; l'&#233;v&#234;ch&#233; et les paroisses des Landes (An XIII-1823).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 175&lt;/strong&gt; : D&#233;partement des Basses-Pyr&#233;n&#233;es. Notes historiques et familles diverses : communes d'Arzac, Bilh&#232;res, Diusse, Lanux, chapitre de Saint-Esprit (1633-XXe si&#232;cle).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 176&lt;/strong&gt; : D&#233;partement du Gers. Communes de Aurensan, Barcelone, Bern&#232;de, Maumusson, Moncla, Mongaillard, Montguilhem, Saint-Germ&#233;, Saint-Mont, Vergoignan (1519-XIXe si&#232;cle).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;II - 3 F 177 &#224; 232 &#8211; Les dossiers de familles&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Proc&#233;dures. Livres de raison. Cessions de biens. G&#233;n&#233;alogie. Notices n&#233;crologiques. Correspondance de famille et d'int&#233;r&#234;ts. Titres de famille et de propri&#233;t&#233;. Comptes et correspondance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;III - 3 F 233 &#224; 253 &#8211; Dossiers documentaires&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;3 F 233&lt;/strong&gt; : Parlement de Bordeaux. Fragments d'un recueil d'arr&#234;ts (XVIIIe si&#232;cle).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 234&lt;/strong&gt; : Etats G&#233;n&#233;raux. S&#233;n&#233;chauss&#233;e de Lannes (1649).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 235&lt;/strong&gt; : R&#233;union &#224; la G&#233;n&#233;ralit&#233; de Bordeaux, du Marsan, Tursan, Gabardan, Lannes, Bayonne et Labourt (1775).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 236&lt;/strong&gt; : Ev&#234;ch&#233; d'Aire (XVIe-XIXe s.). Proc&#232;s-verbal de l'&#233;tat des &#233;glises et b&#233;n&#233;fices en 1572 (copie et notice historique).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 237&lt;/strong&gt; : Jans&#233;nisme. Lettres doctrinales imprim&#233;es (1753).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 238&lt;/strong&gt; : R&#233;volution, actes des pouvoirs centraux et locaux (r&#233;pertoire alphab&#233;tique de lois). Jugements de la Commission de Montadour (copies). Affaires religieuses : s&#233;questre, suppression de la d&#238;me, lettre pastorale de l'&#233;v&#234;que de Santander pour prot&#233;ger les eccl&#233;siastiques fran&#231;ais &#233;migr&#233;s, pamphlet contre-r&#233;volutionnaire, manuscrit intitul&#233; &#171; Les Principes du chr&#233;tien pers&#233;cut&#233; &#187;. (1789-an VII)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 239&lt;/strong&gt; : Elections, affaires politiques (affiches, propagande, journaux). Franc-ma&#231;onnerie. (XIXe-XXe).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 240&lt;/strong&gt; : F&#234;tes et c&#233;r&#233;monies (1828-XXe).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 241&lt;/strong&gt; : Hygi&#232;ne, sant&#233; ; &#233;pid&#233;mie ; m&#233;decine (1829-1858).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 242&lt;/strong&gt; : Agriculture. For&#234;ts, dunes, moulins. (An XI-1813).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 243&lt;/strong&gt; : Poids et mesures, tableau d'&#233;quivalence (1807).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 244&lt;/strong&gt; : Arm&#233;e, guerre (1814-1850).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 245&lt;/strong&gt; : Ecole centrale des Landes, distribution des prix (1800).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 246 &#224; 250&lt;/strong&gt; : Justice. Parquet du tribunal de Mont-de-Marsan, correspondance g&#233;n&#233;rale (XIXe). Notes du personnel judiciaire (1820-1825). Registre des affaires criminelles et correctionnelles (1816-1821). Comptes rendus de l'administration de la justice criminelle (1825-1829). Tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan (an VII-an XI).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 251&lt;/strong&gt; : Cultes. S&#233;paration de l'Eglise et de l'Etat. Associations. P&#232;lerinages. Affaires diverses (XXe).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 252&lt;/strong&gt; : Mutualit&#233; scolaire, statuts, r&#232;glement, notice (XXe).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 253&lt;/strong&gt; : Prison de Mont-de-Marsan, r&#232;glement, personnel, d&#233;tenus, mobilier (1829-1851).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;IV &#8211; 3 F 254-263 &#338;uvres historiques, religieuses et litt&#233;raires de C&#233;saire Daug&#233;. &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;3 F 254&lt;/strong&gt; : Copies et analyses de textes prises aux Archives nationales, d&#233;partementales et communales, ainsi que chez les notaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 255&lt;/strong&gt; : Notes et notices sur des sujets divers : armorial, m&#233;tayage, le mariage et la famille en Gascogne, la tombe disco&#239;dale en Gascogne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 256&lt;/strong&gt; : &#338;uvres litt&#233;raires et f&#233;libr&#233;ennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 257&lt;/strong&gt; : Conf&#233;rence sur la Gascogne chr&#233;tienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 258&lt;/strong&gt; : &#338;uvres religieuses, sermons et cantiques, conf&#233;rences eccl&#233;siastiques par l'abb&#233; Daug&#233; et les autres cur&#233;s de son doyenn&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 259&lt;/strong&gt; : Notes &#233;parses sur des sujets historiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3 F 260 [Cote vacante]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 261&lt;/strong&gt; : Papiers de L&#233;on Sorbets (1827-1889), m&#233;decin et arch&#233;ologue d'Aire-sur-Adour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 262&lt;/strong&gt; : &#338;uvres litt&#233;raires diverses, com&#233;dies, po&#233;sies et chansons de pi&#233;t&#233;&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 F 263&lt;/strong&gt; : Plans, cartes, dessins, photographies, gravures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;V &#8211; 3 F 264-301 Minutes de notaires&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Etudes class&#233;es par ordre alphab&#233;tique de communes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;SOCIETE DE BORDA (DAX)&lt;BR /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;BR /&gt;
Les archives de C&#233;saire Daug&#233; se pr&#233;sentent majoritairement sous forme de cahiers, format &#233;colier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cote 003. Quelques notes sur Coudures (1 cahier manuscrit, dat&#233; 1942).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cote 004. Petite histoire de Duhort-Bachen (1 cahier ms, 1940-1941).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cote 005. Saint-Loubouer. Son histoire (9 cahiers ms).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cote 006 et 007. Le verbe &#8220;Ha&#8221; (faire) (2 cahiers ms).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cote 008. Proverbes gascons. Lettres A-G (1 cahier ms, 1909).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cote 009. Po&#233;sies gasconnes &#8220;A perucades&#8221;. (1 cahier ms, 1913).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cote 010. Cahier de notes diverses. Personnes et lieux. &#8220;Quelques notes sur B&#233;nesse-Maremne&#8221;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cote 011. Cahier de notes diverses. Personnes et lieux (Mar&#233;chal Magnan, Mgr de Sarret, Vicomt&#233; d'Orthe, Montaut, Saugnac, Clermont, Garrey, Orx, Taron).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cote 322. &#171; La Loge ma&#231;onnique de Mont-de-Marsan (1805-1814). Cahier manuscrit de 142p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cote 430. Histoire des Soubiran (Labastide-d'Armagnac), manuscrit&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cote 445. Cahier et feuillets manuscrits &#171; Villes du Sud-Ouest : Aire-sur-l'Adour. Notices n&#233;crologiques sur C&#233;saire Daug&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Appartenant au fonds &lt;strong&gt;Aparisi-Serres&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cote 117. Dossier dat&#233; 1959 sur &#171; La vente de vin en Hollande &#187;, 63 feuillets manuscrits + communication manuscrite d'une conf&#233;rence de Daug&#233; &#171; Les Vins de B&#233;arn en Hollande &#187;, prononc&#233;e dans le cadre de la Soci&#233;t&#233; de Borda en 1908.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE DE PAU&lt;BR /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;BR /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Cote &lt;strong&gt;Ms. Gas. 8&lt;/strong&gt;, pi&#232;ces 1-3&lt;br /&gt;
3 cahiers manuscrits avec mention &#171; 3e transcription. Copie pour l'imprimeur &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Cote &lt;strong&gt;Ms. Gas. 8&lt;/strong&gt;, pi&#232;ce 4&lt;br /&gt;
1 cahier &#171; 2e transcription de Sounets de Ma &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;ACADEMIE NATIONALE DES SCIENCES, BELLES-LETTRES ET ARTS DE BORDEAUX&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Un cahier manuscrit de 184 pages, dat&#233; septembre-novembre 1923, intitul&#233; &#8220;Le superlatif absolu dans la langue gasconne&#8221;. Pp. 3-11 : &#8220;Etude&#8221; ; pp. 13-184 : &#8220;Dictionnaire des superlatifs absolus&#8221;.&lt;br /&gt;
Ce manuscrit, re&#231;u le 23 d&#233;cembre 1923, a &#233;t&#233; envoy&#233; par Daug&#233; &#224; l'Acad&#233;mie de Bordeaux pour participer au concours de la Fondation La Grange. Ce prix annuel, cr&#233;&#233; par le marquis de La Grange (mort en 1875), &#233;tait d&#233;cern&#233; en alternance &#171; &#224; l'auteur du meilleur livre ou m&#233;moire sur la langue gasconne (&#8230;) et &#224; l'auteur du meilleur livre ou m&#233;moire sur la numismatique de nos provinces m&#233;di&#233;vales &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Auteur&lt;br /&gt;
Florence Galli-Dupis&lt;br /&gt;
Ing&#233;nieure Cnrs, IIAC/Lahic&lt;br /&gt;
2009&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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