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		<title>Joseph Maffre (1893-1975)</title>
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		<dc:date>2015-05-22T12:31:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ethno garae</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Vigneron, &#233;rudit, ethnographe&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique64" rel="directory"&gt;01. Ethnographes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L122xH150/arton432-6f342.jpg&quot; width='122' height='150' style='height:150px;width:122px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Joseph Maffre fait partie de ces hommes que la trajectoire de leur vie identifie compl&#232;tement &#224; un lieu, pour lui le village de Rouffiac d'Aude, &#224; peu de distance de Carcassonne. Descendant d'une famille de vignerons il incarnera &#224; son tour, sa vie durant, cette tradition. L'estime que lui portaient ses concitoyens &#233;tait telle qu'en 1935 il fut choisi comme maire &#171; malgr&#233; lui &#187;, ce qui ne l'emp&#234;cha pas d'assumer cette mission jusqu'&#224; la fin de sa vie. A bien regarder son parcours il semble incarner au mieux la complexit&#233; de ces personnages, h&#233;ritiers du 19&#232;me si&#232;cle, qui croisent les perspectives en s'adonnant &#224; plusieurs genres sans jamais vraiment abandonner l'un ou l'autre de leurs centres d'int&#233;r&#234;t. Rien d'&#233;tonnant &#224; ce qu'il ne commence ses recherches par l'histoire locale et qu'il les amplifie, au fil du temps, par des investigations arch&#233;ologiques. Rien d'&#233;tonnant non plus &#224; voir la place de la po&#233;sie, en vers ou en prose, chez un homme profond&#233;ment marqu&#233; par le poids du f&#233;librige et de ses disciples. En fait chez Maffre comme chez ses compagnons l'essentiel tourne autour de la langue d'oc, red&#233;couverte dans sa version scripturale et largement magnifi&#233;e. Comme ses proches il collabore &#224; diff&#233;rentes revues locales ou r&#233;gionalistes qui mettent en avant l'occitan. L'abb&#233; Salvat par exemple, voyant en lui un bon exemple de ces mainteneurs issus de la ruralit&#233; lui fera place au sein de sa revue &lt;i&gt;Lo Gai Saber&lt;/i&gt; et en fera m&#234;me un membre du coll&#232;ge d'Occitanie qu'il a fond&#233;. Peut-&#234;tre faudra-t-il retracer un jour les p&#233;rip&#233;ties du parcours de ces &#233;rudits de village qui, &#224; moment donn&#233;, croisent le chemin de ce qu'il est alors convenu d'appeler le folklore ou, de fa&#231;on plus moderne, les arts et traditions populaires. Outre sa rencontre avec l'abb&#233; Salvat qui le confortera dans son sentiment de dignit&#233; et de richesse de la langue d'oc, c'est le contact avec le Groupe Audois d'Etudes Folkloriques, en 1938, qui sera une &#233;tape d&#233;cisive dans ses choix d'&#233;criture et dans la diversit&#233; de ses registres. Cette ann&#233;e l&#224; le colonel Fernand Cros-Mayrevieille regroupe autour de lui une &#233;quipe de jeunes intellectuels, &#233;crivains, professeurs, ma&#238;tres d'&#233;cole, pharmacien&#8230; passionn&#233;e par les arts et traditions populaires et il cr&#233;e dans le m&#234;me temps une revue, &lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, qui sera l'organe du jeune groupe. D&#233;sireux de se d&#233;marquer des revues r&#233;gionalistes existantes, consid&#233;r&#233;es comme pass&#233;istes, ou des groupes un peu mi&#232;vres sp&#233;cialis&#233;s dans les danses folkloriques, le colonel sollicite et obtient le soutien de Gorges-Henri Rivi&#232;re qui vient d'&#234;tre nomm&#233; &#224; la t&#234;te du Mus&#233;e National des Arts et Traditions Populaires. Le souci d'une caution nationale ne signifie pas pour autant condescendance envers les personnalit&#233;s locales, bien au contraire. En effet un des premiers soucis du Gaef est de mettre en place, &#224; c&#244;t&#233; du noyau constitutif et d&#233;cisionnel un r&#233;seau de correspondants locaux qui sont appel&#233;s &#224; devenir les artisans de la revue, ceux qui en apporteront la mati&#232;re. C'est sans doute parce qu'ils connaissent ses curiosit&#233;s et qu'ils ont lu ses premiers travaux que Cros-Mayrevieille et les siens vont faire appel &#224; Joseph Maffre en lui proposant de devenir le repr&#233;sentant du groupe pour Rouffiac, t&#226;che qu'il accepte imm&#233;diatement. Cependant, sinon des r&#233;ticences on sent au moins quelques h&#233;sitations voire quelque crainte chez le jeune viticulteur qui, s'il est s&#251;r de sa langue, l'est peut-&#234;tre moins de son savoir, et ses premi&#232;res contributions se font en collaboration avec un &#171; a&#238;n&#233; &#187; qui confirme l'int&#233;r&#234;t et la qualit&#233; des mat&#233;riaux qu'il propose, qu'il s'agisse du v&#233;t&#233;ran Matthieu Laurent d'Olonzac ou du grand linguiste Louis Alibert. Mais ces h&#233;sitations n'ont qu'un temps, et, assez vite, Joseph Maffre, plus assur&#233;, livrera sous son seul nom des documents particuli&#232;rement pr&#233;cieux. Ils le sont d'autant plus qu'il s'agit d'observations directes, de t&#233;moignages personnels ou de souvenirs. Il en va ainsi pour les versions des contes populaires qu'il a relev&#233;es apr&#232;s les avoir entendues directement de la bouche du conteur, m&#234;me s'il ne donne pas toujours les &#233;l&#233;ments de contextualisation comme il &#233;tait coutume de le faire &#224; une &#233;poque o&#249; le texte primait. Au demeurant, avec le temps, il ne destinera pas ses apports &#224; la seule revue &lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, mais les diffusera aupr&#232;s des bulletins des soci&#233;t&#233;s savantes locales qui l'ont accueilli en leur sein. La lecture de ses contributions rend difficile d'esquisser une th&#233;matique tant sa curiosit&#233; l'a fait se mettre &#224; l'&#233;coute de toutes les productions populaires. Ainsi bon collecteur de litt&#233;rature orale, qu'il s'agisse des contes, des l&#233;gendes ou des jeux de langue, il se fait par ailleurs observateur attentif des pratiques agricoles ou des m&#233;tiers artisanaux, collectant les pri&#232;res en occitan, il se penche aussi sur les radeliers ou la m&#233;decine populaire&#8230;De fait il appara&#238;t un peu comme l'un des meilleurs repr&#233;sentants de ces polygraphes que leur connaissance exceptionnelle de la soci&#233;t&#233; traditionnelle laissait &#224; l'aise dans toutes les p&#233;rip&#233;ties du quotidien, capables d'en d&#233;chiffrer les aspects les plus triviaux comme les plus inattendus. Il peut donc &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un fertile passeur dont les chroniques permettent de saisir la diversit&#233; d'une soci&#233;t&#233; rurale &#224; l'or&#233;e de profondes mutations, mais, dans le m&#234;me temps, il nous &#233;claire sur les enjeux et les modalit&#233;s de la constitution d'une nouvelle discipline qui voit le folklore se transformer en ethnographie avant de devenir ethnologie au sens contemporain du terme.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Travaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;. Chansons.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Chansons pour nouvelles mari&#233;es recueillies en Limouxin &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_126_ETE_1967.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;126, 1967.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; &lt;i&gt;La can&#231;on de l'&#242;me pitchon&lt;/i&gt; &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_160_HIVER_1975.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;160, 1975.&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;. Croyances. &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Les valets sorciers &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_030_PRINT_1943.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;30, 1943.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; A propos de&lt;i&gt; las brechas&lt;/i&gt; (les sorci&#232;res) &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_048_AUTOMNE_1947.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;48, 1947.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;. Jeux d'enfants.&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
&lt;strong&gt; Devinettes&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; (Avec Laurent Mathieu) &#171; Devinettes, &lt;i&gt;devinalhas &lt;/i&gt; &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_019_02_1940.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;19, 1939&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Au coin du feu : devinettes occitanes &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_141_PRINT_1971.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;141, 1971&lt;/a&gt;.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; &lt;i&gt;Craba,es tu craba ?&lt;/i&gt; &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_015_05_1939.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;15, 1939.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;. Litt&#233;rature orale.&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contes &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Contes d'un grilh del Carcasses&lt;/i&gt;, ms, archives familiales. Contient les contes et histoires suivants : &lt;br/&gt; &lt;i&gt;L'aut&#242;&lt;br/&gt; Baptista a Paris&lt;br/&gt; Un bon garda&lt;br/&gt; Las cabras&lt;br/&gt; Lo canonge&lt;br/&gt; Causida&lt;br/&gt; Lo cerca l'aiga&lt;br/&gt; Lo cinema a la b&#242;rda&lt;br/&gt; Debrumbaira&lt;br/&gt; Las doas voses&lt;br/&gt; La faisa de patanas&lt;br/&gt; La femna longa&lt;br/&gt; La fi&#232;ra remesa&lt;br/&gt; Lo fu&#242;c bufa&lt;br/&gt; Los gendarmas&lt;br/&gt; Lo gos, lo pastre e lo marrat&lt;br/&gt; Lo gorbejaire&lt;br/&gt; Lo grilh&lt;br/&gt; J&#242;cs de paci&#232;ncia&lt;br/&gt; La lant&#232;rna roja&lt;br/&gt; Octavas, conte de Nadal&lt;br/&gt; L'&#242;me sord&lt;br/&gt; Lo Parisenc de Briva&lt;br/&gt; La pendula&lt;br/&gt; Pas maridat&lt;br/&gt; Passejada agradiva&lt;br/&gt; Lo pelut de l'Armand&lt;br/&gt; Per correr milhor&lt;br/&gt; Pregaria d'un mainatge&lt;br/&gt; Lo tornibus&lt;br/&gt; T&#242;rt in p&#232;&lt;br/&gt; Lo tren mancat&lt;br/&gt; Trocaire&lt;br/&gt; Vantar&#232;l&lt;br/&gt; Lo vent&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; (Avec Louis Alibert) &#171; &lt;i&gt;Las nau vertats&lt;/i&gt; &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_011_01_1939.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;11, 1939.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; (Avec Louis Alibert et Ren&#233; Nelli), &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_012_02_1939.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;12, 1939.&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le conte du &lt;i&gt;Dracus&lt;/i&gt; &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_120_HIVER_1965.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;120, 1965.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Jean de sept &#224; la fois &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_126_ETE_1967.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;126, 1967.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le conte de l'amus&#233; &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_128_HIVER_1967.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;128, 1967.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Un conte populaire des Corbi&#232;res : les hommes en blanc (&lt;i&gt;Les emblancats&lt;/i&gt;) &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_130_ETE_1968.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;130, 1968.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le moine chang&#233; en &#226;ne &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_135_AUTOMNE_1969-1.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;135, 1963.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le mic-mac (&lt;i&gt;Lo mica-maca&lt;/i&gt;) &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_121_PRINT_1966.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;121,1966.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Contes populaires de l'Aude &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_141_PRINT_1971.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;141, 1971&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; L'homme qui vendit sa fille au diable &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_149_PRINT_1973.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;149, 1973.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Contes et notules : &lt;i&gt;Jan le malaisit. Lo lop e la mandra&lt;/i&gt; &#187;,&lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_160_HIVER_1975.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;160, 1975.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Les figues et le crapaud. Di&#232;te et petit &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_159_AUTOMNE_1975.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;159, 1975&lt;/a&gt;. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;gendes&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; A propos du &lt;i&gt;salvatge&lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;160, 1975. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;La legenda de l'Afen&#224;s&lt;/i&gt;, Castelnaudary, Editions Occitanes, 1940. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Tartar&#224;&lt;/i&gt;, Castelnaudary, Editions Occitanes, 1938.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; &lt;i&gt;La legenda del lhaucet&lt;/i&gt; &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_109_PRINT_1963.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;109, 1963.&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; La l&#233;gende des jours qui se pr&#234;tent &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_128_HIVER_1967.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;128, 1967.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;. M&#233;decine populaire. &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Pour faire cesser le hoquet &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_128_HIVER_1967.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;126,1967.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;. M&#233;tiers.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le marchand de&lt;i&gt; triaca&lt;/i&gt; &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_020_03_1940.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;20, 1940.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le montreur d'ours &#187;, &lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;160, 1975. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Mesti&#232;rs d'antan&lt;/i&gt;, Quillan, Institut d'Estudis Occitans, 2008.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;. Religion populaire.&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Pri&#232;res superstitieuses &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_030_PRINT_1943.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;30, 1943.&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Pri&#232;re du laboureur &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_122_ETE_1966.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;122, 1966.&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Pri&#232;re du soir &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_128_HIVER_1967.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;128, 1967.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; A propos de l'occitan &#224; l'&#233;glise &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_142_ETE_1971.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;142,1971.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;. Travaux. &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le battage du grain dans l'Aude &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_045_HIVER_1946.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;45, 1946.&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Documents et mat&#233;riaux &#187;, &lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;30, 1943. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; La moisson dans l'Aude &#187;, &lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;45, 1946. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; &lt;i&gt;Lo molin del vent&lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;Terra d'Oc&lt;/i&gt;, n55, 1944. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le transport du bois par flottage sur l'Aude vers 1895 &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_025_12_1941.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;25, 1941.&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;. Varia &#224; tonalit&#233; ethnographique.&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; &lt;i&gt;L'abat Lois Baichera&lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;La Beluga de Limos&lt;/i&gt;, n&#176;7, 1955. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; &lt;i&gt;L'Acrim cremat&lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;Gai Saber&lt;/i&gt;, n&#176;149, 1937. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Lo conse malgrat e&lt;/i&gt;l, Castelnaudary, Editions Occitanes, 1939. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Plors terradorencs&lt;/i&gt;, Castelnaudary, Editions Occitanes, 1941.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Croix de mission &#224; Rouffiac &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1944. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; &lt;i&gt;Per lo Canal de las Doas Mars &lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;Occitania&lt;/i&gt;, n&#176;3, 1948.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; La vigne dans le Limouxin &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1950. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Magnaneraie &#224; Rouffiac d'Aude &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1954. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Les deux moulins de Rouffiac d'Aude &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1956. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Le flottage du bois sur l'Aude &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1962. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; De la d&#233;formation linguistique des noms de lieux &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1962.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; L'abb&#233; Bouich&#232;re, cur&#233; de Preixan &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1965.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Manifestation viticole &#224; Pomas &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1967.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Histoire de Rouffiac, la vie &#233;conomique &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1967. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Notes de folklore audois &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_131_132_AUTOMN_1968.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;131-132, 1968.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; La feuille de route d'un conscrit de Rouffiac d'Aude en 1814 &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1969. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Sur l'origine de certains lieux dits &#187;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude&lt;/i&gt;, 1969. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; L'ours dans le folklore audois &#187;, &lt;a href=&quot;http://garae.fr/Folklore/R52_133_PRINT_1969.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt;, n&#176;133,1969.&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; Quand le cadastre vient au secours de l'histoire &#187;, &lt;i&gt;M&#233;moires de la Soci&#233;t&#233; des Arts et Sciences de Carcassonne&lt;/i&gt;, 1970. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Plu&#232;ga d'est&#232;las&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Gai Saber&lt;/i&gt;, n&#176;362, 1972.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &#171; L'implantation de la vigne dans la r&#233;gion de Limoux &#187;,&lt;i&gt; M&#233;moires de la Soci&#233;t&#233; des Arts et Sciences de Carcassonne&lt;/i&gt;, 1975.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Marion&lt;/i&gt;, Acad&#233;mie des Jeux floraux, ms, 1952.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Lo sanc del Miegjorn&lt;/i&gt;, ms, Cirdoc. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Senh&#232;r marescal&lt;/i&gt;, ms, Cirdoc. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;La soca&lt;/i&gt;, ms, Cirdoc. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Mon village, Rouffiac-d'Aude&lt;/i&gt;, ms, archives familiales.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Amas pagesas&lt;/i&gt;, ms, archives familiales. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;L'Audenca&lt;/i&gt;, ms, Cirdoc. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Bastisseires&lt;/i&gt;, ms, Acad&#233;mie des Jeux Floraux. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;i&gt;Carnets de guerre. Le chant de la nuit&lt;/i&gt;, archives familiales, copie d&#233;pos&#233;e au Garae. &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Jean-Pierre Pini&#232;s, Ethnologue &lt;br/&gt;
Secr&#233;taire G&#233;n&#233;ral Ethnop&#244;le Garae&lt;br/&gt;
Chercheur Associ&#233; CNRS, laboratoire Lahic, Equipe IIAC, Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La collection Fran&#231;oise et Ren&#233; Martin-Guelliot </title>
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		<dc:date>2015-05-22T09:37:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ethno garae</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La collection de poup&#233;es de la famille Martin-Guelliot au mus&#233;e d'Art et d'Arch&#233;ologie de Gu&#233;ret.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique68" rel="directory"&gt;03. Mus&#233;es - Collections - Expositions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L100xH150/arton431-3a106.jpg&quot; width='100' height='150' style='height:150px;width:100px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt;Les collectionneurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s le catalogue publi&#233; en 1909, la collection est commenc&#233;e en 1901 par deux s&#339;urs, Fran&#231;oise et Antoinette Guelliot, filles du Dr Octave Guelliot (1854, Vouziers, Ain &#8211; 1943, La Brodi&#232;re, Creuse), chirurgien &#224; l'H&#244;tel-Dieu de Reims et fondateur d'un mus&#233;e d'ethnographie de La Champagne. Mais Antoinette meurt &#224; 17 ans de la fi&#232;vre typho&#239;de. Nous sommes en 1905, date &#224; laquelle sont r&#233;dig&#233;s les premiers courriers conserv&#233;s dans le dossier d'&#339;uvre. La collecte des poup&#233;es semble prendre alors un tour plus syst&#233;matique et se poursuit apr&#232;s le mariage de Fran&#231;oise (1885, Reims, Marne &#8211; 1969, Paris) en 1907 avec Ren&#233; Martin (1879, Gu&#233;ret, Creuse &#8211; 1962, Magny-en-Vexin, Val d'Oise) dont la famille est domicili&#233;e en Creuse &#224; Lourdoueix-St-Pierre, La Brodi&#232;re. Ancien &#233;l&#232;ve de polytechnique, il dirige la revue critique &lt;i&gt;Le Spectateur &lt;/i&gt; (1909-1914, en collaboration avec Jean Paulhan), et participe &#233;galement &#224; des traductions d'ouvrages italiens et anglais. Fran&#231;oise et Ren&#233; signent de leurs deux noms le catalogue publi&#233; en 1909.&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
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&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1516 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:400px;'&gt;
&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L400xH268/S142_-_004_DETOUREE_WEB_jpg-7e251.jpg' width='400' height='268' alt=&quot;L&#233;on-Joseph CHAVAILLAUD, Buste d'Antoinette Guelliot (d'apr&#232;s photographie), inv.2010.0.92, don Mme Martin-Guelliot, 1958&quot; title=&quot;L&#233;on-Joseph CHAVAILLAUD, Buste d'Antoinette Guelliot (d'apr&#232;s photographie), inv.2010.0.92, don Mme Martin-Guelliot, 1958&quot; style='height:268px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br/&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1513 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:400px;'&gt;
&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L400xH288/poupees_etat_avant_don_1WEB-3ab52.jpg' width='400' height='288' alt=&quot;Poup&#233;es, &#233;tat avant don, Dossier d'oeuvre, Mus&#233;e d'Art et d'Arch&#233;ologie, Gu&#233;ret.&quot; title=&quot;Poup&#233;es, &#233;tat avant don, Dossier d'oeuvre, Mus&#233;e d'Art et d'Arch&#233;ologie, Gu&#233;ret.&quot; style='height:288px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La collection rassemble 366 poup&#233;es en 1909. En 1936, Fran&#231;oise Martin-Guelliot en donne l'int&#233;gralit&#233; (poup&#233;es, jouets, santons ou figurines) au mus&#233;e de Gu&#233;ret. Dans le registre d'entr&#233;e (29 mai 1936) le nombre de poup&#233;es n'est pas mentionn&#233;. Un inventaire r&#233;trospectif de la collection a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; dans les ann&#233;es 1970-80 sous forme de fiches. On d&#233;nombre alors 476 pi&#232;ces. Le catalogue de 1909 et les archives personnelles conserv&#233;es avec la collection (lettres, factures) nous renseignent sur la mani&#232;re dont a &#233;t&#233; constitu&#233; l'ensemble. Les familles de Fran&#231;oise et de Ren&#233; furent &#224; l'origine de nombreux dons.
Certaines notes nous indiquent les fournisseurs de costumes ou de poup&#233;es (fabrique de dentelles &#224; Valenciennes, mercerie &#224; Pont-de-vaux dans l'Ain, ouvri&#232;res de la Rochelle, Concarneau ou Paris, fabricants de jouets en Allemagne, Etats-Unis, Pologne, Japon&#8230;ou St-Pierre-d 'Ol&#233;ron). Les courriers adress&#233;s &#224; M. ou Mme Martin-Guelliot nous permettent de comprendre que certaines poup&#233;es ont &#233;t&#233; obtenues dans le cadre d'&#233;changes, suite &#224; des annonces pass&#233;es par Fran&#231;oise dans la presse, notamment dans &lt;i&gt;Les Annales politiques et litt&#233;raires&lt;/i&gt;.
Ces archives et le catalogue de 1909 mentionnent des expositions o&#249; les poup&#233;es ont pu &#234;tre achet&#233;es ou pr&#234;t&#233;es : &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1903 : exposition universelle de Reims ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1906 : exposition universelle de Milan ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1908 : village irlandais de l'exposition franco-britannique de Londres ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1909 : &lt;i&gt;Le costume&lt;/i&gt; au Pavillon Marsan ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1913 : &lt;i&gt;L'art pour l'enfance&lt;/i&gt; au mus&#233;e Galliera et vente en faveur de la Croix Rouge &#224; l'H&#244;tel Lut&#232;cia ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1915 : Exposition universelle de San Francisco ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1922 : &lt;i&gt;L'art et l'enfant&lt;/i&gt; &#224; la Galerie Devanbez.
&lt;br/&gt;
&lt;span class='spip_document_1512 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:400px;'&gt;
&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L400xH785/IMG_3022blancWEB-71f34.jpg' width='400' height='785' alt=&quot;Poup&#233;e normande, 36.1.82, Mus&#233;e d'Art et d'Arch&#233;ologie, Gu&#233;ret.&quot; title=&quot;Poup&#233;e normande, 36.1.82, Mus&#233;e d'Art et d'Arch&#233;ologie, Gu&#233;ret.&quot; style='height:785px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Liste non exhaustive des pays repr&#233;sent&#233;s dans la collection :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;France, Croatie, Guyane Hollandaise, Pologne, Russie, Norv&#232;ge, Madagascar, Maroc, Alg&#233;rie, Tunisie, S&#233;n&#233;gal, Bolivie, Colombie britannique, Hindoustan, Java, Chine, Allemagne, Roumanie, Hongrie, Hollande, Pays de Galles, Su&#232;de, Groenland, Sicile, Italie, Portugal, Belgique, Japon, Etats-Unis&#8230;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Types de poup&#233;es :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si au d&#233;but cette collection &#233;tait assez homog&#232;ne &#8211; dans ses lettres, Mme Martin-Guelliot recherche des poup&#233;es de 30 cm de haut et une photo ancienne nous montre une collection tr&#232;s standardis&#233;e &#8211; par la suite il semble que les choix aient &#233;t&#233; plus diversifi&#233;s. Pour l'essentiel il s'agit de poup&#233;es portant des costumes r&#233;gionaux mais aussi des costumes de religieuse, de soldat de la premi&#232;re Guerre Mondiale, de &#171; parisienne &#187;, de santons, figurines ou jouets. Les mat&#233;riaux sont tr&#232;s diversifi&#233;s : surtout biscuit, mais aussi terre cuite, cire, bois, chiffons, cellulo&#239;d, cuir, papier.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Quelques marques de fabricants rep&#233;r&#233;es dans la documentation :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;S.F.B.J, Paris &#8211; Simon et Halbig, Allemagne &#8211; Industries rurales fran&#231;aises &#8211; C.P - AM.D.E.P, Allemagne &#8211; Steiner &#8230;
La fabrication a aussi pu &#234;tre assur&#233;e par des associations d'entre-aide, d'insertion, de maintien des traditions et savoir-faire : maison de correction de Kolozsvar, Hongrie &#8211; Zadruga, association pour le d&#233;veloppement de l'industrie domestique dans le royaume de Boh&#234;me - atelier-&#233;cole des bless&#233;s de Dinard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La collection a &#233;t&#233; expos&#233;e depuis sa donation jusque dans les ann&#233;es 1998-1999, date de sa mise en r&#233;serve. Elle occupe en 1956 une salle au rez-de-chauss&#233;e, d&#233;di&#233;e &#224; Mme Martin-Guelliot, bienfaitrice du mus&#233;e suivant le Guide du visiteur de la m&#234;me ann&#233;e, jouxtant la salle consacr&#233;e au &#171; folklore &#187; creusois. Les ann&#233;es 1920-1930 voient la collection d'A.T.P. se d&#233;velopper. La Soci&#233;t&#233; des Sciences Naturelles, Arch&#233;ologiques et historiques de la Creuse qui g&#232;re le mus&#233;e &#224; cette p&#233;riode enregistre de nombreux dons ou achats li&#233;s &#224; ce domaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Carine Giry&lt;br/&gt;
Mus&#233;e d'art et d'arch&#233;ologie de Gu&#233;ret&lt;br/&gt;
musee.gueret@ville-gueret.fr&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Collection&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mus&#233;e d'art et d'arch&#233;ologie, Gu&#233;ret&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Bibliographie de Fran&#231;oise Martin-Guelliot&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;MARTIN-GUELLIOT F. R., &lt;i&gt;Collection de poup&#233;es en costumes populaires&lt;/i&gt;, &#224; compte d'auteur, 1909, Paris.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Bibliographie sur la collection &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;CLARETIE L&#233;o, &#171; Une collection de poup&#233;es en costumes populaires. F. R. Martin-Guelliot &#187;, &lt;i&gt;L'Art et l'Enfant&lt;/i&gt;, n&#176;26, 1909, pp 29-37.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;FERNEL Fernand, &lt;i&gt;Mes jolies poup&#233;es, d'apr&#232;s les documents de la collection de poup&#233;es de M. et Mme F. R. Martin-Guelliot&lt;/i&gt;, Soci&#233;t&#233; industrielle de photographie, Paris, 1910 (Album &#224; colorier).&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Archives &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dossier d'&#339;uvre de la collection de poup&#233;es Martin-Guelliot, Mus&#233;e d'art et d'arch&#233;ologie, Gu&#233;ret.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Marie Koenig et le mus&#233;e des poup&#233;es</title>
		<link>https://www.garae.fr/new/spip.php?article430</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ethno garae</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Marie Koenig, au sein du Mus&#233;e p&#233;dagogique a constitu&#233; une collection document&#233;e de poup&#233;es...&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique68" rel="directory"&gt;03. Mus&#233;es - Collections - Expositions&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L100xH150/arton430-3af7a.jpg&quot; width='100' height='150' style='height:150px;width:100px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;N&#233;e en 1841 &#224; Paris, Marie Koenig gagne d'abord sa vie comme institutrice libre, r&#233;p&#233;titrice, et correctrice de devoirs de botanique. Cherchant &#224; am&#233;liorer sa situation, elle passe et obtient, en 1881, le certificat d'aptitude &#224; l'inspection des &#233;coles maternelles. Dans la foul&#233;e, elle d&#233;croche un poste d'inspectrice en Indre et Loire, mais son manque de diplomatie, ajout&#233; &#224; sa difficult&#233; &#224; s'&#233;loigner trop longtemps de Paris, ne la pr&#233;dispose pas &#224; cet emploi. Apr&#232;s la suppression de son poste en 1884, elle finit par int&#233;grer l'&#233;quipe du Mus&#233;e p&#233;dagogique, cr&#233;&#233; en 1879 par Ferdinand Buisson. En charge de l'exposition des travaux manuels des &#233;coles de filles, Marie Koenig s'attache d'abord &#224; mettre en valeur les albums dont dispose le mus&#233;e et &#224; en &#233;laborer de nouveaux. Mais tr&#232;s vite, elle cherche &#224; donner une coh&#233;rence &#224; la section sur laquelle elle r&#232;gne. D'une id&#233;e l'autre, elle s'adresse en 1895 &#224; l'inspecteur primaire &#224; Brest pour lui demander de faire habiller dans les &#233;coles de sa circonscription des poup&#233;es en costumes de la r&#233;gion : trente poup&#233;es bretonnes parviennent alors au Mus&#233;e. Etendue et relay&#233;e en 1896 aupr&#232;s des directions d'&#233;coles normales, d'&#233;coles primaires sup&#233;rieures et de cours compl&#233;mentaires, sa requ&#234;te ram&#232;ne en trois mois deux-cents poup&#233;es au Mus&#233;e p&#233;dagogique. Une nouvelle circulaire, diffus&#233;e en f&#233;vrier 1905, entra&#238;ne de nouvelles arriv&#233;es, de sorte qu'en 1909, la collection compte quatre-cent-soixante poup&#233;es.
Celles-ci sont envoy&#233;es au Mus&#233;e p&#233;dagogique accompagn&#233;es de notices, plus ou moins d&#233;velopp&#233;es, dont Marie Koenig s'inspire et rend compte dans les diff&#233;rents textes qu'elle consacre aux pi&#232;ces de sa collection : ceux publi&#233;s dans &lt;i&gt;Poup&#233;es et l&#233;gendes de France&lt;/i&gt; (publi&#233; en 1900, &#224; l'occasion de l'Exposition du Si&#232;cle) ; ceux parus de 1902 &#224; 1914 dans le &lt;i&gt;Journal de la Jeunesse&lt;/i&gt; et qu'Hachette r&#233;unit, quant &#224; ceux r&#233;dig&#233;s avant 1909, dans &lt;i&gt;Mus&#233;e de poup&#233;es&lt;/i&gt;. Les portraits dress&#233;s refl&#232;tent la qu&#234;te d'authenticit&#233; et le souci d'exactitude qui animent les ma&#238;tresses et leurs &#233;l&#232;ves. Pour autant, Marie Koenig ne fait qu'occasionnellement &#339;uvre d'ethnographe. S'adressant aux enfants, elle personnifie &#171; ses &#187; poup&#233;es jusqu'&#224; verser dans le genre &lt;i&gt;fantasy&lt;/i&gt;. Mais rendant compte d'une r&#233;alit&#233; qui d&#233;passe la fiction et que l'on pourrait qualifier &lt;i&gt;a posteriori&lt;/i&gt; d'ethnographique, l'auteur fait aussi &#233;tat d'une poup&#233;e relique (Jos&#233;phine, de la Martinique), d'une poup&#233;e ex-voto (J&#233;resse et Michel, offertes en souvenir d'une gu&#233;rison), et d'une poup&#233;e miraculeuse (la belle Agathoise). Bien plus que de simples documents, les poup&#233;es nous sont ainsi donn&#233;es &#224; voir dot&#233;es de significations diverses. Au nombre de celles-ci, l'on ne saurait n&#233;gliger la qualit&#233; d'&#339;uvre d'art qu'on leur reconna&#238;t et qui d&#232;s 1903, fait na&#238;tre l'id&#233;e du transfert de la collection au Pavillon de Marsan. Ce faisant, leur valeur documentaire pr&#233;vaut et suite &#224; un d&#233;bat que tranche une d&#233;cision du S&#233;nat, les poup&#233;es trop &#224; l'&#233;troit au Mus&#233;e p&#233;dagogique rejoignent le Mus&#233;e du Trocad&#233;ro &#224; la veille de la Premi&#232;re Guerre mondiale. La collection sera par la suite scind&#233;e. En deux vagues (1942 et 1964), les poup&#233;es des colonies et des pays &#233;trangers aboutiront au mus&#233;e de l'Homme, avant d'&#234;tre transf&#233;r&#233;es plus r&#233;cemment au Mus&#233;e du Quai Branly, tandis que les poup&#233;es en costumes fran&#231;ais et historiques rejoindront en 1946 les collections du MNATP, devenues aujourd'hui celles du MUCEM &#224; Marseille.
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Collections&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.	MUCEM&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* Album photographique de la collection de poup&#233;es Marie Koenig : &lt;i&gt;Poup&#233;es en costumes nationaux faisant partie de l'exposition permanente de travaux de couture cr&#233;&#233;e par Melle Marie Koenig. Paris : Minist&#232;re de l'Instruction publique, Mus&#233;e p&#233;dagogique&lt;/i&gt;, 1903.
25 planches cartonn&#233;es, 52 photographies d'E. Guillot.
&lt;a href=&quot;http://www.mucem.org/collections/recherche#search;query=album+koenig&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.mucem.org/collections/recherche#search ;query=album+koenig&lt;/a&gt;
* Poup&#233;es historiques et poup&#233;es paysannes
Aper&#231;u des objets (photographie et br&#232;ve notice) :
&lt;a href=&quot;http://www.mucem.org/collections/recherche#search;query=%2522mus%25C3%25A9e+des+poup%25C3%25A9es%2522&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.mucem.org/collections/recherche#search ;query=%2522mus%25C3%25A9e+des+poup%25C3%25A9es%2522&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.	MQB&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* Poup&#233;es coloniales et poup&#233;es &#233;trang&#232;res
Aper&#231;u des objets (photographie et br&#232;ve notice) :
&lt;a href=&quot;http://www.mucem.org/collections/recherche#search;query=%2522mus%25C3%25A9e+des+poup%25C3%25A9es%2522&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.mucem.org/collections/recherche#search ;query=%2522mus%25C3%25A9e+des+poup%25C3%25A9es%2522&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Bibliographie de Marie Koenig&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1509 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;'&gt;
&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L200xH267/2008_0924PoupeesEtLegendes0002WEB-2-448f2.jpg' width='200' height='267' alt=&quot;Page de titre, Marie Koenig, Poup&#233;es et l&#233;gendes...&quot; title=&quot;Page de titre, Marie Koenig, Poup&#233;es et l&#233;gendes...&quot; style='height:267px;width:200px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* s. d., [probablement 1900] Poup&#233;es et l&#233;gendes de France, Paris, Librairie centrale des Beaux-Arts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* 1909, &lt;i&gt;Mus&#233;e de poup&#233;es&lt;/i&gt;, Hachette, Paris &lt;a href=&quot;http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54933613.r=koenig+marie.langFR&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://gallica.bnf.fr/ark :/12148/bpt6k54933613.r=koenig+marie.langFR&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* de 1902 &#224; 1914, in &lt;i&gt;Le Journal de la Jeunesse&lt;/i&gt; : &lt;a href=&quot;http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb327980835/date.r=le+journal+de+la+jeunesse.langFR&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://gallica.bnf.fr/ark :/12148/cb327980835/date.r=le+journal+de+la+jeunesse.langFR&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1902, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es &#187; : 79-80. - 1902, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Le beau toquat &#187; : 90-91.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1902, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Le porte-&#233;tendard de Jeanne d'Arc &#187; : 128.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1902, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. La mari&#233;e de Douarnenez &#187; : 271-272.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1902, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. L'abbesse d'&#201;pinal &#187; : 342-344.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1902, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Une poup&#233;e sauvage d'Am&#233;rique &#187; : 399-400.
[Lacune : semestres 1 et 2, 1903]
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1904, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Poup&#233;es corses &#187; : 42-43.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1904, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. L'&#233;l&#232;ve de cuisine &#187; : 79-80.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1904, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. La mari&#233;e d'Ol&#233;ron &#187; : 175-176.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1904, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Un coin de classe &#224; Port-Sa&#239;d &#187; : 255-256.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1904, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Deux Savoisiennes &#187; : 399-400.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1904, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Poup&#233;e du Tonkin &#187; : 79-80.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1904, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Poup&#233;e kabyle &#187; : 143-144.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1904, 2me semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Les mari&#233;s de Pondich&#233;ry &#187; : 302-304.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1904, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Perdrix blanche &#187; : 367-368.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1905, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Edm&#233;e l'Islandaise &#187; : 95-96.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1905, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Paysan russe &#187; : 191-192.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1905, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Poup&#233;es de Madagascar &#187; : 303-304.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1905, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Paysanne de la vall&#233;e de Bar&#232;ges &#187; : 382-384.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1905, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Isabeau de Roubaix &#187; : 31-32.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1905, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. La belle Agathoise &#187; : 174-176.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1905, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Sainte Genevi&#232;ve, patronne de Paris &#187; : 271-272.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1905, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Maryse de Florence &#187; : 345-346.
[Lacune : semestre 1, 1906]
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1906, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. La Champagnolaise ou la f&#234;te des conscrits &#187; : 30-32.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1906, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. La fermi&#232;re berrichonne ou la f&#234;te des vignerons &#224; Planches dans l'Indre &#187; : 127-128.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1906, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Poup&#233;es sans t&#234;te et croix d'Anjouan &#187; : 366-368.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1907, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. La meuni&#232;re de Bassigny &#187; : 158-160.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1907, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. La Tourangelle et la Niortaise &#187; : 318-320.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1907, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. La Marguerite des Marguerites &#187; : 31-32.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1907, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Une Alsacienne de Belfort &#187; : 142-144.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1907, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Dame indig&#232;ne de Saint-Denis-du-Sig et Isra&#233;lite de Miliana. Une l&#233;gende &#187; : 238-240.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1908, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Ch&#226;lonnaise et Ardennais &#187; : 158-160.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1908, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Les Charentaises &#187; : 287-288.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1908, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Pornic. Le miracle des Roses &#187; : 39-42.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1908, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Deux Berrichonnes. Le rouet magique &#187; : 175-176.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1908, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Agen et Montauban. Le po&#232;te coiffeur Jasmin &#187; : 271-272.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1909, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Quimp&#233;rois &#187; : 206-208.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1909, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. La cantini&#232;re de la Garde Imp&#233;riale &#187; : 398-400.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1909, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Villervillaises. La fin curieuse d'un baleineau &#187; : 31-32.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1909, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Infirmi&#232;re de la Croix-Rouge &#187; : 46-48.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1909, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Une bourgeoise de Carcassonne &#187; : 206-208.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1910, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Une grand'maman. Episode du si&#232;ge &#187; : 142-144.
[Lacune : semestre 2, 1910]
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1911, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Poup&#233;es de cr&#232;che &#187; : 95-96.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1911, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Une Suissesse. L&#233;gende de la Dame du Lac &#187; : 286-288.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1911, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Un couple su&#233;dois &#187; : 398-400.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1911, 2e semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Poup&#233;es Frisonnes &#187; : 415-416. - 1912, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Marchandes des halles &#187; : 328-240.
[Lacune : semestre 2, 1912 ; semestres 1 et 2, 1913]
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1914, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Vignerons de Lempdes. Le Maguin et le Poutrinque &#187; : 79-80.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1914, 1er semestre : &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es. Quatre poup&#233;es boh&#233;miennes &#187; : 383-384.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Bibliographie relative &#224; Marie Koenig et au Mus&#233;e de poup&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1497 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;'&gt;
&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L200xH334/CIBDI_AA4334_1904_05_07-1_WEB-2-c1deb.jpg' width='200' height='334' alt=&quot;Le Petit Fran&#231;ais Illustr&#233;, N&#176; 232, 7 mai 1904, Collection Cit&#233; Internationale de la Bande Dessin&#233;e et de l'Image&quot; title=&quot;Le Petit Fran&#231;ais Illustr&#233;, N&#176; 232, 7 mai 1904, Collection Cit&#233; Internationale de la Bande Dessin&#233;e et de l'Image&quot; style='height:334px;width:200px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Anonyme, 1908, &#171; Les Poup&#233;es de Mlle Koenig &#187;,&lt;i&gt; Almanach pratique et illustr&#233; du petit Parisien&lt;/i&gt; : 89-94.
&lt;a href=&quot;http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5830101h/f110.image.r=&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://gallica.bnf.fr/ark :/12148/bpt6k5830101h/f110.image.r=&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Anonyme, 1910, &#171; Un mus&#233;e de poup&#233;es &#187;, &lt;i&gt;L'Art et l'Enfant&lt;/i&gt;, n&#176;29, Vol V : 119-123.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Boucheny de Grandval, 1913, &#171; Les costumes de France. Un mus&#233;e de poup&#233;es &#187;, &lt;i&gt;Touche &#224; Tout&lt;/i&gt;, n&#176; 6 : 483-487.
&lt;a href=&quot;http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55341367/f39.image.r=&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://gallica.bnf.fr/ark :/12148/bpt6k55341367/f39.image.r=&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Colomb Pierre, 1904 (7 mai), &#171; L'&#233;cole pittoresque. Un mus&#233;e de poup&#233;es &#187;, &lt;i&gt;Le Petit Fran&#231;ais illustr&#233;. Journal des &#233;coliers et des &#233;coli&#232;res&lt;/i&gt;, 232 : 266-267.
&lt;a href=&quot;http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6130660m/f2.image.r=&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://gallica.bnf.fr/ark :/12148/bpt6k6130660m/f2.image.r=&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Degouy-Wurmser R., 1914, &#171; Mus&#233;e de poup&#233;es &#187;, &lt;i&gt;L'Art et l'Enfant&lt;/i&gt;, n&#176;54, Vol IX : 73-77.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Galtier Josef, 1905, &#171; Le Mus&#233;e des Poup&#233;es &#187;, &lt;i&gt;La Tradition&lt;/i&gt;, XIXe ann&#233;e : 10-13. &lt;a href=&quot;http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k124577c/f13.image.r=poup%C3%A9e%20koenig%20folklore.langFR&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://gallica.bnf.fr/ark :/12148/bpt6k124577c/f13.image.r=poup%C3%A9e%20koenig%20folklore.langFR&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Simond Charles (sous la direction de), 1901, &#171; Un Mus&#233;e de poup&#233;es &#187;, &lt;i&gt;La Vie parisienne &#224; travers le XIXe si&#232;cle. Paris de 1800 &#224; 1900 d'apr&#232;s les estampes et les m&#233;moires du temps&lt;/i&gt;, tome III, 1870-1900 Troisi&#232;me R&#233;publique, Paris, Plon-Nourrit : 552-553.
&lt;a href=&quot;http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64897848/f606.image.r=&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://gallica.bnf.fr/ark :/12148/bpt6k64897848/f606.image.r=&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Archives &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.	Archives nationales de France :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* F/17/22928 &#8211; Administration g&#233;n&#233;rale du minist&#232;re de l'Instruction publique, dossiers individuels du personnel, Marie Koenig : Notes, ampliations, correspondance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.	MUCEM : CCR (centre de conservation et de ressources)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* Dossier des collections des poup&#233;es Koenig 1913.1.2
&lt;br/&gt;
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Sylvie Sagnes &lt;br/&gt;
Ethnologue, Charg&#233;e de recherche CNRS, Laboratoire Lahic, Equipe IIAC, Paris&lt;br/&gt;
Vice-pr&#233;sidente Ethnop&#244;le Garae.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Fernand Cros-Mayrevieille (1882-1939)</title>
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		<dc:creator>ethno garae</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Du r&#233;gionalisme au folklore
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
Nouvelle fiche de la base Archivethno France&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique64" rel="directory"&gt;01. Ethnographes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L92xH150/arton414-8f0e9.jpg&quot; width='92' height='150' style='height:150px;width:92px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt;Rep&#232;res biographiques.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le premier titre de gloire de Fernand Cros-Mayrevieille est sans doute de descendre d'une famille dont la tradition locale veut qu'elle ait fourni des consuls, d&#232;s le Moyen Age, &#224; la Cit&#233; de Carcassonne, la vieille ville perch&#233;e sur sa colline au del&#224; du fleuve Aude. Une renomm&#233;e largement confort&#233;e, au 19&#232;me si&#232;cle par l'action de son grand-p&#232;re, Jean-Pierre, consid&#233;r&#233; comme &#171; le sauveteur de la Cit&#233; &#187;. En effet, abandonn&#233;e peu &#224; peu par les autorit&#233;s religieuses et civiles descendues s'installer dans la ville base, citadelle militaire que les progr&#232;s de l'armement avaient rendu d&#233;su&#232;te, la Cit&#233; mena&#231;ait ruine, n'abritant plus qu'une population mis&#233;rable de tisserands et de manouvriers, et &#233;tait m&#234;me vou&#233;e &#224; la destruction, ses pierres destin&#233;es &#224; &#234;tre vendues &#224; l'encan. Par son action &#233;nergique et tenace Jean-Pierre Cros-Mayrevieille obtint que M&#233;rim&#233;e s'int&#233;ress&#226;t &#224; son sort, puis que Viollet-le-Duc f&#251;t charg&#233; de sa restauration, la transformant, au cours d'un demi si&#232;cle, en un monument exemplaire de l'architecture civile et militaire du 13&#232;me si&#232;cle, class&#233; actuellement par l'Unesco au Patrimoine Mondial de l'Humanit&#233;. Encore qu'ils ne retrouvassent pas des missions de l'envergure de celle leur p&#232;re, les deux fils du sauveteur ne d&#233;m&#233;rit&#232;rent pas, l'un, Gabriel, devenant administrateur des hospices de Narbonne, l'autre, Antonin, conseiller g&#233;n&#233;ral se faisant pendant plusieurs d&#233;cennies le continuateur de l'&#339;uvre familiale en pr&#233;sidant la Commission de la Cit&#233; qui s'&#233;tait donn&#233;e pour but de prot&#233;ger et de mettre en valeur le monument. Sans doute l'ombre port&#233;e de personnages aussi brillants ne fut pas pour rien dans la carri&#232;re et surtout les ambitions de Fernand Cros-Mayrevieille, fils d'Antonin. Ses &#233;tudes de droit achev&#233;es il est re&#231;u comme juge au tribunal de grande instance de Carcassonne, apr&#232;s avoir brillamment rempli ses obligations militaires et rejoint le corps des officiers de r&#233;serve. Cette double qualit&#233; va commander &#224; toute sa carri&#232;re car, rappel&#233; au moment de la guerre de 1914-1918 pour servir comme juge aux arm&#233;es, il continuera &#224; assumer ses fonctions jusqu'en 1937 o&#249; il mettra fin &#224; son engagement, se retirant avec le grade de lieutenant-colonel, pour se consacrer, d&#232;s lors, &#224; la gestion de ses domaines agricoles familiaux de Carcassonne et de Narbonne. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Son destin militaire ne l'emp&#234;cha pas pour autant de consacrer une bonne part de son activit&#233; et de ses loisirs &#224; des sujets que sa famille avait &#233;lus avant lui. Si, au d&#233;but du 20&#232;me si&#232;cle, la Cit&#233; de Carcassonne est sauv&#233;e et son avenir plac&#233;, en bonne part, entre les mains de son p&#232;re, d'autres pr&#233;occupations, qui peuvent en appara&#238;tre comme le corollaire, se font jour, en particulier celles concernant la d&#233;fense du paysage. A cette cause nouvelle, le jeune homme va se consacrer avec passion au point, en 1910, d'&#234;tre le rapporteur des questions l&#233;gislatives la concernant, lors du Premier Congr&#232;s International pour la Protection du Paysage qui se tient &#224; Paris. Son intervention &#224; la Journ&#233;e des Paysages en 1926, &#224; Paris, lors de laquelle il commente longuement des probl&#232;mes de droit, montre bien que son int&#233;r&#234;t pour la d&#233;fense de ce dossier ne s'est jamais d&#233;menti et que, au contraire, il s'est amplifi&#233; m&#234;me, &#233;largissant passablement les perspectives. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette pr&#233;monition pour ce qui deviendrait une cause nationale n'&#233;tait cependant qu'une des cordes de son arc et bien comprendre sa trajectoire c'est l'inscrire au c&#339;ur de l'aventure la plus caract&#233;ristique sans doute de la III&#232;me R&#233;publique, la constellation r&#233;gionaliste. Nous employons &#224; dessein le terme de constellation, nous aurions pu aussi bien choisir celui de n&#233;buleuse, pour insister sur la complexit&#233; et la richesse de ce mouvement, par ailleurs &#233;tudi&#233; dans son d&#233;tail [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='l'ouvrage fondamental est celui de Anne-Marie Thiesse, &#201;crire la France , (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;] . Nous savons que les derni&#232;res ann&#233;es du 19&#232;me si&#232;cle ont vu l'explosion de revendications prot&#233;iformes qui entendaient donner aux provinces une part de la gloire nationale en affirmant leur identit&#233; et leur richesse. Provincial donc, le mouvement ne reniait pas l'h&#233;ritage hexagonal commun mais d&#233;sirait que son r&#244;le et ses propres apports soient reconnus, que les relations avec la capitale soient plus faites d'&#233;changes que de manifestations de condescendance envers des entit&#233;s vernaculaires consid&#233;r&#233;es comme secondaires voire n&#233;gligeables. Ne pas prendre en compte ce d&#233;sir et cette tension serait se priver d'une cl&#233; de lecture essentielle : le mouvement ne s'inscrit pas dans des perspectives autonomistes, mais il traduit avant tout une soif de reconnaissance, Paris reste le point focal, mais il ne peut ignorer la richesse de ses satellites. Le succ&#232;s des amicales r&#233;gionales qui organisent dans la capitale banquets, conf&#233;rences, expositions et autres agapes ne saurait tromper, et en 1912 par exemple, on voit Antonin, Gabriel et Fernand figurer parmi les membres de l'association, &#171; Les Enfants de l'Aude &#224; Paris &#187;, cercle cr&#233;&#233; en 1898, toujours bien vivant, o&#249; se retrouvent les personnalit&#233;s les plus &#233;minentes, issues de ce d&#233;partement vivant et travaillant &#224; Paris, soucieuses de promouvoir l'originalit&#233; de leur terroir. A cette volont&#233; affich&#233;e de convivialit&#233; et d'affirmation de la singularit&#233; f&#233;conde des modes de vie de la soci&#233;t&#233; languedocienne s'ajoutait une volont&#233; culturelle privil&#233;giant &#224; la fois une approche touristique et savante de la r&#233;gion dont il fallait mettre en &#233;vidence les richesses &#233;conomiques, le charme des paysages et les productions intellectuelles et artistiques. Pour ce faire les acteurs qui vont prendre en charge ce mouvement, se pensent et se pr&#233;sentent comme des h&#233;rauts. Incarnant les &#171; pays &#187; dont ils sont issus et, parlant au nom du peuple qui les habitent, ils se veulent &#224; la fois ambassadeurs et missionnaires, anim&#233;s par le sentiment de d&#233;fendre une cause noble pour laquelle ils ont &#233;t&#233; choisis et dont il est l&#233;gitime, selon eux, qu'ils tirent gloire et notori&#233;t&#233;. Rendant hommage &#224; ses pr&#233;d&#233;cesseurs, Auguste Rouquet ou Paul Sentenac entre autres, le premier ayant anim&#233; le Salon occitan de 1920, le second s'&#233;tant fait le chantre des ann&#233;es durant de la cause r&#233;gionaliste, &#224; travers sa revue,&lt;i&gt; La Terre Latine&lt;/i&gt;, Fernand Cros-Mayrevieille est &#224; l'initiative, en 1925, d'une nouvelle association, &#171; Le Groupe Occitan &#187; qui se dote imm&#233;diatement d'une revue, &lt;i&gt;Les Feuillets Occitans&lt;/i&gt;. Le premier num&#233;ro, du mois de juin, s'ouvre sur une profession de foi qui r&#233;sume assez bien les grands principes que le groupe et le bulletin entendaient d&#233;fendre. Il justifie tout d'abord sa cr&#233;ation en usant d'une &#233;vocation du pass&#233; historique qui fait de Narbonne et de Carcassonne, l'une capitale romaine, l'autre joyau du Moyen Age, le double &#233;picentre incontournable de l'&#226;me languedocienne. Il d&#233;finit ensuite son principe essentiel :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un inventaire, un groupement, une collaboration agissante et, par dessus tout une communion d'id&#233;es entre intellectuels originaires du Languedoc et du Roussillon, dans le dessein d'&#233;tendre le rayonnement de ces pays dans toutes les manifestations de l'esprit &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Se proposant le recensement en hommes et en ressources, il pr&#233;cise le registre de ses actions, voyages, conf&#233;rences, expositions, parution d'un bulletin&#8230; Enfin ce premier num&#233;ro dresse le tableau concret des domaines dans lesquels il entend intervenir, histoire et arch&#233;ologie, folk-lore et f&#233;librige, sections de peinture, de musique, des monuments historiques, des sciences. Fait d'un petit groupe de participants, soigneusement choisis pour leur comp&#233;tence ou leur r&#233;putation, l'entreprise n'est pas pour autant solitaire et elle entend clairement s'inscrire dans le cadre plus vaste des soci&#233;t&#233;s similaires qui existent alors en France. Elle r&#233;ussit si bien dans ses projets, &#224; travers ses diff&#233;rentes interventions, que le Groupe Occitan est int&#233;gr&#233; dans la F&#233;d&#233;ration R&#233;gionaliste Fran&#231;aise, impuls&#233;e par Jean Charles-Brun, repr&#233;sentant le plus embl&#233;matique du mouvement r&#233;gionaliste dont l'action, commenc&#233;e en 1901, ne s'ach&#232;vera qu'avec sa mort en 1946. Est une preuve de son succ&#232;s le choix du Groupe Occitan, en 1928, alors qu'il compte &#224; peine trois ann&#233;es d'existence, pour organiser &#224; Carcassonne le congr&#232;s national de la F&#233;d&#233;ration R&#233;gionaliste Fran&#231;aise. Mais, davantage que cette reconnaissance, ce qui retiendra notre attention ces sont les cinq sections autour desquelles s'organisera la manifestation. Outre les paysages et les monuments sont abord&#233;es, majoritaires donc, les questions suivantes : costumes (v&#234;tements et coiffures traditionnelles), coutumes publiques (f&#234;tes et c&#233;r&#233;monies, la vie et son d&#233;cor&#8230;), coutumes priv&#233;es (usages locaux, mobilier, art gastronomique, dialectes). Il serait facile, mais &#224; l'&#233;vidence tr&#232;s r&#233;ducteur, de croire, pour l'occasion, &#224; l'exhibition un peu na&#239;ve de danseurs costum&#233;s s'essoufflant en entrechats vieillots au son du fifre, du tambourin ou de la cornemuse. En fait rien de cet ordre n'est pr&#233;vu, les congressistes ne se laissent pas aller visiblement aux plaisirs de la distraction et le seul moment un peu spectaculaire est une messe f&#233;libr&#233;enne, accompagn&#233;e d'un discours en occitan, qui se tient &#224; l'&#233;glise Saint-Nazaire, l'ancienne cath&#233;drale enferm&#233;e dans les remparts. Si le mot n'est pas employ&#233; dans le programme il est facile de constater que la plupart des interventions tournent autour de la culture populaire, ce qu'il est d'usage &#224; ce moment l&#224; d'appeler le folklore, le terme n'ayant en aucun cas la tonalit&#233; p&#233;jorative qu'il a connue par la suite quand il est utilis&#233; pour d&#233;signer des choses sans importance, sans signification profonde ou des pratiques jug&#233;es totalement obsol&#232;tes. Cette focalisation am&#232;ne donc &#224; s'interroger justement sur les rapports entre ce qui est une discipline enseign&#233;e et reconnue et le mouvement r&#233;gionaliste qui fait passer souvent la revendication identitaire avant les approches &#233;rudites. Dans les faits, d'ailleurs, l'attention port&#233;e aux diff&#233;rentes formes de la culture populaire est tr&#232;s ambigu&#235; et il est m&#234;me possible de parler de partage. A c&#244;t&#233; de ceux qui pr&#234;chent pour des collectes et des analyses des mat&#233;riaux et des faits recueillis, d'autres entendent servir une renaissance de la France, id&#233;ologiquement conservatrice, que les provinces auraient pour seul but de favoriser en mettant en sc&#232;ne les traditions les plus convenues lors de grandes f&#234;tes et de manifestations saisonni&#232;res et en exaltant &#171; l'&#226;me &#187; des pays. Il est difficile de cerner avec pr&#233;cision la position de Fernand Cros-Mayrevieille et de ses amis dans ce d&#233;bat, sachant qu'ils ont sans doute &#233;t&#233; amen&#233;s &#224; donner des gages &#224; ceux qui souhaitaient faire revivre spectaculairement le pass&#233; et la culture paysanne, mais ce qui est certain c'est l'attraction exerc&#233;e sur eux par les &#171; savants &#187; qui se proposaient, &#224; travers un certain nombre de revues, une &#233;tude exhaustive du folklore comme une discipline &#224; part enti&#232;re, m&#234;me s'ils ne jouissaient pas compl&#232;tement encore de le reconnaissance de l'Universit&#233;. Ce sont de telles conditions qui permettent d'&#233;clairer la derni&#232;re entreprise du colonel Cros-Mayrevieille, la plus fructueuse aussi, la cr&#233;ation en 1937 du &#171; Groupe d'&#233;tudes r&#233;gionalistes et de folklore audois &#187; puis, en 1938, de Folklore la revue qui en est issue, sur laquelle nous disposons de l'&#233;tude heureuse de Daniel Fabre [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='D. Fabre &quot;Pr&#233;sentation&quot;, Un demi-si&#232;cle d'ethnologie occitane. Autour de la (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;] . Les premiers al&#233;as de l'association ne sont pas sans importance, en particulier au niveau du lexique et des d&#233;nominations. Ainsi il appara&#238;t tr&#232;s vite au petit groupe r&#233;uni autour de Fernand Cros-Mayrevieille que l'intitul&#233; de l'association est ambigu ou du moins qu'il refl&#232;te les tentations et les contradictions de ce mouvement intellectuel et, &#224; la suite de discussions, le mot &#171; r&#233;gionaliste &#187; dispara&#238;t, le cercle initial devenant, et le nom lui restera le &#171; Groupe audois d'&#233;tudes folkloriques &#187;. Quelques mois plus tard, Ren&#233; Nelli qui est d&#232;s le d&#233;but une des chevilles ouvri&#232;res du groupe &#339;uvrera pour que la revue change aussi de nom passant de &lt;i&gt;Folklore-Aude&lt;/i&gt;, un peu limitatif &#224; son sens, &#224; &lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt; tout court, pr&#233;cisant cependant son champ privil&#233;gi&#233;, la France m&#233;ridionale et la Catalogne. Ne voir dans ces variations s&#233;mantiques que querelles byzantines serait ignorer l'arri&#232;re plan de l'entreprise, le paysage intellectuel et l'espace de sociabilit&#233; bien particuliers dans laquelle elle se d&#233;ploie. Le colonel reste marqu&#233;, dans toutes ses ambitions, par l'ombre incontournable de son grand p&#232;re et de son aventure magnifique qui a conduit &#224; la restauration totale de la vieille citadelle. Par ailleurs, pendant plus de vingt ans, celui-ci fut l'infatigable animateur de la soci&#233;t&#233; savante locale, &#233;rig&#233;e en acad&#233;mie sur le mod&#232;le de l'Acad&#233;mie fran&#231;aise, la &#171; Soci&#233;t&#233; des Arts et Sciences de Carcassonne &#187;. En cr&#233;ant son nouveau groupe le but de Fernand Cros-Mayrevieille est double, d'abord rendre hommage &#224; son a&#239;eul en reprenant une forme associative &#224; l'image de celle initi&#233;e par Jean-Pierre Cros-Mayrevieille et, en m&#234;me temps s'assurer une place originale dans le petit monde savant de Carcassonne. Les &#171; Arts et Sciences &#187; persistent mais il sait que son grand p&#232;re y a connu l'humiliation apr&#232;s la gloire et de toute mani&#232;re, comme l'autre soci&#233;t&#233; savante fond&#233;e en 1889, la &#171; Soci&#233;t&#233; d'Etudes Scientifiques de l'Aude &#187;, ils ne s'int&#233;ressent gu&#232;re &#224; la culture populaire, accueillant parcimonieusement les communications qui en traiteraient. Le nouveau groupe entend, lui, se consacrer au folklore en mettant en avant une approche contemporaine, scientifique, d&#233;gag&#233;e des relents pass&#233;istes et nostalgiques qui feront le bonheur, quelques ann&#233;es plus tard, des s&#233;ides du mar&#233;chal P&#233;tain et de l'id&#233;ologie de Vichy.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Poursuivre la comparaison et le jeu d'&#233;chos entre les projets de Fernand et de Jean-Pierre n'est pas sans int&#233;r&#234;t, tant ils ont de similitudes, tant le premier semble poursuivre un dessein envisag&#233; avant lui et reprendre un dispositif qui a fait autrefois ses preuves. Ce qui frappe d'embl&#233;e dans l'initiative du &lt;i&gt;Groupe audois d'&#233;tudes folkloriques&lt;/i&gt;, c'est son organisation. Son concepteur ne l'envisage jamais comme une aventure individuelle mais, au contraire, lui assigne imm&#233;diatement un fonctionnement collectif, regroupant autour de lui, comme des commensaux, les meilleurs esprits et les plus &#233;clair&#233;s. En outre il reprend le sch&#233;ma qui avait pr&#233;valu lors de la cr&#233;ation des &#171; Arts et Sciences &#187;, et veille &#224; la mise en place de correspondants, dans tout le d&#233;partement, dans un premier temps, qui se feront aussi bien collecteurs que messagers. A son &#233;chelle chacun doit avoir le sentiment gratifiant d'&#234;tre un rouage actif et indispensable dans cette formidable machine qui doit permettre la lecture la plus fine et la plus exhaustive des manifestations de la culture populaire. L'autre grand projet est celui de la cr&#233;ation d'un mus&#233;e des &#171; arts et traditions populaires &#187; languedocien qui n'est pas sans rappeler, lui aussi, le mus&#233;e que en 1836, la premi&#232;re soci&#233;t&#233; savante carcassonnaise a eu pour mission de mettre en place. Nous sommes loin, bien entendu, de la mouture pr&#233;c&#233;dente, un peu fourre-tout qui se proposait de rassembler des objets de toute nature tant dans le domaine des arts que de l'arch&#233;ologie ou des sciences naturelles. En fait l'id&#233;e trouve sa source, sa justification, et aussi un appui, dans le projet d'un grand mus&#233;e de m&#234;me nature, confi&#233; &#224; Paris &#224; Georges-Henri Rivi&#232;re. L'ambition de ce dernier est de cr&#233;er un v&#233;ritable r&#233;seau qui fonctionnerait en synergie avec la grande structure parisienne projet&#233;e et permettrait de mettre fin aux tensions archa&#239;ques entre la capitale et la province. Pendant deux ann&#233;es le jeune groupe se lance &#224; fond dans la collecte d'objets et de pi&#232;ces diverses en lien avec le folklore, aid&#233; par son mentor parisien qui vient sur place le conseiller et &#233;changer avec les acteurs locaux. La guerre mettra fin &#224; l'entreprise, les collections seront dispers&#233;es, soit que les articles soient rendus &#224; leurs propri&#233;taires, soit qu'ils int&#232;grent le fonds du mus&#233;e Paul Dupuy &#224; Toulouse. &lt;br/&gt;
En 1939 le colonel Fernand Cros-Mayrevieille dispara&#238;t, la guerre diss&#233;mine les premiers acteurs, mais, malgr&#233; les vicissitudes, ils s'emploient, avec succ&#232;s au demeurant, &#224; poursuivre l'&#339;uvre de leur fondateur et &#224; faire vivre la revue &lt;i&gt;Folklore&lt;/i&gt; qui, pendant plus d'un demi-si&#232;cle, sera un des r&#233;f&#233;rents des &#233;tudes ethnographiques fran&#231;aises.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le fonds documentaire.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il se compose de plusieurs &#233;l&#233;ments : &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; un ensemble d'ouvrages et de revues, issu de la biblioth&#232;que familiale, concernant l'ethnographie, l'histoire et la litt&#233;rature locales. Celui-ci a &#233;t&#233; l&#233;gu&#233; &#224; l'Ethnop&#244;le-Garae par Jean Cros-Mayrevieille, fils de Fernand et archiv&#233; sous le nom de &#171; Fonds Cros-Mayrevieille &#187;. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; un ensemble d'archives, r&#233;pertori&#233;es, li&#233;es directement &#224; la revue Folklore provenant du m&#234;me donateur cot&#233;es sous le titre &#171; Archives de Folklore&quot;, sont &#233;galement consultables au centre de documentation de l'Ethnop&#244;le Garae.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; un r&#233;pertoire de documents concernant le folklore et l'ethnographie appartenant aux &#171; Archives familiales &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] l'ouvrage fondamental est celui de Anne-Marie Thiesse, &lt;i&gt;&#201;crire la France&lt;/i&gt; , Paris, PUF, 1991&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] D. Fabre &quot;Pr&#233;sentation&quot;, &lt;i&gt;Un demi-si&#232;cle d'ethnologie occitane. Autour de la revue&lt;/i&gt; Folklore, Carcassonne, Garae, 1982, pp. 9-24.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Ren&#233; Nelli (1906 - 1982) Du folklore &#224; l'anthropologie.</title>
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		<dc:date>2013-12-10T16:20:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ethno garae</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Ren&#233; Nelli demeure un &#233;crivain secret et un personnage &#233;nigmatique&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique64" rel="directory"&gt;01. Ethnographes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L150xH141/arton413-c5a2e.jpg&quot; width='150' height='141' style='height:141px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Descendant d'une longue lign&#233;e de sculpteurs et d'artisans florentins arriv&#233;s en France &#224; la fin de la Renaissance Ren&#233; Nelli eut la jeunesse studieuse et sereine qu'offrait encore la province. Fils d'un collectionneur &#171; antiquaire &#187; passionn&#233; par tous les arts, il lui est donn&#233; d&#232;s la fin de sa classe de terminale d'&#234;tre accueilli dans la chambre de l'&#233;crivain Jo&#235; Bousquet, c&#233;nacle dans lequel se rencontrent philosophes, po&#232;tes, peintres&#8230;. Suivent des &#233;tudes en Sorbonne puis &#224; Toulouse, les contacts avec les surr&#233;alistes et la publication des premiers textes po&#233;tiques. Apr&#232;s avoir entam&#233;, en 1931, une br&#232;ve carri&#232;re universitaire comme charg&#233; de cours &#224; la Facult&#233; des Lettres de Zagreb il revient comme professeur de lyc&#233;e en France, &#224; Maubeuge, et rejoint d&#232;s 1935 son Languedoc natal o&#249; il restera jusqu'&#224; sa mort. En 1938, apr&#232;s avoir commenc&#233; &#224; explorer des sujets auxquels il restera fid&#232;le tout au long de son &#339;uvre de po&#232;te et de philosophe, le catharisme, la litt&#233;rature des troubadours, l'amour courtois, l'occitanisme, il ouvre, avec la revue Folklore, un nouveau champ d'investigation qu'il pr&#233;sente ainsi dans l'incipit du premier num&#233;ro :
&#171; Il devient de plus en plus &#233;vident qu'on ne pourra conna&#238;tre la structure profonde de l'esprit que lorsqu'on aura &#233;clair&#233; les m&#233;canismes psychologiques inconscients selon lesquels les mythes, les l&#233;gendes, les coutumes &#8211; souvent absurdes en apparence &#8211; se fixent dans la conscience collective. Tandis que l'Ethnographie nous livre les secrets de la mentalit&#233; primitive, c'est au Folklore qu'il appartient de nous faire p&#233;n&#233;trer dans l'&#226;me populaire &#187;.
Le projet est ambitieux et d&#233;borde largement du cadre conventionnel des inventaires et des descriptions techniques de la plupart des revues ethnographiques locales. Il importe d'ailleurs de souligner que, d&#232;s le num&#233;ro 11 de janvier 1939, Ren&#233; Nelli remplace le titre initial de Folklore Aude, trop restrictif, par celui de Folklore, pour mieux souligner la dimension intellectuelle de la revue et sa participation aux d&#233;bats nationaux. L'heure, en effet, est &#224; la d&#233;finition de la discipline et aux &#233;changes de points de vue. Les membres du Groupe Audois d'Etudes Folkloriques (GAEF) sollicitent les avis de Georges-Henri Rivi&#232;re, d'Andr&#233; Varagnac, d'Arnold Van Gennep, et engagent des d&#233;bats avec eux, sur l'&#233;laboration, par exemple, des cartes folkloriques et des dictionnaires, lexicographiques et ethnographiques. Si Folklore publie quelques articles de Varagnac, la revue appara&#238;t cependant comme r&#233;solument moderne, plus dans la lign&#233;e des travaux de Van Gennep que dans celle des folkloristes r&#233;gionalistes. Pendant et apr&#232;s la guerre de 1940 elle se d&#233;marquera &#233;galement de la vision pass&#233;iste et nationaliste du folklore pr&#244;n&#233;e par P&#233;tain. Membre de l'&#233;quipe fondatrice Ren&#233; Nelli continua toute sa vie &#224; s'en occuper, y &#233;crivant r&#233;guli&#232;rement, collectant des articles, recrutant de nouveaux collaborateurs, assurant le secr&#233;tariat de 1944 jusqu'&#224; sa mort en 1982.
Le m&#233;c&#232;ne et fondateur en titre de la revue a &#233;t&#233; le colonel Fernand Cros-Mayrevieille, correspondant de la Commission des Monuments Historiques et petit-fils de Jean-Pierre Cros-Mayrevieille, le sauveteur de la Cit&#233; de Carcassonne. Il sut agr&#233;ger autour de lui de nombreuses personnalit&#233;s du monde intellectuel local, des enseignants, comme Fernand Courri&#232;re, Henri F&#233;raud, Pierre et Maria Sire, Francis Vals, des po&#232;tes comme Jo&#235; Bousquet, Jean Lebrau, Ren&#233; Nelli, des artistes comme le peintre Paul Sibra, des arch&#233;ologues comme Michel Jordy et Odette Taffanel, des linguistes comme Paul Alibert, des historiens, des &#233;rudits locaux, des membres de soci&#233;t&#233;s savantes&#8230; Des gens, venus d'horizons diff&#233;rents et qui, sans lui, n'auraient jamais eu l'id&#233;e de se retrouver dans le Groupe Audois d'Etudes Folkloriques. A ce propos, citons encore la &#171; Pr&#233;sentation &#187; de Ren&#233; Nelli :
&#171; Dans un domaine aussi complexe que celui que nous abordons, il va sans dire que nous ne pouvons envisager d'autres m&#233;thodes que celles qui r&#233;gissent le travail collectif. C'est un caract&#232;re commun &#224; toutes les sciences r&#233;centes qu'elles r&#233;clament un travail de classification souvent ingrat qui, par son &#233;tendue m&#234;me, exige l'appoint de toutes les bonnes volont&#233;s. Les individus isol&#233;s, oeuvrant chacun de leur c&#244;t&#233;, ne sauraient qu'&#233;garer leurs efforts &#224; vouloir embrasser, dans leur ensemble, les mille aspects de la vie populaire. Que l'on veuille bien consid&#233;rer qu'il y a un Folklore correspondant &#224; chacun des besoins fondamentaux de l'homme et que c'est par cons&#233;quence toute l'humanit&#233; qui est contenue, avec ses passions, ses superstitions, sa sagesse, sa mystique, dans l'immense litt&#233;rature parl&#233;e. Le Folklore ne pourra &#234;tre, de toute &#233;vidence, que l'&#339;uvre de tous.
D&#232;s les premiers num&#233;ros Ren&#233; Nelli participe &#224; ce projet collectif en traduisant des contes populaires recueillis par plusieurs informateurs. En 1942 il signe avec Louis Alibert un article sur &#171; Les croyances populaires en Languedoc au 17&#232;me si&#232;cle &#187; comprenant des extraits traduits et comment&#233;s du Tableu de la Bido del parfet Crestia du P&#232;re Amilha, (17&#232;me si&#232;cle), des Opuscules Proven&#231;aux (15&#232;me si&#232;cle), des Ordonansas del libre blanc (16&#232;me si&#232;cle). En 1947 il publie avec Max Savy une &#171; Enqu&#234;te sur la magie dans le Chalabrais &#187;. Cet exemple montre bien le fonctionnement en r&#233;seau du Groupe Audois d'Etudes Folkloriques qui avait dans la plupart des villages un ou plusieurs correspondants qui r&#233;pondaient aux enqu&#234;tes et aux questionnaires publi&#233;s dans la revue. Ren&#233; Nelli ne rechigne pas non plus aux t&#226;ches de collectage et de classement, m&#234;me si, de fait, il effectue lui-m&#234;me tr&#232;s peu d'enqu&#234;tes de terrain, se contentant souvent de recueillir quelques t&#233;moignages circonstanciels, dans la Montagne Noire et &#224; Bouisse, le village des Corbi&#232;res occidentales o&#249;, &#224; partir des ann&#233;es 1950, il passe les mois d'&#233;t&#233;. Au fil des ann&#233;es et apr&#232;s la disparition de plusieurs des acteurs des d&#233;buts, Folklore ressemblera plus &#224; un d&#233;suet bulletin de soci&#233;t&#233; savante qu'au dynamique et ambitieux organe initial. Ren&#233; Nelli, pourtant, n'abandonnera pas, continuant &#224; faire vivre la revue, co&#251;te que co&#251;te, r&#233;digeant lui-m&#234;me, parfois sous des pseudonymes, de nombreux articles, acceptant et m&#234;me sollicitant, le concours d'&#233;rudits locaux aux pr&#233;occupations intellectuelles assez diff&#233;rentes des siennes. Dans les ann&#233;es 1960, il r&#233;ussit &#224; trouver de nouveaux collaborateurs de qualit&#233;, Charles Joisten et Jean Guilaine par exemple, qui seront rejoints dans les ann&#233;es 1970, par quelques uns des &#233;tudiants qui ont suivi ses cours d'ethnographie &#224; Toulouse, Claudine Vassas, Daniel Fabre, Jean-Pierre Pini&#232;s&#8230; La revue semble prendre un nouveau souffle mais sa maquette reste vieillotte et elle ne survivra que quelques mois &#224; la mort de Ren&#233; Nelli.
Cet attachement &#224; Folklore, pour ne pas dire cet acharnement &#224; en maintenir la publication, alors qu'il &#233;tait reconnu internationalement pour son &#339;uvre de philosophe et de po&#232;te, fait la preuve de l'int&#233;r&#234;t qu'il portait &#224; la discipline et de la place qu'elle occupait dans sa vie intellectuelle, m&#234;me si, lorsqu'on regarde sa longue bibliographie d'ouvrages on n'est d'abord pas frapp&#233;s par la quantit&#233; de sa production ethnologique. Du moins en ce qui concerne les livres, car il a publi&#233; au contraire, beaucoup d'articles, surtout bien s&#251;r, dans Folklore. Mais si l'on s'en tient aux ouvrages, recueils de po&#232;mes, textes philosophiques, &#233;tudes sur le catharisme, sur la civilisation et la litt&#233;rature m&#233;di&#233;vales, sur l'&#233;rotique, essais sur le r&#233;gionalisme et l'Occitanie, on n'en trouve qu'un seul que l'on puisse qualifier d'ethnologique : Le Languedoc et le Comt&#233; de Foix. Le Roussillon, &#233;dit&#233; chez Gallimard en 1958 dans l'&#233;ph&#233;m&#232;re collection &#171; Les Provinces Fran&#231;aises &#187;, et que le quatri&#232;me de couverture d&#233;finit ainsi : &#171; Ce livre [&#8230;] n'est ni un ouvrage d'histoire ni une &#233;tude de g&#233;ographie humaine, tout en se rattachant par certains c&#244;t&#233;s &#224; ces deux disciplines ; il est consacr&#233; &#224; l'ethnographie de trois de nos provinces traditionnelles. [&#8230;] L'interpr&#233;tation sociologique de l'auteur permet, chaque fois qu'il est possible, de situer ces faits, en apparence discontinus et gratuits dans le cadre plus large de l'anthropologie culturelle. Seul un ethnographe, rompu aux patientes investigations sur le terrain et ayant v&#233;cu de longues ann&#233;es dans la familiarit&#233; des populations, pouvait synth&#233;tiser, dans un nombre de pages relativement restreint, outre ses observations propres, celles que les folkloristes locaux et les enqu&#234;teurs nationaux ont accumul&#233;s depuis plus d'un demi-si&#232;cle. Sans doute fallait-il qu'il fut romaniste pour tenter de rattacher le pr&#233;sent au pass&#233; par l'&#233;tude des dialectes et la chronologie approximative des divers niveaux de culture o&#249; s'enracinent les traditions occitanes &#187;.
On reconna&#238;t l&#224;, dans l'expos&#233; de ses comp&#233;tences pluridisciplinaires, plusieurs des th&#232;mes qui parcourent, hors du strict champ de l'ethnographie, l'ensemble de l'&#339;uvre de Ren&#233; Nelli : civilisation romane, morale, esth&#233;tique, magie, religion&#8230; M&#234;me si l'essentiel des donn&#233;es a d'abord &#233;t&#233; publi&#233; dans la revue Folklore, leur regroupement et leur mise en perspective dans ce livre &#233;clairent l'ambition de ce chercheur hors du commun pour qui la collecte d'informations n'est pas une fin en soi, mais un d&#233;but, un moyen de constituer un corpus de travail.
Quelques lignes d'un article de Ren&#233; Nelli paru en 1959 dans Les Lettres Fran&#231;aises &#171; Ethnographie universelle et recherches locales &#187;, explicitent au mieux le syncr&#233;tisme qui est au c&#339;ur de sa d&#233;marche intellectuelle et qui fait l'originalit&#233; de son approche ethnologique : &#171; &#8230;l'ethnographie n'a de sens et de valeur que si elle est totale, c'est-&#224;-dire si elle englobe le folklore. Universelle elle l'est en droit, sinon en fait. [&#8230;] Comment un ethnographe occitan pourrait-t-il &#8211; sans se condamner aux vues courtes &#8211; ignorer les cultures traditionnelles des pays qui ont &#233;t&#233; en rapport avec le sien tout au long de l'histoire : les divers folklores fran&#231;ais, les folklores n&#233;o-celtiques, m&#233;diterran&#233;ens, arabes, etc ? En v&#233;rit&#233;, toute province est, au sens strict, un centre du monde ou, si l'on pr&#233;f&#232;re un point de d&#233;part privil&#233;gi&#233; vers l'Humain, car tous les chemins &#171; r&#233;gionaux &#187; m&#232;nent, directement ou indirectement, selon le g&#233;nie de chacun, &#224; l'Humain ethnographique &#187; (n&#176;774, du 21 au 27 mai 1959).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://garae.fr/archives/Plan%20de%20classement%20fonds%20Nelli.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Les archives et la biblioth&#232;que de Ren&#233; Nelli sont d&#233;pos&#233;es aux Archives D&#233;partementales de l'Aude&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Christiane Amiel Ethnop&#244;le-Garae, Lahic-Iac. Ce texte a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; &#224; partir de la communication de Christiane Amiel &lt;i&gt;Du folklore &#224; l'anthropologie&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Chemins de connaissance&lt;/i&gt;, &#224; l'occasion du Colloque &lt;i&gt;Ren&#233; Nelli ou la po&#233;sie des carrefours&lt;/i&gt;, Carcassonne, 21 et 22 avril 2011. (Actes &#224; para&#238;tre).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<enclosure url="https://www.garae.fr/new/IMG/pdf/Archives_de_Rene_Nelli_relatives_a_l_ethnographie_-_Extrait_de_l_inventaire_des_Archives_departementales_de_l_Aude.pdf" length="5246186" type="application/pdf" />
		

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		<title>Fernand Gr&#233;bert (1886-1956), pasteur alsacien, missionnaire ethnographe et dessinateur du Gabon</title>
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		<dc:date>2012-07-06T11:08:04Z</dc:date>
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		<dc:creator>garae1</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Biographie Second d'une fratrie de quatre enfants, Fernand Gr&#233;bert na&#238;t le 1er juin 1886 &#224; Schiltigheim, pr&#232;s de Strasbourg, o&#249; son p&#232;re, Martin Gr&#233;bert, est architecte. L'Alsace &#233;tant alors annex&#233;e &#224; l'Allemagne, Martin Gr&#233;bert est arr&#234;t&#233; en 1887 par les Allemands pour avoir fait passer des plans de fortifications du Rhin aux Fran&#231;ais. Lorsqu'il est lib&#233;r&#233;, la famille Gr&#233;bert s'installe &#224; Lyon, puis &#224; Reims jusqu'en 1914. En avril 1913, c'est &#224; Reims que Fernand Gr&#233;bert est consacr&#233; pasteur des Missions (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique96" rel="directory"&gt;07. Missionnaires ethnographes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L100xH150/arton363-01a1f.jpg&quot; width='100' height='150' style='height:150px;width:100px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Biographie&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Second d'une fratrie de quatre enfants, Fernand Gr&#233;bert na&#238;t le 1er juin 1886 &#224; Schiltigheim, pr&#232;s de Strasbourg, o&#249; son p&#232;re, Martin Gr&#233;bert, est architecte. L'Alsace &#233;tant alors annex&#233;e &#224; l'Allemagne, Martin Gr&#233;bert est arr&#234;t&#233; en 1887 par les Allemands pour avoir fait passer des plans de fortifications du Rhin aux Fran&#231;ais. Lorsqu'il est lib&#233;r&#233;, la famille Gr&#233;bert s'installe &#224; Lyon, puis &#224; Reims jusqu'en 1914.&lt;br /&gt;
En avril 1913, c'est &#224; Reims que Fernand Gr&#233;bert est consacr&#233; pasteur des Missions Evang&#233;liques de Paris, apr&#232;s avoir suivi les cours de l'Ecole pr&#233;paratoire de th&#233;ologie protestante des Batignolles, puis la formation de la Maison des Missions &#224; Reims.&lt;br /&gt;
Entre temps, il a effectu&#233; son service militaire dans la fanfare, &#224; Ch&#226;lons-sur-Marne d'abord, puis dans les Ardennes, jouant du cor d'harmonie dans la fanfare militaire !&lt;br /&gt;
Sa vocation missionnaire, le jeune Gr&#233;bert la doit &#224; sa &#171; &lt;i&gt;ch&#232;re m&#232;re, aux pri&#232;res silencieuses de laquelle je dois le bonheur d'avoir &#233;t&#233; appel&#233; &#224; &#234;tre missionnaire&lt;/i&gt; &#187;, &#233;crit-il dans sa pr&#233;face d'octobre 1919 pour son premier ouvrage &lt;i&gt;Au Gabon&lt;/i&gt;, publi&#233; par la Soci&#233;t&#233; des Missions Evang&#233;liques de Paris en 1922.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 24 avril 1913, &#224; peine consacr&#233; pasteur donc, Fernand Gr&#233;bert embarque &#224; Bordeaux &#224; bord du bateau &#8220;L'Afrique&#8221; pour le Gabon, territoire africain de cr&#233;ation r&#233;cente, rattach&#233; auparavant au Congo fran&#231;ais. C'est un pays de fleuves et de for&#234;ts, la for&#234;t &#233;quatoriale source d'un commerce important de bois exotique et de caoutchouc vers l'Europe.&lt;br /&gt;
Gr&#233;bert y rejoint la mission de Samkita, au-dessus de Lambar&#233;n&#233;, une mission dirig&#233;e par le pasteur Edouard Rambaud, aupr&#232;s duquel il parfait sa formation de missionnaire et apprend notamment la langue indig&#232;ne pahouine, le fang.&lt;br /&gt;
En 1915, Gr&#233;bert est nomm&#233; &#224; la t&#234;te de la station missionnaire de Talagouga, situ&#233;e sur le cours moyen du fleuve Ogoou&#233;.&lt;br /&gt;
A cette &#233;poque, seules quatre missions protestantes existent en Afrique &#233;quatoriale, toutes sont plac&#233;es sous l'&#233;gide de la Soci&#233;t&#233; des Missions Evang&#233;liques de Paris.&lt;br /&gt;
A Talagouga, le jeune missionnaire retrouve le pasteur Samuel Galley, charg&#233; de traduire la Bible en langue fang, auteur &#233;galement d'un remarquable &lt;i&gt;Dictionnaire Fran&#231;ais-Fang et Fang-Fran&#231;ais&lt;/i&gt; publi&#233; en 1964 &#224; Neuch&#226;tel, riche de pr&#233;cieuses notations linguistiques et ethnographiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lors de ses premi&#232;res vacances en France (les missionnaires b&#233;n&#233;ficiaient d'un cong&#233; tous les trois ou quatre ans pour retourner dans leur famille), Fernand Gr&#233;bert &#233;pouse, le 5 septembre 1917, Alice M&#233;groz, n&#233;e &#224; Lyon mais d'origine vaudoise, avec laquelle il repart d&#232;s le mois de novembre pour Talagouga.&lt;br /&gt;
Ils auront quatre enfants, tous n&#233;s en Afrique : H&#233;l&#232;ne-Marguerite (n&#233;e en 1918), Nelly (1921), Maurice (1922), puis Odile (1926) qui mourra deux ans plus tard &#224; Douala de la dysenterie. Les trois a&#238;n&#233;s seront alors &#233;lev&#233;s &#224; Gen&#232;ve dans leur famille maternelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1932 Fernand Gr&#233;bert doit quitter d&#233;finitivement le Gabon pour des raisons de sant&#233; et met un terme &#224; sa carri&#232;re de missionnaire en Afrique : &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Le climat &#233;tant sp&#233;cialement d&#233;bilitant, nous n'avons, bien que &#171; durs &#224; cuire &#187;, pu tenir que gr&#226;ce aux conseils et aux soins du Dr Schweitzer&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gr&#233;bert et sa famille s'installe alors pr&#232;s de Gen&#232;ve (chemin des liserons, Grand-Lancy) mais continue &#224; travailler pour les missions protestantes suisses et fran&#231;aises jusqu'en 1945, organisant notamment de nombreuses expositions missionnaires sur l'Afrique &#233;quatoriale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il meurt &#224; Gen&#232;ve le 6 juin 1956, &#226;g&#233; de 70 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
D&#233;crire la mission : &#233;crire et dessiner&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'&#233;criture missionnaire&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;Les missionnaires ont produit quantit&#233; d'&#233;crits racontant et justifiant leurs activit&#233;s quotidiennes et l'&#233;vang&#233;lisation. Les archives de la Soci&#233;t&#233; des missions &#233;vang&#233;liques de Paris (SMEP) en t&#233;moignent.&lt;br /&gt;
Gr&#233;bert, toujours dans la pr&#233;face de &lt;i&gt;Au Gabon&lt;/i&gt;, est &#224; ce titre parfaitement explicite (p. 6) : &lt;br /&gt;
&#171; (&#8230;) &lt;i&gt;nous renvoyons au &lt;/i&gt;Journal des Missions Evang&#233;liques &lt;i&gt;de ces derni&#232;res ann&#233;es pour les r&#233;cits de tourn&#233;es d'&#233;vang&#233;lisation typiques, les r&#233;cits de conversions, le travail des cat&#233;chistes et leur pr&#233;dication, la description de visites &#224; l'&#339;uvre sociale de la Soci&#233;t&#233; Agricole et Industrielle de l'Ogoou&#233;. Nous renvoyons &#233;galement aux Rapports annuels pour suppl&#233;er aux questions eccl&#233;siastiques (&#8230;) et aux questions scolaires (&#8230;), nous en tenant aux g&#233;n&#233;ralit&#233;s que le visiteur est appel&#233; &#224; voir dans ce coup d'&#339;il rapide donn&#233; &#224; l'&#339;uvre&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 1822, la Soci&#233;t&#233; des missions &#233;vang&#233;liques de Paris d&#233;veloppe une importante activit&#233; de publication. D&#232;s 1823, elle se dote d'un bulletin qui deviendra trois ans plus tard le &lt;i&gt;Journal des missions &#233;vang&#233;liques&lt;/i&gt;, dans les pages duquel paraissent des extraits de correspondance de missionnaires.&lt;br /&gt;
De plus, au tout d&#233;but du XXe si&#232;cle, elle cr&#233;e une collection intitul&#233;e &#171; Les r&#233;cits missionnaires illustr&#233;s &#187; dont le premier volume para&#238;t en 1906.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Dessiner l'alt&#233;rit&#233;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;Fernand Gr&#233;bert a dessin&#233; tr&#232;s t&#244;t. On trouve en effet dans le Fonds Gr&#233;bert du Mus&#233;e d'Ethnographie de Gen&#232;ve des premiers dessins de qualit&#233;, qu'il s'agisse de &#171; Heure d&#233;licieuse &#187; &#224; l'Ecole de th&#233;ologie des Batignolles de 1904, repr&#233;sentant trois &#233;l&#232;ves musiciens dans le salon de musique de l'Ecole, ou la &#171; Route d'Epernay, une halte aux Cadrans &#187;, dat&#233; 12 juin 1909, r&#233;alis&#233; durant son service militaire, ou encore &#171; Arrivage de poissons &#187; (1907), repr&#233;sentant une sc&#232;ne typique lors de ses vacances &#224; Cayeux-sur-Mer, dans la Somme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une partie de son activit&#233; &#233;ditoriale consiste d'ailleurs &#224; dessiner d'abord pour &#233;crire ensuite, afin de documenter ses dessins : &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;J'ai rapport&#233; d'Afrique un album de dessins pour montrer &#224; ma famille des documents sur la g&#233;ographie de l'Afrique &#233;quatoriale, et l'&#339;uvre religieuse parmi les indig&#232;nes&lt;/i&gt; (&#8230;) &lt;i&gt;Des amis des Missions m'ont pri&#233; d'ajouter un texte pour compl&#233;ter les gravures et les expliquer &lt;/i&gt; &#187;. (Pr&#233;face &lt;i&gt;Au Gabon&lt;/i&gt;, p. 5-6)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans sa pr&#233;face &lt;i&gt;Au Gabon&lt;/i&gt;, il pr&#233;cise encore (p.6) :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;L'abondance du texte et des illustrations (plus de 400) aurait constitu&#233; un volume beaucoup trop co&#251;teux &#224; l'heure actuelle ; il a donc &#233;t&#233; n&#233;cessaire de faire quelques grosses coupures&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#339;uvre dessin&#233;e majeure de Gr&#233;bert reste n&#233;anmoins les deux albums gabonais r&#233;alis&#233;s de 1913 &#224; 1932 et conserv&#233;s au Mus&#233;e d'Ethnographie de Gen&#232;ve (voir leur publication signal&#233;e dans la bibliographie : &lt;i&gt;Le Gabon de Fernand Gr&#233;bert 1913-1932&lt;/i&gt;). Ces albums comportent 360 pages et plus de 1500 dessins r&#233;alis&#233;s majoritairement &#224; l'encre de chine, &#224; l'aquarelle et parfois au crayon de couleur ou &#224; la sanguine.&lt;br /&gt;
La table des mati&#232;res commune aux deux albums fut &#233;tablie et r&#233;dig&#233;e de la main de Gr&#233;bert et d&#233;bute de la fa&#231;on suivante :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;1913-1932. TABLE DES MATIERES des 1500 dessins dont 931 gravures de mat&#233;riaux sur 10 sujets repr&#233;sentant 46 esp&#232;ces de documents sur une civilisation autochtone, en disparition, des Fangs ou Pahouins, et dont l'authenticit&#233; ne peut plus &#234;tre reconnue apr&#232;s 1925 [apr&#232;s l'invasion de nombreux commer&#231;ants et coupeurs rempla&#231;ant les produits d'art indig&#232;ne par la pacotille m&#233;nag&#232;re et vestimentaire europ&#233;enne ; et des objets sont fabriqu&#233;s sur demande en vue de l'exposition coloniale de Vincennes. 1931.] &lt;/i&gt; &#187;. (En r&#233;f&#233;rence &#224; l'Exposition coloniale internationale de Paris qui s'est tenue &#224; la Porte Dor&#233;e, sur le site du bois de Vincennes).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces deux albums sont organis&#233;s en deux parties principales, &#171; Ethnographie &#187; et &#171; Le Pays et les habitants &#187;.&lt;br /&gt;
La partie ethnographique traite de l' &#171; Alimentation de chasse et de p&#234;che &#187;, la &#171; M&#233;tallurgie &#187;, les &#171; Objets de m&#233;nage &#187;, &#171; Art d&#233;coratif, Sculpture &#187;, &#171; Musique &#187;, &#171; Danse &#187;, &#171; Religion &#187;, &#171; Locomotion &#187;, &#171; Habitation &#187;.&lt;br /&gt;
La seconde partie sur le pays et les habitants pr&#233;sente les subdivisions suivantes : &#171; Indig&#232;nes &#187;, avec &#171; T&#234;tes et Types - Sc&#232;nes de m&#339;urs - Sc&#232;nes de danse - Coiffures, cheveux &#8211; Tatouages &#8211; Plantations &#8211; Nourriture &#8211; Habillement &#8211; Maladies et rem&#232;des &#187;.&lt;br /&gt;
&#171; Faune &#187;, &#171; Flore &#187;, &#171; G&#233;ographie &#187;, &#171; Mission &#187; et en &#171; Divers &#187; : &#171; Villes et postes &#187;, &#171; Commerces &#187;, &#171; Lieux autres &#187;.&lt;br /&gt;
Suit un index d&#233;taill&#233; des sc&#232;nes et diff&#233;rents objets repr&#233;sent&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais Gr&#233;bert ne se contente pas de dessiner une v&#233;ritable encyclop&#233;die du Gabon et de la vall&#233;e de l'Ogoou&#233;, inventoriant les multiples aspects traditionnels de la vie des Fang, il collecte &#233;galement des objets pour les mus&#233;es d'Europe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Collecter des objets t&#233;moins de la culture pahouine&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Durant plus de trente ans, Fernand Gr&#233;bert a largement dot&#233; les Mus&#233;es d'Ethnographie de Gen&#232;ve et de Neuch&#226;tel en objets gabonais.&lt;br /&gt;
En ce qui concerne le Mus&#233;e d'Ethnographie de Gen&#232;ve (MEG), les registres d'inventaire d'avant la seconde guerre font &#233;tat de 195 pi&#232;ces provenant du pasteur Gr&#233;bert.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les premiers objets &#224; entrer dans les collections du mus&#233;e sont les &#8220;f&#233;tiches&#8221;, avec notamment les bo&#238;tes reliquaires &#171; byeri &#187; que Gr&#233;bert appelle &#171; bo&#238;tes de sorcellerie pahouine &#187;. Mais figurent aussi &#224; l'inventaire les objets de la vie quotidienne, ustensiles de cuisine, outils, armes, articles de chasse et de p&#234;che, instruments de musique, objets de parure, masques, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si certains objets pouvaient &#234;tre remis au pasteur lors de conversions, on pense bien s&#251;r aux &#171; byeri &#187;, d'autres sont le r&#233;sultat de v&#233;ritables commandes, comme le prouve cet extrait de lettre d'Eug&#232;ne Pittard, alors directeur du MEG, qui demande &#224; l'homme de terrain de collecter :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;(&#8230;) des tabourets, des cannes de chef et autres objets sculpt&#233;s, &#224; condition qu'ils soient bellement d&#233;cor&#233;s&lt;/i&gt; (&#8230;) &lt;i&gt;Des masques. Permettez-moi d'insister sur ce chapitre. Masques galoa s'attachant sur le visage, masques pahouins formant heaume. J'aimerais aussi avoir tous les accessoires de danse. Mais la figure que vous donnez, p. 92, me donne une furieuse envie d'avoir de ces grands masques, les plus orn&#233;s possible, et surmont&#233;s par des sculptures&lt;/i&gt; &#187;. (Lettre d'Eug&#232;ne Pittard, du 22 f&#233;vrier 1930, &#224; M. le Missionnaire F. Gr&#233;bert, Mission protestante fran&#231;aise &#224; Talagouga. MEG, Fonds Gr&#233;bert).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La figure du pasteur Gr&#233;bert offre ainsi une illustration exemplaire de ce qu'&#233;tait l'activit&#233; missionnaire dans la premi&#232;re moiti&#233; du XXe si&#232;cle, en plus d'un t&#233;moignage unique sur la culture fang en disparition.&lt;br /&gt;
Quant &#224; son &#339;uvre majeure, l'&#339;uvre dessin&#233;e, elle reste un rare tr&#233;sor patrimonial &#224; red&#233;couvrir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Principales publications de Fernand Gr&#233;bert&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;1922&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Au Gabon (Afrique &#233;quatoriale fran&#231;aise)&lt;/i&gt;. Paris, Soci&#233;t&#233; des Missions Evang&#233;liques de Paris (SMEP), 226p. (R&#233;&#233;ditions 1928 et 1947)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1927&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Cat&#233;chisme &#233;l&#233;mentaire en fang&lt;/i&gt;. Paris, SMEP, 8p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1928&lt;/strong&gt;. &#8220;L'art musical chez les Fang du Gabon&#8221;. &lt;i&gt;Archives suisses d'Anthropologie g&#233;n&#233;rale&lt;/i&gt;. Gen&#232;ve, tome V, n&#176; 1, pp. 75-86&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1929&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Ekomi,&lt;/i&gt; &lt;i&gt;histoire d'un &#233;colier pahouin racont&#233;e par lui-m&#234;me aux enfants d'Europe&lt;/i&gt;. Paris, SMEP, 60p. (R&#233;&#233;dition 1933, 1937 et 1946).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1931&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Cat&#233;chisme &#233;l&#233;mentaire&lt;/i&gt;. Paris, SMEP, 15p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1934&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;N'sime. Fragments de la vie d'une pahouine&lt;/i&gt;. Pi&#232;ce en 3 actes mise en sc&#232;ne par Fernand Gr&#233;bert, missionnaire, avec musique indig&#232;ne. (D'apr&#232;s une histoire v&#233;cue au Gabon, vers 1923, dans la paroisse de Talagouga). Paris, SMEP&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1934&lt;/strong&gt;. &#8220;Arts en voie de disparition au Gabon&#8221;. &lt;i&gt;Africa. Journal de l'Institut international de langues et civilisations africaines&lt;/i&gt; (Londres), tome VII, n&#176; 1, janvier 1934, p. 82-88&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1935&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Hygi&#232;ne et conseils divers pour les Africains de la zone tropicale, mis en pratique avec des moyens trouv&#233;s sur place&lt;/i&gt;. Paru &#224; Alen&#231;on &#224; compte d'auteur, 160p. (R&#233;&#233;ditions Paris/Strasbourg, Librairie Istra, 1938, 1945, 1948). Avec une pr&#233;face d'Henri Gourdon, directeur de l'Ecole Nationale de la France d'Outre-Mer, et celle d'Eug&#232;ne Pittard, conservateur du Mus&#233;e d'Ethnographie de Gen&#232;ve et professeur d'anthropologie &#224; l'Universit&#233; de Gen&#232;ve.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1940&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Monographie ethnographique des tribus Fang, Bantous de la for&#234;t du Gabon (Afrique &#233;quatoriale fran&#231;aise)&lt;/i&gt;. Titre de couverture : &#171; Monographie ethnographique des Fang et Galoa du Gabon (A.E.F.) &#187;. Gen&#232;ve, manuscrit dactylographi&#233; avec des dessins originaux au crayon de couleur de l'auteur (en 6 exemplaires)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1942&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Avema, la petite s&#339;ur d'Ekomi&lt;/i&gt;. Paris, SME, 60p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1943&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Bika, histoire missionnaire pour les petits enfants&lt;/i&gt;. Paris, SME, n.p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1945&lt;/strong&gt;. &#8220;Ethnographie du Gabon : le f&#233;tiche By&#233;ri&#8221;. Revue &lt;i&gt;Les Mus&#233;es de Gen&#232;ve&lt;/i&gt;, t. 2, n&#176; 5, p. 3&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1949&lt;/strong&gt;. &#8220;Outillage minimum chez les primitifs&#8221;. Revue &lt;i&gt;Les Mus&#233;es de Gen&#232;ve&lt;/i&gt;, t. 6, n&#176; 10, p. 3&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1952&lt;/strong&gt;. 12 illustrations de F. Gr&#233;bert. &lt;i&gt;In&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;Schweitzer, l'Africain&lt;/i&gt; / Ernest Christen. Gen&#232;ve, Labor et Fides.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Principales publications sur F. Gr&#233;bert&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Kaehr, Roland. &#8220;Fernand Gr&#233;bert et sa &#171; Monographie ethnographique des tribus Fang &#187;. In : L'Esprit de la for&#234;t. Terres du Gabon &#187;. Bordeaux, Mus&#233;e d'Aquitaine / Paris, Somogy, 1997, p. 226-233&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Gabon de Fernand Gr&#233;bert 1913-1932&lt;/i&gt;. Gen&#232;ve, &#233;ditions D, 2003, 359p. (Coll. Sources et t&#233;moignages). Reproduction en fac-simil&#233; des deux albums manuscrits de F. Gr&#233;bert (1500 dessins).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Perret, Genevi&#232;ve. &#8220;Le Gabon de Fernand Gr&#233;bert 1913-1932. Les albums de dessins d'un missionnaire ethnographe&#8221;. &lt;i&gt;Journal du mus&#233;e d'Ethnographie&lt;/i&gt; et des ateliers d'ethnomusicologie, n&#176; 37, janvier-avril 2003&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Perrois, Louis (ethnologue, directeur de recherche honoraire de l'Orstom). &#8220;Les Fang du Gabon vus par les missionnaires dans le premier quart du XXe si&#232;cle. L'apport &#171; ethnographique &#187; compar&#233; du P&#232;re Henri Trilles (1966-1949) et du Pasteur Fernand Gr&#233;bert (1886-1956), missionnaires au Gabon&#8221;. &lt;i&gt;In :&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Le Gabon de Fernand Gr&#233;bert 1913-1932&lt;/i&gt;. Gen&#232;ve, &#233;ditions D, 2003, p. 20-36&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Savary, Claude (ancien conservateur du d&#233;partement Afrique au MEG). &#8220;Fernand Gr&#233;bert au Gabon de 1913 &#224; 1932&#8221;. &lt;i&gt;In :&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Le Gabon de Fernand Gr&#233;bert 1913-1932&lt;/i&gt;. Gen&#232;ve, &#233;ditions D, 2003, p. 8-19&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les archives de Fernand Gr&#233;bert&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Outre les objets africains, le Mus&#233;e d'Ethnographie de Gen&#232;ve poss&#232;de les papiers et dessins de Fernand Gr&#233;bert, donn&#233;s au mus&#233;e par ses enfants. Fonds Gr&#233;bert&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; La Fondation Albert Schweitzer de Strasbourg d&#233;tient la correspondance de Fernand Gr&#233;bert avec le c&#233;l&#232;bre docteur Schweitzer, alsacien tout comme Gr&#233;bert et fondateur de l'h&#244;pital de Lambar&#233;n&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; La biblioth&#232;que du D&#233;fap (D&#233;partement fran&#231;ais d'action apostolique, Paris), qui succ&#232;de en 1971 &#224; la Soci&#233;t&#233; des missions, conserve :&lt;br /&gt;
. les archives de la SMEP (1822-1971)&lt;br /&gt;
. les archives de la Soci&#233;t&#233; Agricole et Industrielle de l'Ogou&#233; (1910-1950)&lt;br /&gt;
. les archives personnelles de missionnaires (sermons, conf&#233;rences, notes et r&#233;cits de voyage, journaux intimes, travaux de recherche...).
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Auteur &lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Florence Galli-Dupis&lt;br /&gt;
Ing&#233;nieur d'&#233;tudes CNRS &lt;br /&gt;
IIAC / LAHIC (UMR 8177) &lt;br /&gt;
2012&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Missionnaires ethnographes, textes, images, objets</title>
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		<dc:date>2012-03-08T10:18:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Journ&#233;es d'&#233;tudes en collaboration avec le Lahic - Iac&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
2 et 3 Avril 2012 &#224; Carcassonne &#224; la Maison des M&#233;moires&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entr&#233;e libre et gratuite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Contact : Christine Bellan, 04 68 71 29 69&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;10. &quot;Arr&#234;t sur Archives&quot; : les journ&#233;es d'&#233;tudes Archivethno&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L106xH150/arton356-6a894.jpg&quot; width='106' height='150' style='height:150px;width:106px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Giordana Charuty, Daniel Fabre, Andr&#233; Mary et Jean-Pierre Pini&#232;s
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	L'engouement pour les &#233;crits missionnaires, journaux, r&#233;cits de voyage, recueil de contes et l&#233;gendes, alimente aujourd'hui toute une politique de r&#233;&#233;dition de cette litt&#233;rature d'un genre particulier. La vocation ethnographique de certains missionnaires a pu r&#233;pondre dans certains cas &#224; une passion personnelle mais plus g&#233;n&#233;ralement elle s'inscrit dans la politique des congr&#233;gations incitant &#224; apprendre les langues vernaculaires et &#224; remplir des questionnaires pour mieux cerner les pierres d'attente du message &#233;vang&#233;lique. De la traduction des cat&#233;chismes ou de la Bible en langue vernaculaire, &#224; la production de trait&#233;s savants sur la parent&#233; ou la religion primitive, en passant par l'&#233;laboration &#233;rudite de dictionnaires qui sont parfois de v&#233;ritables encyclop&#233;dies, ces missionnaires ethnologues ont apport&#233; une contribution majeure &#224; la production des savoirs ethnographiques en situation coloniale. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Cette production de textes s'accompagne de la circulation d'images, de dessins de vie sauvage et d'objets exotiques. La collecte missionnaire d'objets, et particuli&#232;rement de masques ou de statues, qualifi&#233;s de &#171; f&#233;tiches &#187; ramen&#233;s dans les mus&#233;es ou vendus sur le march&#233; de l'art, reste une source d'interrogation, surtout quand elle se prolonge par la fabrication indig&#232;ne et artisanale d'objets sur commande. Logique de pr&#233;dation et de d&#233;possession culturelle, &#171; p&#233;ch&#233; de violence symbolique &#187;, autant que logique marchande de &#171; commerce &#233;quitable &#187; alimentant le d&#233;veloppement &#171; endog&#232;ne &#187; autant que le financement de la propagation de la foi, les motivations sont multiples et entrem&#234;l&#233;es. Dans un tel circuit de mati&#232;res, de significations et de valeurs, il faut prendre en compte les transmutations et transfigurations op&#233;r&#233;es par les agents (et les patients) et affectant les objets (idoles, symboles, objets d'art authentique) mais aussi la r&#233;ciprocit&#233; de perspective entre les point de d&#233;part et les points d'arriv&#233;e : l'enfermement mus&#233;al de ces choses sacr&#233;es, leur marchandisation comme &#171; objet d'art &#187; ou leur promotion comme patrimoine missionnaire, colonial ou national. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Ces entreprises missionnaires cultivent ainsi trois paradoxes &#224; explorer : &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1) le travail de &#171; vernacularisation &#187; des langues locales li&#233; aux traductions des cat&#233;chismes et de la Bible, reposait sur le pr&#233;suppos&#233; d'une universalit&#233; transparente du message &#233;vang&#233;lique mais il a contribu&#233; &#224; l'invention de langues et de cultures indig&#232;nes singuli&#232;res dot&#233;es d'une valeur &#171; culturelle &#187; et porteuses d'identit&#233; &#171; nationale &#187;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 2) la diabolisation des pratiques &#171; pa&#239;ennes &#187; et la destruction des f&#233;tiches a eu pour envers une vaste collecte d'objets &#171; sacr&#233;s &#187; et des pratiques d'exposition qui ont suscit&#233; l'int&#233;r&#234;t des marchands, collectionneurs, et amateurs d'objets de curiosit&#233; exotique, et cultiv&#233; ainsi le go&#251;t de l'art primitif et m&#234;me une nouvelle religion de l'art
3) enfin, les dessins, images et r&#233;cits d'aventures v&#233;hicul&#233;s en Europe dans le souci de la &#171; Propagation de la foi &#187; et de l'&#339;uvre de conversion ont nourri tout un imaginaire de l'alt&#233;rit&#233; exotique ou diabolique qui continue &#224; travailler notre rapport &#224; ces &#171; cultures de l'ailleurs et de la diff&#233;rence &#187;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Les missionnaires ethnographes sont des passeurs de culture et m&#234;me des instituteurs de culture. Leur contribution &#224; l'institution des cultures indig&#232;nes et au processus d'artification producteur de &#171; f&#233;tichisme culturel &#187; ne peut qu'alimenter la r&#233;flexion sur l'Institution de la culture comme production de valeur et comme lieu de &#171; transfert de sacralit&#233; &#187;.
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;span class='spip_document_1335 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:500px;'&gt;
&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L500xH322/Dessin_Femmes_de_Verguet-e70da.jpg' width='500' height='322' alt=&quot;&quot; style='height:322px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Programme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lundi 2 avril 2012 : 14h-17h&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Introduction : Daniel Fabre, Andr&#233; Mary&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Jean Pierre Pini&#232;s, Ethnop&#244;le Garae, LAHIC
&lt;i&gt;D'un d&#233;chirement l'autre : L&#233;opold Verguet au mirage de l'ethnologie.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Daniel Fabre, Ethnop&#244;le Garae, EHESS, LAHIC.
&lt;i&gt;Biographie d'une collection : L&#233;opold Verguet et ses objets des antipodes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Giordana Charuty , EPHE, LAHIC &lt;i&gt;Martin Gusinde ou l'invention du terrain initiatique (Terre de Feu, 1918-1924)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mardi 3 avril 2012 : 9h30-17h&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Andr&#233; Mary, CNRS, LAHIC
&lt;i&gt;Le P&#232;re Trilles et la jeune fille &#224; la larme : de l'objet &#171; f&#233;tiche &#187; au f&#233;tichisme mus&#233;al&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Bernard Coyault, LAHIC &lt;i&gt;Efra&#239;m Andersson (1896-1989), un missionnaire ethnographe su&#233;dois en terrain proph&#233;tique Kongo.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Sophie Blanchy, CNRS, LESC, Paris X Nanterre
&lt;i&gt;Le pasteur Lars Vig (1875-1903), missionnaire ethnographe de la Norvegian Missionnary Society : les dessins des objets de &#171; puissance &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Aur&#233;lie N&#233;vot, CNRS, Centre d'&#201;tudes Himalayennes, Villejuif
&lt;i&gt;Le P&#232;re Vial (1855-1917), ethnographe, et les textes chamaniques des Ma&#238;tres de la psalmodie (Chine)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Conclusion : perspectives de recherche sur ce chantier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Litt&#233;rature r&#233;gionaliste et ethnologie Journ&#233;es d'&#233;tudes, 1er &#8211; 2 d&#233;cembre 2011Arr&#234;t sur Archives 2010 suite</title>
		<link>https://www.garae.fr/new/spip.php?article354</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.garae.fr/new/spip.php?article354</guid>
		<dc:date>2011-11-17T08:41:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ethno garae</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Museon Arlaten&lt;br/&gt;
CERCO (Centre d'Etude, de Restauration et de Conservation des &#338;uvres)&lt;br/&gt;
Anciens ateliers SNCF - Arles&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour leur quatri&#232;me &#233;dition, les journ&#233;es Arr&#234;t sur Archives 2010, en se donnant pour th&#232;me la litt&#233;rature r&#233;gionaliste, n'ont pas d&#233;rog&#233; &#224; leur double vocation, &#224; savoir relancer la r&#233;flexion sur les sources de l'ethnologie de la France - le terme est entendu &#224; la fois aux sens d'origines de la discipline et d'archives - et d'en renouveler le propos en consid&#233;rant chaque fond sous l'angle des similitudes qu'il peut pr&#233;senter avec d'autres.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique71" rel="directory"&gt;10. &quot;Arr&#234;t sur Archives&quot; : les journ&#233;es d'&#233;tudes Archivethno&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L102xH150/arton354-ffca3.jpg&quot; width='102' height='150' style='height:150px;width:102px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1329 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:300px;'&gt;
&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L300xH369/provence_1_Web-2b23f.jpg' width='300' height='369' alt=&quot;&quot; style='height:369px;width:300px;' /&gt;&lt;/span&gt;
L'id&#233;e d'aborder le cas des romanciers ethnographes n'est pas sp&#233;cialement originale, en ce sens que les liens cong&#233;nitaux qu'entretiennent litt&#233;rature et ethnologie ont depuis longtemps &#233;t&#233; identifi&#233;s : un go&#251;t partag&#233; du d&#233;tail, une m&#234;me attention port&#233;e &#224; des dimensions de l'homme g&#233;n&#233;ralement n&#233;glig&#233;es, une commune capacit&#233; &#224; admettre la relativit&#233; des points de vue, etc. Au sein du LAHIC, diff&#233;rents programmes de cherche (Les savoirs romantiques et Le moment r&#233;aliste) se sont donn&#233;s pour objet ces co&#239;ncidences, leur histoire et surtout leurs variations en fonction des contextes historiques. Resserrer la focale pour distinguer, au c&#339;ur du champ litt&#233;raire, la production r&#233;gionaliste, ne revient pas &#224; d&#233;limiter et aborder un troisi&#232;me &#233;pisode du feuilleton de ces histoires parall&#232;les. Sans entrer ici dans le d&#233;tail de la question d&#233;licate du bornage chronologique qui croise celle, tout aussi d&#233;licate, de la d&#233;finition de cette litt&#233;rature, admettons que &#171; la veine &#187; r&#233;gionaliste est plus un genre qu'un moment. Si donc, l'intention n'est pas de s'attaquer &#224; une nouvelle phase de l'histoire de la litt&#233;rature, de quoi retourne-t-il ? Le choix du th&#232;me de ces journ&#233;es est plut&#244;t &#224; mettre sur le compte d'un r&#233;flexe d'ethnologue, de cette manie qui est la n&#244;tre de nous int&#233;resser &#224; ce qui n'int&#233;resse pas les autres. Et la litt&#233;rature r&#233;gionaliste est bien de ces objets n&#233;glig&#233;s, voire oubli&#233;s, par les sciences litt&#233;raires qui la rel&#232;guent dans les limbes peu fr&#233;quentables de la paralitt&#233;rature, aux c&#244;t&#233;s du roman sentimental, du roman &#233;rotique, du polar, du roman de science fiction, du roman historique, etc. Jeter son d&#233;volu sur cette litt&#233;rature-l&#224; se justifie aussi et surtout au regard de la polygraphie de la plupart des &#233;crivains r&#233;gionalistes, &#224; la fois romancier et ethnographes. Il ne s'agit pas, pour autant, de substituer une probl&#233;matique &#224; une autre, mais de tirer parti du fait que les romanciers font &#339;uvre d'ethnographes, m&#233;nageant, au c&#339;ur m&#234;me des romans, une large place aux notations ethnographiques (mise &#224; mort du cochon, moissons, charivaris, veill&#233;es&#8230;), notations que certains exploitent tout aussi bien ailleurs, en dehors des fictions elles-m&#234;mes, dans des publications &#224; caract&#232;re plus &#233;rudit. Partir de cas, c'est-&#224;-dire d'auteurs, de leur trajectoire, de leur &#339;uvre et de leurs archives, tel est le cahier des charges des journ&#233;es Arr&#234;t sur Archives. Or ces intentions co&#239;ncident parfaitement avec l'appel aux bonnes volont&#233;s que lan&#231;ait en 1983 Anne-Marie Thiesse, sinon dans son ensemble, du moins en ce qui concerne le premier point. Dans ce petit (en termes de volume) texte programmatique, l'historienne appelait de ses v&#339;ux &#171; une &#233;tude du passage de l'un &#224; l'autre &#187;, c'est-&#224;-dire du roman r&#233;gionaliste &#224; l'ethnologie : &#171; Du r&#233;gionalisme reste [&#8230;] une &#233;norme masse de documentation. [&#8230;] Leurs &#233;crits, leurs archives, m&#233;riteraient d'&#234;tre plus et mieux exploit&#233;s. A condition, bien s&#251;r, qu'ils soient examin&#233;s de mani&#232;re scientifique, en prenant en consid&#233;ration les m&#233;thodes et la destination de ces collectes (ne serait-ce que pour cela, il conviendrait justement de prendre leurs auteurs m&#234;mes comme objet d'&#233;tude) &#187;. De Fr&#233;d&#233;ric Mistral &#224; Bernard Clavel, en passant par Ferdinand Fabre, Ernest P&#233;rochon, Auguste Bailly, Jean Lebrau, Ludovic Mass&#233; et Raymond Escholier, le programme des journ&#233;es carcassonnaises a exauc&#233; ce v&#339;u. L'on ne peut cependant se contenter de ce satisfecit et n'invoquer Anne-Marie Thiesse qu'au titre de caution. L'on ne saurait surtout ignorer les autres questions pos&#233;es par l'historienne pour tenter de baliser le terrain des rapports entre litt&#233;rature r&#233;gionaliste et ethnologie. &lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;span class='spip_document_1330 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:300px;'&gt;
&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L300xH387/Alsace_Reedition_3_Web-7eb13.jpg' width='300' height='387' alt=&quot;&quot; style='height:387px;width:300px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Au nombre des suggestions de l'historienne, la conduite de recherches portant sur la contribution des &#233;crivains r&#233;gionalistes &#224; &#171; la constitution durable &#171; d'images r&#233;gionales &#187; rel&#232;vent plus a priori de l'ethnologie de la r&#233;ception litt&#233;raire que de l'approche &#233;pist&#233;mologique. Elles y trouvent n&#233;anmoins leur place d&#232;s lors que l'on consid&#232;re l'impact potentiel de ces &#171; images r&#233;gionales &#187; sur les repr&#233;sentations du terrain que mobilisent aussi bien les informateurs que les ethnologues en situation d'enqu&#234;te, impact dont le chercheur doit n&#233;cessairement &#234;tre conscient et capable d'&#233;valuer l'incidence. Cela &#233;tant, &#224; l'heure o&#249; l'ethnologie du proche est plus que jamais attentive aux territoires et aux modalit&#233;s de leur affirmation, la piste esquiss&#233;e par Anne-Marie Thiesse ne peut que d&#233;border du cadre probl&#233;matique au sein duquel elle a &#233;t&#233; initialement pens&#233;e. Les images r&#233;gionales imputables aux romans int&#233;ressent tout autant que les historiens de la discipline tous ceux qui ont affaire avec la fabrique des identit&#233;s territoriales.
La seconde question pos&#233;e par Anne-Marie Thiesse porte sur le d&#233;crochage des figures de l'&#233;crivain r&#233;gionaliste et de l'ethnographe, &#224; l'heure de la professionnalisation de la discipline. &#171; Les ruptures et les analogies dans les m&#233;thodes, la publication des r&#233;sultats, les enjeux m&#234;mes &#187; ne sont pas &#224; proprement parler un objet neuf, au moins en ce qui concerne la litt&#233;rature avec un grand L. Mais les questions qu'elles suscitent, pos&#233;es dans les limites de l'ethnologie de la France et de ses rapports avec la litt&#233;rature r&#233;gionaliste, prennent un relief singulier, d&#232;s lors que l'on consid&#232;re les rapports ambigus de l'ethnologie institu&#233;e et professionnalis&#233;e au r&#233;gionalisme et donc, aussi, &#224; la litt&#233;rature r&#233;gionaliste dont les aspirations ont &#233;t&#233; au diapason des revendications politiques. Si la question m&#233;rite d'&#234;tre pos&#233;e, elle demande &#233;galement &#224; &#234;tre reformul&#233;e en fonction des acquis de la recherche et notamment des conclusions des derni&#232;res journ&#233;es Arr&#234;t sur archives. Pr&#233;sent&#233; par Philippe Gardy, le cas de Mistral a permis de comprendre que le d&#233;crochage n'est pas forc&#233;ment la cons&#233;quence de ce d&#233;terminisme ext&#233;rieur qu'est le mouvement de professionnalisation de l'ethnologie, et peut lui pr&#233;exister sous les allures savamment m&#233;nag&#233;es du cumul des &#233;tiquettes. Aussi la question requiert-elle un autre abord, non plus seulement par les hommes et les &#339;uvres, fatalement d'un moment, mais, de fa&#231;on &#224; embrasser plus largement la chronologie, par les &#171; lieux &#187; de la convergence et de la divergence : les langues r&#233;gionales, la litt&#233;rature orale, la ruralit&#233;, l'illustration, etc. D'historienne, les questions pos&#233;es par Anne-Marie Thiesse oublient le pr&#233;sent des rapports entre litt&#233;rature r&#233;gionaliste et ethnologie qui, pour discrets qu'ils soient, n'en offrent pas moins d'int&#233;r&#234;t. Int&#233;grer cette actualit&#233; dans la r&#233;flexion suppose la complicit&#233; de coll&#232;gues voulant bien jouer le jeu de la r&#233;flexivit&#233;. Celle-ci acquise, il s'agit d'analyser les usages ethnologiques (en tant que source ? en tant qu'objet ?) comme les non-usages du roman r&#233;gionalistes. A premi&#232;re vue incongrue, la question des non-usages se pose en effet, en particulier pour l'ethnocritique, sp&#233;cialit&#233; plus dispos&#233;e que toute autre &#224; se saisir du roman r&#233;gionaliste et qui, paradoxalement, ne le fait pas. Les fa&#231;ons de faire avec n'excluant pas les fa&#231;ons de faire tout court, l'&#233;criture par les anthropologues contemporains de romans r&#233;gionalistes m&#233;rite elle aussi que l'on s'y attarde.
Toutes ces orientations pr&#233;figurent la tournure que prendront les journ&#233;es d'&#233;tudes Litt&#233;rature r&#233;gionaliste et ethnologie : &#233;tat de la question et perspective de recherche qui se d&#233;rouleront en Arles &#224; l'automne 2011, ainsi que, dans un second temps, la publication issue des journ&#233;es carcassonnaises et arl&#233;siennes.&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;
&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1328 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:400px;'&gt;
&lt;img src='https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L400xH368/Fabre_Taillevent_98_Web-54180.jpg' width='400' height='368' alt=&quot;&quot; style='height:368px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Programme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeudi 1er d&#233;cembre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;14 h 00 : Accueil des participants
14 h 15 : Introduction par Dominique S&#233;r&#233;na (conservatrice du Museon Arlaten), Sylvie Sagnes (CR CNRS, IIAC &#8211; Equipe LAHIC)&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;
I. Les lieux de la convergence et de la divergence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mod&#233;rateur : Christian Jacquelin (ethnologue r&#233;gional, DRAC Languedoc-Roussillon)
14 h 30 : Philippe Gardy (DR CNRS, IIAC &#8211; Equipe LAHIC) : Ecriture occitane et &quot;folklore&quot; au milieu du XXe si&#232;cle : Ren&#233; Nelli, Max Rouquette et quelques autres
15 h 15 : Jean-Pierre Pini&#232;s (Ethnop&#244;le GARAE, IIAC &#8211; Equipe LAHIC) : &#171; Les uns allaient en guenilles, les autres en sabots... &#187;. Regards sur une singuli&#232;re collection de livres illustr&#233;s
Pause 16 h 15 : Daniel Fabre (DE EHESS, IIAC &#8211; Equipe LAHIC) : La coutume du pays (espace, temps et rites de la r&#233;gion romanesque)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;18 h 30, au Cin&#233;ma le M&#233;jean : Le complexe du santon, de Christian Philibert, produit par les Films d'Espigoule, France 3 M&#233;diterran&#233;e, 63 mn, 2005.
Projection suivie d'un d&#233;bat anim&#233; par Roland P&#233;cout (&#233;crivain) et Philippe Gardy (DR CNRS, IIAC &#8211; Equipe LAHIC)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 2 d&#233;cembre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;
II. L'ethnologue et le roman aujourd'hui : source, objet, pratique ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mod&#233;rateur : Jean-Charles Depaule (CR CNRS, IIAC &#8211; Equipe LAU)
9 h 30 : Fran&#231;oise Zonabend (DE EHESS, LAS) : Roman et ethnographie : question d'&#233;chelle
10 h 15 : Jean Jamin (DE EHESS, IIAC &#8211; Equipe LAHIC) : Le pittoresque et le romanesque au risque de l'ethnologie : Faulkner et son comt&#233; de Yoknapatawpha (Mississippi)
Pause 11 h 15 : Yves Pourcher (Professeur Universit&#233; Toulouse le Mirail, LISST &#8211; Equipe CAS) : Histoires de guerre : entre archives et fiction&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;
III. Litt&#233;rature et r&#233;gion : ethnologie de l'au-del&#224; du roman :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mod&#233;rateur : Michel Vovelle (Professeur &#233;m&#233;rite Paris I, ancien directeur de l'IHRF)
14 h 00 : Daniel Maggetti (Professeur Universit&#233; de Lausanne, CRLR) : C. F. Ramuz, r&#233;gionaliste malgr&#233; lui ?
14 h 45 : Sylvie Sagnes (CR CNRS, IIAC &#8211; Equipe LAHIC) : Maria Chapdelaine : les romans du roman au fil du si&#232;cle
15 h 30 : Conclusion&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Avec la participation de Jacques Barville : lecture d'extraits choisis par les communicants.&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un &#233;crivain r&#233;gional ethnographe : Gaston Roupnel (1871-1946) et la Bourgogne</title>
		<link>https://www.garae.fr/new/spip.php?article352</link>
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		<dc:date>2011-10-11T12:41:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>garae1</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Historien, philosophe, &#233;crivain r&#233;gionaliste et n&#233;gociant en vin : Gaston Roupnel, entre histoire rurale et litt&#233;rature r&#233;gionaliste.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique93" rel="directory"&gt;06. Ecrivains r&#233;gionalistes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L108xH150/arton352-501dc.jpg&quot; width='108' height='150' style='height:150px;width:108px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sociabilit&#233;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
. Acad&#233;mie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon. Elu en 1923, Roupnel fut membre du conseil d'administration et de la commission des publications&lt;br /&gt;
. Commission r&#233;gionale des appellations contr&#244;l&#233;es (1936-1937)&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; de Folklore (fond&#233;e en 1929), dont il fut pr&#233;sident&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; des Gens de Lettres de France (membre en janvier 1918)&lt;br /&gt;
. Syndicat des viticulteurs de Gevrey-Chambertin (dont il fut pr&#233;sident de 1936 &#224; 1938) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Prix et distinctions honorifiques&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;. 15 juin 1911. M&#233;daille de vermeil de l'Acad&#233;mie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon, pour son roman &lt;i&gt;Nono&lt;/i&gt; (1910)&lt;br /&gt;
. 29 janvier 1927. Chevalier de la L&#233;gion d'honneur&lt;br /&gt;
. 19 d&#233;cembre 1927. Prix Maria Star, d&#233;cern&#233; par la Soci&#233;t&#233; des Gens de Lettres de France&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Biographie&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Louis, Gaston, F&#233;licien Roupnel est n&#233; le 23 septembre 1871 &#224; la gare de Laissey, dans le Doubs, et mort le 14 mai 1946 &#224; Gevrey-Chambertin (C&#244;te d'Or), mais laissons lui le soin de se pr&#233;senter. &lt;br /&gt;
Dans une lettre de 1910 adress&#233;e &#224; Ernest Charles, directeur litt&#233;raire du quotidien l'&lt;i&gt;Excelsior&lt;/i&gt;, il &#233;crit :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Je suis n&#233; en Franche-Comt&#233; &#8211; mais j'ai v&#233;cu toute ma vie &#224; Gevrey-Chambertin, pr&#232;s de Dijon. Ma m&#232;re et ma s&#339;ur sont mortes quand j'avais 11 ans. &lt;/i&gt;[&#8230;] &lt;i&gt;Mon p&#232;re &#233;tait un modeste employ&#233; de chemin de fer. Malgr&#233; la m&#233;diocrit&#233; de ses ressources, il a pu r&#233;ussir &#224; me faire donner &#224; ses frais une longue &#233;ducation. J'ai &#233;t&#233; &#233;lev&#233; au lyc&#233;e, puis &#224; la Facult&#233; de Dijon, et enfin &#224; la Sorbonne. J'ai essay&#233; vainement d'&#234;tre re&#231;u &#224; l'agr&#233;gation. Finalement j'y ai renonc&#233;. N&#233;anmoins j'ai pu faire une petite carri&#232;re dans l'Universit&#233;. J'ai &#233;t&#233; successivement professeur &#224; Saint Etienne, &#224; Epinal, &#224; Douai, au Prytan&#233;e militaire de La Fl&#232;che,&lt;/i&gt; [lyc&#233;e militaire] &lt;i&gt;&#224; Grenoble et &#224; Dijon. A Grenoble, la bienveillance du recteur et de la Facult&#233; des Lettres m'avait, malgr&#233; l'insuffisance de mes titres, m&#233;nag&#233; une petite place &#224; la Facult&#233; : le cours public d'histoire du Dauphin&#233;. Le souci de nos petits int&#233;r&#234;ts nous rappela en Bourgogne. Je me suis mari&#233; en effet dans mon village m&#234;me &#224; Gevrey-Chambertin. &lt;/i&gt;[&#8230;] &lt;i&gt;Et me voici ainsi revenu comme professeur d'histoire dans le lyc&#233;e o&#249; j'ai &#233;t&#233; &#233;lev&#233; et rest&#233; d&#233;finitivement dans ce pays que j'aime. Rien de plus int&#233;ressant &#224; vous dire sur moi-m&#234;me &lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(Extrait d'un brouillon de lettre cit&#233; par Philip Whalen dans &lt;i&gt;Gaston Roupnel : &#226;me paysanne et sciences humaines&lt;/i&gt;, Dijon, EUD, 2001, p. 33).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il d&#233;clarait encore :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Je suis n&#233; &#224; Laissey dans le Doubs. Cependant, mon pays c'est Gevrey, o&#249; j'ai &#233;t&#233; &#233;lev&#233;, o&#249; je me suis mari&#233;, o&#249; je poss&#232;de quelques vignes, o&#249; l'on m'appelle &#8220;le Gaston&#8221;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(&#8220;Quelques propos de Gaston Roupnel&#8221;, &lt;i&gt;Le Bien public&lt;/i&gt;, 7 janvier 1931, p. 5).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Son p&#232;re, Auguste Roupnel, attir&#233; par la litt&#233;rature, aimait &#233;crire et ses carnets de notes qui rec&#232;lent une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre (&#8220;Double Mariage&#8221;), sont conserv&#233;s dans le fonds Roupnel. &lt;br /&gt;
Auguste Roupnel &#233;tait d'autre part abonn&#233; &#224; de nombreuses revues litt&#233;raires que son fils conserva pr&#233;cieusement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfant, Gaston Roupnel fr&#233;quente l'&#233;cole communale de Gevrey puis, &#224; l'&#226;ge de treize ans, est pensionnaire au lyc&#233;e de Dijon. Il s'y distingue en philosophie, histoire et fran&#231;ais lors de sa derni&#232;re ann&#233;e.&lt;br /&gt;
En 1891, il s'inscrit &#224; la Facult&#233; des Lettres de Dijon et se passionne pour l'histoire. Sa premi&#232;re ann&#233;e est r&#233;compens&#233;e par le deuxi&#232;me prix d'honneur.&lt;br /&gt;
Il effectue son service militaire de 1892 &#224; 1893, puis reprend ses &#233;tudes et obtient sa licence en 1894, avec la soutenance d'un m&#233;moire sur &lt;i&gt;Le R&#233;gime f&#233;odal de Ch&#226;tillon-sur-Seine&lt;/i&gt; qu'il publiera en 1896 dans la &lt;i&gt;Revue bourguignonne de l'enseignement sup&#233;rieur&lt;/i&gt; (n&#176; 6, pp. 167-194).&lt;br /&gt;
Suivant le conseil de son professeur pr&#233;f&#233;r&#233;, Louis Stouff, enseignant l'histoire des lois et des institutions, il s'inscrit &#224; la pr&#233;paration de l'agr&#233;gation d'histoire et g&#233;ographie &#224; la Sorbonne.&lt;br /&gt;
A Paris, il a pour professeurs les grands noms de l'histoire et de la g&#233;ographie de l'&#233;poque, tels que Ernest Lavisse, Charles Seignobos ou encore Paul Vidal de La Blache.&lt;br /&gt;
Candidat &#224; l'agr&#233;gation, il &#233;choue &#224; deux reprises &#224; l'oral, en 1898 et 1899, alors que ses r&#233;sultats &#224; l'&#233;crit sont brillants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s 1899, il d&#233;bute une carri&#232;re de professeur d'histoire dans le secondaire, premiers pas de ce qu'il aimait &#224; appeler son &#171; p&#232;lerinage p&#233;dagogique &#187; (Saint-Etienne, Epinal, Douai, La Fl&#232;che, Grenoble), &#171; p&#232;lerinage &#187; qui prendra fin au lyc&#233;e Carnot de Dijon, en 1910.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1907, &#224; l'&#226;ge de 36 ans, il &#233;pouse une fille de vigneron de Gevrey-Chambertin, Suzanne Pauline Bizot, elle a 24 ans. Leur fils unique, Louis (1908-1937) na&#238;tra l'ann&#233;e suivante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;D&#233;buts litt&#233;raires&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;En 1910, Gaston Roupnel publie son premier ouvrage, &lt;i&gt;Nono &lt;/i&gt;&#171; roman audacieusement provincial &#187;, ainsi que le qualifiait l'&#233;crivain Romain Rolland (1866-1944), qui classe d'embl&#233;e son auteur dans la cat&#233;gorie des &#8220;&#233;crivains r&#233;gionaux&#8221;, voire &#8220;r&#233;gionalistes&#8221;.&lt;br /&gt;
L'historien ard&#233;chois Charles Seignobos (1842-1922), dans une lettre dat&#233;e du 6 novembre 1918, lui &#233;crira :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Vous &#234;tes &#224; ma connaissance avec Guillaumin le seul romancier qui ait d&#233;crit la paysan par le dedans et repr&#233;sente le sentiment de l'homme du peuple en pr&#233;sence de la soci&#233;t&#233; ; et Guillaumin est un paysan ; vous, malgr&#233; votre &#233;ducation bourgeoise, vous avez su comprendre [&#8230;] l'irritation sourde et intense du travailleur manuel &lt;/i&gt;[&#8230;]. &lt;i&gt;J'admire en quelle fa&#231;on l'influence de l'histoire s'est fondue avec votre temp&#233;rament pour donner une impression de compassion po&#233;tique sans pr&#233;c&#233;dent dans la litt&#233;rature fran&#231;aise &lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(Fonds Roupnel, cit&#233; par P. Whalen, 2001, p. 33).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S&#233;lectionn&#233; pour le prix Goncourt 1910, en concurrence avec Guillaume Apollinaire et Louis Pergaud, &lt;i&gt;Nono&lt;/i&gt; est &#8220;recal&#233;&#8221;, le Goncourt &#233;tant attribu&#233; au Franc-comtois Pergaud pour son roman &lt;i&gt;De Goupil &#224; Margot&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;
En compensation, le 15 juin 1911, l'Acad&#233;mie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon remet &#224; l'auteur de &lt;i&gt;Nono&lt;/i&gt; &#8220;la m&#233;daille de vermeil&#8221;.&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Nono&lt;/i&gt; conna&#238;t un succ&#232;s consid&#233;rable, tout comme &lt;i&gt;Le Vieux Garain&lt;/i&gt; publi&#233; en 1913. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Gaston Roupnel, chroniqueur de &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La D&#233;p&#234;che de Toulouse&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Roupnel publie son premier article d'histoire en 1915, dans &lt;i&gt;La Grande Revue&lt;/i&gt; (n&#176; 432, octobre 1915). Cet article intitul&#233; &#8220;Une guerre d'usure : la guerre de S&#233;cession&#8221; qui compare la guerre de S&#233;cession et la Premi&#232;re Guerre mondiale, est couronn&#233; par le Prix Jean Revel en d&#233;cembre 1915.&lt;br /&gt;
C'est suite &#224; cette &#171; &#233;tonnante fortune &#187; que Roupnel se voit confier un poste de chroniqueur &#224; &lt;i&gt;La D&#233;p&#234;che de Toulouse&lt;/i&gt;, quotidien fond&#233; en 1870 et surnomm&#233; le &#8220;journal de la d&#233;mocratie&#8221;, favorable au Parti Radical de l'&#233;poque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il alimente les pages de &lt;i&gt;La D&#233;p&#234;che&lt;/i&gt; de 1916 &#224; 1924, ce qui repr&#233;sente plus de cent articles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L'universitaire, historien de la Bourgogne rurale&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;La guerre termin&#233;e, Roupnel termine sa th&#232;se sous la direction de Charles Seignobos, th&#232;se de doctorat qu'il soutiendra brillamment &#224; la Sorbonne le 26 avril 1922, sous le titre de : &#171; Les populations de la ville et de la campagne dijonnaise au XVIIe si&#232;cle &#187;, avec comme th&#232;se compl&#233;mentaire une bibliographie critique intitul&#233;e : &#171; Bibliographie critique : la ville et la campagne au XVIIe si&#232;cle &#187;.&lt;br /&gt;
Cette th&#232;se sera publi&#233;e la m&#234;me ann&#233;e sous le titre suivant : &lt;i&gt;La Ville et la campagne au XVIIe si&#232;cle&lt;/i&gt;, avec pour sous-titre : &lt;i&gt;&#233;tudes sur les populations du pays dijonnais&lt;/i&gt; (Paris, Ernest Laroux, 1922).&lt;br /&gt;
La publication de sa th&#232;se remporte un succ&#232;s marquant aupr&#232;s de l'intelligentsia de l'&#233;poque.&lt;br /&gt;
L'historien Henri Hauser (1866-1946), en fait le compte rendu suivant : &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Jamais groupe de populations fran&#231;aises n'a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une enqu&#234;te aussi compl&#232;te, aussi approfondie, aussi sinc&#232;re, traduite de mani&#232;re aussi vivante. Le hasard a bien fait les choses &#8211; le hasard, c'est-&#224;-dire la curiosit&#233; passionn&#233;e de l'auteur pour son coin de terre o&#249; il vit&lt;/i&gt; &#187;. (C.R. H. Hauser, &lt;i&gt;Revue historique&lt;/i&gt;, 142, 1923, p. 254).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et l'historien &lt;strong&gt;Lucien Febvre&lt;/strong&gt; (1878-1956), co-fondateur avec &lt;strong&gt;Marc Bloch&lt;/strong&gt; (1886-1944) de &#8220;l'Ecole des Annales&#8221; en 1929, ne tarira pas d'&#233;loges &#224; son sujet, la consid&#233;rant comme un &#171; mod&#232;le d'histoire sociale &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'automne 1922, suite &#224; ce succ&#232;s notable, Gaston Roupnel est nomm&#233; titulaire de la chaire &#8220;d'histoire, litt&#233;rature et patois bourguignons&#8221;, &#224; la Facult&#233; des Lettres de Dijon, succ&#233;dant ainsi &#224; Lucien Febvre, nomm&#233; &#224; l'universit&#233; de Strasbourg en 1919.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il poursuivra son &#233;tude de la France rurale en publiant, en 1932, &lt;i&gt;Histoire de la campagne fran&#231;aise&lt;/i&gt;, ouvrage exposant une approche nouvelle de l'histoire du monde rural qui transpara&#238;t d&#233;j&#224; dans les intitul&#233;s des dix parties qui le composent :&lt;br /&gt;
&#171; Les origines &#8211; Les t&#233;moignages &#8211; La for&#234;t &#8211; Les champs &#8211; Les chemins &#8211; La vigne &#8211; Le village &#8211; L'extension du syst&#232;me [agricole] &#8211; Le r&#233;gime social &#8211; L'&#226;me paysanne (avec I. La vie et l'&#226;me et II. Les croyances &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec cette publication d&#233;di&#233;e &#224; la m&#233;moire de ses anc&#234;tres paysans, Roupnel voit grandir sa notori&#233;t&#233; (sa d&#233;dicace exacte est : &#171; A mon fils, en souvenir de ses p&#232;res, paysans de Normandie, du Maine et de Bourgogne &#187;).&lt;br /&gt;
Cet ouvrage lui valut de nombreuses critiques favorables, notamment celles du journaliste et &#233;rudit dijonnais &lt;strong&gt;Michel-Hilaire Cl&#233;ment-Janin&lt;/strong&gt; (1831-1885), &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 3 janvier 1933, du g&#233;ographe, &#233;crivain de la terre auvergnate &lt;strong&gt;Lucien Gachon&lt;/strong&gt; (1893-1984), dans &lt;i&gt;L'Ecole lib&#233;ratrice&lt;/i&gt; (7 janvier 1933) et de &lt;strong&gt;Lucien Febvre&lt;/strong&gt; dans les &lt;i&gt;Annales&lt;/i&gt; (n&#176; 6, 1934).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean Vigreux analysant la r&#233;ception de l'&lt;i&gt;Histoire de la campagne fran&#231;aise&lt;/i&gt;, explique :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Le p&#232;re fondateur de l'&#233;cole des Annales, Lucien Febvre souligne en 1934 l'apport de ce travail en saluant le registre particulier du professeur de l'universit&#233; de Bourgogne, &#224; la fois historien et romancier. [&#8230;] L'originalit&#233;, c'est d'avoir une vision empruntant &#224; la g&#233;ographie, &#224; l'ethnologie, aux autres sciences sociales en s'appuyant sur un mat&#233;riau sp&#233;cifique pour l'historien : le paysage&lt;/i&gt; &#187;. (J. Vigreux, &#8220;De l'usage de l'agrarisme de Roupnel : passeur malgr&#233; lui ?&#8221;, In &lt;i&gt;Le Temps des sciences humaines. Gaston Roupnel et les ann&#233;es trente&lt;/i&gt;. Eds. Le Manuscrit, 2006, p. 158).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lucien Febvre lui rendit par ailleurs, &#224; titre priv&#233;, l'hommage suivant :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Apr&#232;s le tr&#232;s beau livre de mon coll&#232;gue, ami et co-directeur des &lt;/i&gt;Annales&lt;i&gt;, Marc Bloch, si solidement assis sur des bases d'histoire compar&#233;e&lt;/i&gt; [il s'agit de l'ouvrage intitul&#233; &lt;i&gt;Les Caract&#232;res originaux de l'histoire rurale fran&#231;aise &lt;/i&gt;(1931)] &#8211; &lt;i&gt;le v&#244;tre, si sensible, si vivant, si plein d'une exp&#233;rience incomparable des r&#233;alit&#233;s campagnardes &#8211; apr&#232;s le livre d'un homme qui a su lire remarquablement les textes, ce livre d'un homme qui a su lire la terre elle-m&#234;me&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Votre livre est plein de choses neuves, vivantes et fortes&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(Lettre de Lucien Febvre &#224; Gaston Roupnel, archives Roupnel, MSH-Dijon. Citation par P. Whalen, 2001, p. 17).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'avant-propos qu'&#233;crit Roupnel pour son &lt;i&gt;Histoire de la campagne fran&#231;aise&lt;/i&gt; s'achevait en effet par ces mots :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Mais pourquoi ne pas l'avouer ?... Je suis redevable moins &#224; une documentation manuscrite ou imprim&#233;e qu&#224; des observations personnelles. Ce sont trente ann&#233;es d'investigations faites &#224; m&#234;me le sol qui m'ont procur&#233; la mati&#232;re essentielle de ces &#233;tudes. Ce sont aussi les lointains souvenirs de la vie, &#233;clair&#233;s de la tradition qu'une vieillesse ch&#232;re a transmise &#224; ma jeunesse, qui ont entretenu &#224; mon insu l'animation et l'&#233;motion de ces pages&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gaston Roupnel prend sa retraite universitaire en 1938, pour ses soixante-sept ans, d&#233;clinant la promotion d'Officier de la L&#233;gion d'honneur que lui proposait le ministre de l'Instruction publique, et retourne s'installer dans sa maison de Gevrey-Chambertin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Roupnel, &#233;crivain de &#171; l'&#226;me paysanne bourguignonne &#187; et du &#171; vigneron &#233;ternel &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Apr&#232;s une quinzaine d'ann&#233;es d'interruption (&lt;i&gt;Nono&lt;/i&gt; date de 1910 et &lt;i&gt;Le Vieux Garain&lt;/i&gt; de 1913), Gaston Roupnel reprend le chemin de l'&#233;criture litt&#233;raire et publie, en 1927, un recueil de nouvelles intitul&#233; &lt;i&gt;H&#233; ! Vivant !&lt;/i&gt; (Paris, Stock), auquel &lt;strong&gt;Jean Charles-Brun&lt;/strong&gt; (1870-1946), &#8220;l'ap&#244;tre du r&#233;gionalisme&#8221;, consacrera un article &#233;logieux (&#8220;&lt;i&gt;H&#233; ! Vivant !&lt;/i&gt; par Gaston Roupnel&#8221;, &lt;i&gt;Le Quotidien&lt;/i&gt;, 23 septembre 1927).&lt;br /&gt;
Comme le souligne Marion Demossier, &#171; &lt;i&gt;Contrairement &#224; beaucoup d'&#233;crivains r&#233;gionalistes qui s'adonnent &#224; la publication de donn&#233;es folkloriques ainsi qu'au lancement de f&#234;tes et mus&#233;es surtout pendant la premi&#232;re moiti&#233; du XXe si&#232;cle, Roupnel se cantonnera aux romans populaires et &#224; l'histoire&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Autre trait sp&#233;cifique &#224; l'&#339;uvre de Roupnel, c'est que malgr&#233; le fait qu'il s'inscrit dans une filiation litt&#233;raire pr&#233;cise &#8211; de &lt;/i&gt;Jacquou le Croquant&lt;i&gt; (Le Roy) &#224; &lt;/i&gt;La Vie d'un simple&lt;i&gt; (Guillaumin) &#8211; sa position d'&#233;crivain r&#233;gional ethnographe est quelque peu originale. La plupart des romans r&#233;gionaux mettent en sc&#232;ne un monde rural o&#249; &#171; Les notations de type ethnographique sont nombreuses et la prose r&#233;gionaliste fournit un riche floril&#232;ge des grands moments de la vie rurale : mise &#224; mort du cochon, battages, moissons, charivaris, etc. &#187; &lt;/i&gt;[A.-M. Thiesse, &lt;i&gt;Ecrire la France&lt;/i&gt;, PUF, 1991, p. 192] &lt;i&gt;ce qui n'est pas le cas dans les fictions de Roupnel qui int&#232;grent tr&#232;s habilement une r&#233;flexion ethnologique &#224; la narration litt&#233;raire&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(M. Demossier, &#8220;Entre litt&#233;rature et objet ethnologique, &#171; Nono &#187; ou la construction du vigneron comme arch&#233;type de la culture locale&#8221;. In &lt;i&gt;Le Temps des sciences humaines. Gaston Roupnel et les ann&#233;es trente&lt;/i&gt;, Eds. Le Manuscrit, 2006, pp. 180-181). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Gaston Roupnel philosophe&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/strong&gt;En 1927, Roupnel publie chez Grasset son premier ouvrage philosophique, un trait&#233; intitul&#233; &lt;i&gt;Silo&#235;&lt;/i&gt;, qu'il d&#233;die &#224; sa d&#233;funte soeur, Bathilde, de 10 ans son a&#238;n&#233;e, elle meurt dans sa vingt-deuxi&#232;me ann&#233;e, Roupnel n'a donc que douze ans.&lt;br /&gt;
Gaston Bachelard (1884-1962) dans &lt;i&gt;L'Intuition de l'instant&lt;/i&gt;, sous-titr&#233; &#224; l'origine : &#171; &#233;tude sur la &#8220;Silo&#235;&#8221; de Gaston Roupnel &#187; (Paris, Stock, 1932), d&#233;clarait &#224; son propos : &#171; &lt;i&gt;Silo&#235;&lt;/i&gt; est une le&#231;on de solitude &#187;.&lt;br /&gt;
Roupnel r&#233;&#233;ditera &lt;i&gt;Silo&#235;&lt;/i&gt; en 1945, sous le titre de &lt;i&gt;La Nouvelle Silo&#235;&lt;/i&gt;, d&#233;di&#233; cette fois et &#224; sa s&#339;ur d&#233;funte et &#224; son fils disparu qui se suicide en 1937, le jour de ses 29 ans.&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Il purgea sa premi&#232;re &lt;/i&gt;Silo&#235;&lt;i&gt; de ses id&#233;es th&#233;osophiques et de sa dimension panth&#233;iste en rempla&#231;ant son monisme ant&#233;rieur par une th&#233;ologie chr&#233;tienne&lt;/i&gt; &#187; (P. Whalen, 2001, p. 63).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans une interview dat&#233;e hiver 45-46, Roupnel expose les diff&#233;rences entre les deux textes de la mani&#232;re suivante : &lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Cette reprise ne fut pas un raccommodage. J'ai en effet remani&#233; et refondu enti&#232;rement mon ancien livre. J'en ai m&#234;me modifi&#233; l'esprit. Je n'ai pas craint de mettre au contact de tout le Credo chr&#233;tien cet effort de spiritualit&#233;, persuad&#233; qu'il n'est rien dans la recherche scientifique dont se doive pr&#233;server la foi chr&#233;tienne. Dieu n'est pas loin de son univers physique. Mais il l'emplit de la m&#234;me grande &#226;me dont nous sentons en nous le reflet meurtri qu'assombrit l'obscure condition humaine&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(Interview de Gaston Roupnel / Jean-Jacques Brousson. Archives Roupnel, MSH-Dijon. Citation par P. Whalen, 2001, p. 63).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la fin de sa vie, la pens&#233;e de Roupnel est fortement influenc&#233;e par les &#233;crits du p&#232;re j&#233;suite Teilhard de Chardin (1881-1955).&lt;br /&gt;
Dans &lt;i&gt;La Nouvelle Silo&#235;&lt;/i&gt;, il d&#233;clare : &#171; &lt;i&gt;Il m'a &#233;t&#233; permis de prendre connaissance des manuscrits du P&#232;re Teilhard de Chardin. Cette haute pens&#233;e a exerc&#233; sur moi une influence dont on trouvera plus d'une fois le t&#233;moignage dans le pr&#233;sent ouvrage&lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;La Nouvelle Silo&#235;&lt;/i&gt;, Grasset, 1945, p. 19). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Son dernier livre :&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; Histoire et destin&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
A la fin de sa vie, Gaston Roupnel r&#233;dige &lt;i&gt;Histoire et destin&lt;/i&gt;, ouvrage publi&#233; au printemps 1943, qui tente &#171; &lt;i&gt;la difficile synth&#232;se de rejoindre ensemble des temps diff&#233;rents, d'en concilier les explications distinctes et d'en r&#233;aliser une sorte d'harmonie qui aurait voulu donner &#224; toute l'histoire son sens et sa valeur &lt;/i&gt; &#187; &lt;br /&gt;
(Interview de G. Roupnel / J.-J. Brousson, fonds Roupnel, MSH Dijon. Citation P. Whalen, 2001, p. 60).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans une lettre au jeune historien Fernand Braudel (1902-1985), Gaston Roupnel en d&#233;crit la gen&#232;se :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;C'est dans les premiers jours de juillet 1940 que j'avais commenc&#233; d'&#233;crire. Ce travail, me faisait oublier. Puis la lassitude est venue, le d&#233;couragement s'est empar&#233; de moi. Et la premi&#232;re partie &#233;crite, j'en suis rest&#233; l&#224; de l'automne 40 &#224; l'&#233;t&#233; 41&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;L'entr&#233;e en guerre de la Russie m'a soudain rendu l'esp&#233;rance. Le miracle attendu &#233;tait venu. Et c'est un tout autre homme qui &#233;crit la seconde et la troisi&#232;me partie du livre&lt;/i&gt; &#187;. (Lettre (extraits) dat&#233;e de 1944, publi&#233;e par Lucien Febvre dans &lt;i&gt;Les Annales&lt;/i&gt; (octobre-d&#233;cembre 1947, pp. 480-481).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cet ouvrage de plus de 400 pages, l'auteur d&#233;nonce l'histoire universitaire, exalte la &#8220;civilisation paysanne&#8221;, et pr&#244;ne le retour &#224; la terre&#8230; Th&#232;mes qui malheureusement sont en concordance avec l'id&#233;ologie du r&#233;gime de Vichy et de sa R&#233;volution nationale. Mais comme le d&#233;montre Jean Vigreux (2006, p. 160-161) : &lt;br /&gt;
&#171; [&#8230;] &lt;i&gt;toute la litt&#233;rature r&#233;gionaliste et ruraliste est confisqu&#233;e par Vichy &lt;/i&gt;[&#8230;]&lt;i&gt; Gaston Roupnel n'&#233;chappe pas &#224; la r&#232;gle. D'abord, soulignons la r&#233;&#233;dition de l'&lt;/i&gt;Histoire de la campagne fran&#231;aise &lt;i&gt;concomitante avec celle d'&lt;/i&gt;Histoire et destin &lt;i&gt;en 1943 chez Grasset ; &#233;diteur qui &#224; l'&#233;poque s'est illustr&#233; pour son accommodement, voire son z&#232;le, avec l'Occupant et Vichy.&lt;br /&gt;
Il est alors &#171; instrumentalis&#233; &#187; par le pouvoir en place. L'usage de son &#339;uvre devient v&#233;ritablement une r&#233;f&#233;rence incontournable du programme ruraliste de la R&#233;volution nationale&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br /&gt;
Ajoutons que le nom de Gaston Roupnel figure dans la composition du jury du prix litt&#233;raire Sully-Olivier de Serres, prix fond&#233; en 1942 par le r&#233;gime de Vichy dans le but d'&#171; encourager, soutenir et r&#233;compenser la litt&#233;rature consacr&#233;e &#224; la vie paysanne &#187;. (Voir A.-M. Thiesse, &#8220;Le prix p&#233;tainiste : le prix Sully&#8221;. In : &lt;i&gt;Ecrire la France&lt;/i&gt;, PUF, 1991, pp. 280 et suivantes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Oubli&#233; de l'histoire et de la litt&#233;rature&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Ses compromissions avec la politique culturelle du r&#233;gime de Vichy, peut pour partie expliquer l'oubli dans lequel fut plong&#233;, apr&#232;s-guerre, l'historien et l'&#233;crivain Gaston Roupnel &#8230; Jusqu'&#224; la red&#233;couverte en 1974 de l'&lt;i&gt;Histoire de la campagne fran&#231;aise,&lt;/i&gt; publi&#233;e par Jean Malaurie dans la collection Terre Humaine qui, d&#233;clare-t-il dans la postface, &#171; s'honore en publiant cet ouvrage tout &#224; la fois pionnier et classique &#187;.&lt;br /&gt;
Outre le texte de J. Malaurie, la postface de cette r&#233;&#233;dition offre des &#171; Entretiens et t&#233;moignages &#187; de Gaston Bachelard, Emmanuel Le Roy Ladurie, Pierre Chaunu et Paul Adam.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant &#224; Roupnel &#233;crivain r&#233;gionaliste, &#171; &lt;i&gt;son &#233;toile brille tr&#232;s faiblement depuis le milieu des ann&#233;es 70, confront&#233; au succ&#232;s croissant, &#224; la fois litt&#233;raire et m&#233;diatique, d'Henri Vincenot&lt;/i&gt; &#187;. (Philippe Poirrier, &#8220;La post&#233;rit&#233; historienne d'Histoire et destin de Gaston Roupnel&#8221;, in : &lt;i&gt;Le Temps des sciences humaines. Gaston Roupnel et les ann&#233;es trente&lt;/i&gt;, 2006, p. 256. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Principales publications de Gaston Roupnel&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;1896&lt;/strong&gt;. &#8220;Le r&#233;gime f&#233;odal dans le bourg de Ch&#226;tillon-sur-Seine&#8221;. &lt;i&gt;Revue bourguignonne de l'enseignement sup&#233;rieur&lt;/i&gt;, N&#176; 6, pp. 167-194&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1910&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Nono&lt;/i&gt;. Paris, Plon&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1913&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Le Vieux Garain&lt;/i&gt;. Paris, Charpentier (Fasquelle) ; Grasset, 1939&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1922&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;La Ville et la campagne au XVIIe si&#232;cle : &#233;tudes sur les populations du pays dijonnais&lt;/i&gt;. Paris, &#233;ds. Ernest Leroux. [Th&#232;se de doctorat]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1927&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;H&#233; ! Vivant !&lt;/i&gt; Paris Stock, 1927&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1931&lt;/strong&gt;. &#8220;Pr&#233;face&#8221; &#224; l'ouvrage de Camille Rodier, Le Clos de Vougeot. Dijon, L. Venot&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1932&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Histoire de la campagne fran&#231;aise&lt;/i&gt;. Paris, Grasset. R&#233;guli&#232;rement r&#233;&#233;dit&#233; chez Grasset d'abord, puis chez Plon (coll. Terre Humaine) en 1974, 1981, 1989 ; puis aux &#233;ditions Pocket (Terre Humaine / Poche) en 1999.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1936&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;La Bourgogne, types et coutumes&lt;/i&gt;. Paris, Horizons de France&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1936&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Art bourguignon et Bourgogne&lt;/i&gt;. Paris, Galerie Jean-Charpentier [catalogue d'exposition]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1936&lt;/strong&gt;. &#8220;Louis Stouff (1859-1936)&#8221;, &lt;i&gt;Annales de Bourgogne&lt;/i&gt;, n&#176; 8 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les archives Gaston Roupnel&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;- Acad&#233;mie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Cote ms 2824. Manuscrit de &lt;i&gt;Nono&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;- Archives nationales&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;S&#233;rie F17 / 24698. Dossier d'enseignant&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;- Archives nationales &#8211; site de Fontainebleau&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Cote 19800035/1393/60951. Dossier L&#233;gion d'honneur&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;- Maison des Sciences de l'Homme &#224; Dijon&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;29 bo&#238;tes archives composent le Fonds Gaston Roupnel &#224; la MSH, c&#244;t&#233;es R1 &#224; R27 et B01 et B02, le fonds Roupnel est class&#233; en &#171; archives personnelles, professionnelles et de recherche &#187; et leur consultation est soumise &#224; l'autorisation du d&#233;positaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;- Soci&#233;t&#233; des Gens de Lettres&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&#8220;Dossier Roupnel&#8221; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Bibliographie indicative sur Gaston Roupnel&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Bernhardt, Magda. &lt;i&gt;Gaston Roupnel und Burgund&lt;/i&gt;. W&#252;rzburg, Phil. Diss., 24. Okt. 1934 [Th&#232;se de litt&#233;rature]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bleton-Ruget, Annie et Poirrier, Philippe (dirs.). &lt;i&gt;Le Temps des sciences humaines. Gaston Roupnel et les ann&#233;es trente&lt;/i&gt;. Paris, &#233;ds. Le Manuscrit, 2006, 278p. (Colloque MSH Dijon, d&#233;cembre 2001)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bouchard, Marcel. &#8220;La vie et l'&#339;uvre de Gaston Roupnel&#8221;. In : &lt;i&gt;Hommage &#224; Gaston Roupnel, 1871-1946&lt;/i&gt;. M&#233;moires de l'Acad&#233;mie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon, tome CXX, 1973, pp. 11-48&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Brun, Jean. &#8220;La philosophie de Gaston Roupnel&#8221;. In : &lt;i&gt;Hommage &#224; Gaston Roupnel, 1871-1946&lt;/i&gt;. M&#233;moires de l'Acad&#233;mie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon, tome CXX, 1973, pp. 70-81&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Champeaux, Ernest. &#8220;Gaston Roupnel, Histoire de la campagne fran&#231;aise&#8221;. &lt;i&gt;Revue historique de droit&lt;/i&gt;, n&#176; 12, 1933&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Demossier, Marion. &#8220;Entre litt&#233;rature et objet ethnologique, &#171; Nono &#187; ou la construction du vigneron comme arch&#233;type de la culture locale&#8221;. In : Bleton-Ruget, Annie et Poirrier, Philippe (dirs.). &lt;i&gt;Le Temps des sciences humaines. Gaston Roupnel et les ann&#233;es trente&lt;/i&gt;. Paris, &#233;ds. Le Manuscrit, 2006, 278p. (Colloque MSH Dijon, d&#233;cembre 2001), pp. 173-198&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Hommage &#224; Gaston Roupnel, 1871-1946&lt;/i&gt;. M&#233;moires de l'Acad&#233;mie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon, tome CXX, 1973, 81p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lafert&#233;, Gilles. &#8220;Le march&#233; secondaire des postes universitaires : Gaston Roupnel ou les contraintes du recrutement local dans l'entre-deux-guerres&#8221;. In : Bleton-Ruget, Annie et Poirrier, Philippe (dirs.). &lt;i&gt;Le Temps des sciences humaines. Gaston Roupnel et les ann&#233;es trente&lt;/i&gt;. Paris, &#233;ds. Le Manuscrit, 2006, 278p. (Colloque MSH Dijon, d&#233;cembre 2001), pp. 199-219&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pagot-Monnin, Simone. &#8220;Roupnel romancier&#8221;. In : &lt;i&gt;Hommage &#224; Gaston Roupnel, 1871-1946&lt;/i&gt;. M&#233;moires de l'Acad&#233;mie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon, tome CXX, 1973, pp. 56-69&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Poirrier, Philippe. &#8220;L'oubli historiographique : la post&#233;rit&#233; historienne d'&lt;i&gt;Histoire et destin&lt;/i&gt; de Gaston Roupnel&#8221;. In : Bleton-Ruget, Annie et Poirrier, Philippe (dirs.). &lt;i&gt;Le Temps des sciences humaines. Gaston Roupnel et les ann&#233;es trente&lt;/i&gt;. Paris, &#233;ds. Le Manuscrit, 2006, 278p. (Colloque MSH Dijon, d&#233;cembre 2001), pp. 237-256&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Richard, Jean. &#8220;Gaston Roupnel historien&#8221;. In : &lt;i&gt;Hommage &#224; Gaston Roupnel, 1871-1946&lt;/i&gt;. M&#233;moires de l'Acad&#233;mie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon, tome CXX, 1973, pp. 49-55&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Saint-Jacob, Pierre de. &#8220;Notice n&#233;crologique, Gaston Roupnel, 1871-1946&#8221;. Annales de Bourgogne, n&#176; 18, 1946, p. 226-233&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vigreux, Jean. &#8220;De l'usage de l'agrarisme de Roupnel : Passeur malgr&#233; lui ?&#8221;. In : Bleton-Ruget, Annie et Poirrier, Philippe (dirs.). &lt;i&gt;Le Temps des sciences humaines. Gaston Roupnel et les ann&#233;es trente&lt;/i&gt;. Paris, &#233;ds. Le Manuscrit, 2006, 278p. (Colloque MSH Dijon, d&#233;cembre 2001), pp. 151-171&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Whalen, Philip. &lt;i&gt;Gaston Roupnel : &#226;me paysanne et sciences humaines&lt;/i&gt;. Dijon, EUD, 2001, 202p. (Soci&#233;t&#233;s). Traduit de l'anglais par Floriane Reviron. (Version remani&#233;e du Ph. D. d'Histoire : &#8220;Life and Works of Gaston Roupnel&#8221;, University of California at Santa Cruz, 17 mars 2000, 553f.).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Whalen, Philip. &#8220;Le R&#233;gionalisme de Gaston Roupnel, 1931-1945&#8221;. In : Bleton-Ruget, Annie et Poirrier, Philippe (dirs.). &lt;i&gt;Le Temps des sciences humaines. Gaston Roupnel et les ann&#233;es trente&lt;/i&gt;. Paris, &#233;ds. Le Manuscrit, 2006, 278p. (Colloque MSH Dijon, d&#233;cembre 2001), pp. 55-85&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Wunenburger, Jean-Jacques. &#8220;Gaston Roupnel et le paysage : imaginaire et rationalit&#233;&#8221;. In : Bleton-Ruget, Annie et Poirrier, Philippe (dirs.). &lt;i&gt;Le Temps des sciences humaines. Gaston Roupnel et les ann&#233;es trente&lt;/i&gt;. Paris, &#233;ds. Le Manuscrit, 2006, 278p. (Colloque MSH Dijon, d&#233;cembre 2001), pp. 221-236 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;strong&gt;Pour en savoir plus&#8230;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Cornu, Pierre. &#8220;Sur l' &#171; &#226;me &#187; des sciences humaines. R&#233;ponse au &lt;i&gt;Gaston Roupnel&lt;/i&gt; de Philip Whalen&#8221;. &lt;i&gt;Ruralia&lt;/i&gt;, 2001/09. Varia&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Whalen, Philip. &#8220;La mise en lumi&#232;re des travaux de Gaston Roupnel (1871-1946)&#8221;. &lt;i&gt;Ruralia&lt;/i&gt;, 2001/08. Varia. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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&lt;strong&gt;Fiches en relation dans Archivethno&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article333&quot; class='spip_in'&gt;Jean Charles-Brun&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article221&quot; class='spip_in'&gt;Michel-Hilaire Cl&#233;ment-Janin&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Auteur&lt;br /&gt;
Florence Galli-Dupis &lt;br /&gt;
Ing&#233;nieur d'&#233;tudes CNRS &lt;br /&gt;
IIAC-LAHIC (UMR 8177) &lt;br /&gt;
2011&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ferdinand Bern&#232;de (1869-1963) et la carte postale folklorique landaise</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Le photographe professionnel N&#233; &#224; Arjuzanx le 20 novembre 1869 et mort &#224; Dax le 9 novembre 1963, Ferdinand Bern&#232;de fut photographe professionnel. Apr&#232;s des &#233;tudes &#224; Mont-de-Marsan, il monte &#224; Paris o&#249; il apprend la technique de la retouche photographique. Il vivra &#224; Paris de 1892 &#224; 1895, travaillant dans un studio de photographie. De retour dans ses Landes natales, Ferdinand Bern&#232;de lance une s&#233;rie de cartes postales folkloriques sur la vie quotidienne dans les Landes. Cette entreprise originale (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.garae.fr/new/spip.php?rubrique86" rel="directory"&gt;05. Artistes ethnographes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L109xH150/arton350-a62e8.jpg&quot; width='109' height='150' style='height:150px;width:109px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le photographe professionnel&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
N&#233; &#224; Arjuzanx le 20 novembre 1869 et mort &#224; Dax le 9 novembre 1963, Ferdinand Bern&#232;de fut photographe professionnel.&lt;br /&gt;
Apr&#232;s des &#233;tudes &#224; Mont-de-Marsan, il monte &#224; Paris o&#249; il apprend la technique de la retouche photographique. Il vivra &#224; Paris de 1892 &#224; 1895, travaillant dans un studio de photographie.&lt;br /&gt;
De retour dans ses Landes natales, Ferdinand Bern&#232;de lance une s&#233;rie de cartes postales folkloriques sur la vie quotidienne dans les Landes. Cette entreprise originale rencontre un v&#233;ritable succ&#232;s, comme il le raconte lui-m&#234;me dans la pr&#233;face &#224; ses &lt;i&gt;Po&#232;mes des Landes et de la Chalosse&lt;/i&gt; (Mont-de-Marsan, D. Chabas, 1930) :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ce fut un petit &#233;v&#233;nement que l'apparition de mes cartes postales illustr&#233;es en 1895.&lt;br /&gt;
Les Landais, nombreux encore, je l'esp&#232;re, qui ont v&#233;cu ce vieux temps, se rappellent la faveur avec laquelle elles furent go&#251;t&#233;es, d&#232;s leur apparition, par mes compatriotes, d'abord, et par les &#233;trangers ensuite.&lt;br /&gt;
C'est pour moi une grande satisfaction d'avoir &#233;t&#233; un des premiers &#224; faire conna&#238;tre nos Landes, sous leur vrai jour, et d'avoir contribu&#233; &#224; faire taire ces tristes l&#233;gendes, que des po&#232;tes et des &#233;crivains avaient &#233;crites sur notre ch&#232;re petite patrie.&lt;br /&gt;
J'&#233;tais jeune alors ; je ne marchandais pas mes peines en parcourant les immenses &#233;tendues pour composer de tous petits tableaux, ou surprendre de si jolies sc&#232;nes pastorales.&lt;br /&gt;
Plus de trente ans ont pass&#233; depuis ; si mes cheveux ont blanchi, si mes jambes fl&#233;chissent, si mon corps se vo&#251;te, mon amour pour les Landes est rest&#233; aussi fort qu'autrefois.&lt;br /&gt;
Mon c&#339;ur est le m&#234;me ; c'est avec la m&#234;me tendresse que j'ai voulu, avant de dispara&#238;tre, chanter ses r&#233;siniers, ses bergers, ses belles for&#234;ts, ses rivi&#232;res et ses ruisseaux !...&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un photographe des Landes entre F&#233;lix Arnaudin et Emile Vignes&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Dans la lign&#233;e photographique des Landes, Ferdinand Bern&#232;de se situe entre &lt;strong&gt;F&#233;lix Arnaudin&lt;/strong&gt; (1844-1921) et &lt;strong&gt;Emile Vignes&lt;/strong&gt; (1896-1983), d'un point de vue biographique comme photographique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;F&#233;lix Arnaudin, l'imagier (&#8220;lou limajayre&#8221;) de la Grande Lande, ainsi qu'on le surnommait en son temps, fixe d&#232;s 1875 le cr&#233;puscule d'une lande d'avant la for&#234;t (la loi imp&#233;riale d'ensemencement du territoire en pins maritimes date de 1857), rendant ainsi un hommage imag&#233; &#171; &lt;i&gt;Au d&#233;sert magnifique, enchantement des a&#239;eux, d&#233;roulant sous le d&#233;sert du ciel sa nudit&#233; des premiers &#226;ges, &#224; l'&#233;tendue plane, sans limites, o&#249; l'&#339;il avait le perp&#233;tuel &#233;blouissement du vide, o&#249; l'&#226;me, &#233;largie, enivr&#233;e, tant&#244;t d&#233;bordait de joies neuves et enfantines, tant&#244;t s'ab&#238;mait dans d'ineffables et si ch&#232;res tristesses, a succ&#233;d&#233; la for&#234;t, -la for&#234;t industrielle ! &#8211; avec toutes ses laideurs&lt;/i&gt; &#187;. (F&#233;lix Arnaudin, Pr&#233;face aux &lt;i&gt;Chants populaires de la Grande Lande et des r&#233;gions voisines&lt;/i&gt;, recueillis par F. Arnaudin, Paris, Champion, 1912).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Immortalisant sur plaques de verre &#171; la lande infinie abandonn&#233;e sans partage &#224; la vie pastorale &#187;, Arnaudin donne &#224; voir une image nostalgique de &#171; l'ancienne Lande &#187;, celle qui a berc&#233; son enfance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'autre extr&#233;mit&#233; de l'axe chronologique, Emile Vignes, &#171; le Paysagiste d'Art &#187;, t&#233;moigne de l'irruption de la modernit&#233; et du tourisme. Partag&#233; entre le devoir de m&#233;moire envers son pays natal et l'attrait du progr&#232;s, il fixe la for&#234;t en majest&#233; (le pin maritime arrive &#224; maturit&#233; entre 40 et 50 ans). &#171; J'aime beaucoup les Landes, j'aime beaucoup les pins &#187;, d&#233;clarait-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au milieu, Ferdinand Bern&#232;de fabrique une image folkloris&#233;e de la vie dans les Landes. Emile Vignes, qui le connaissait bien et &#233;tait son ami, disait d'ailleurs de lui : &#171; &lt;i&gt;Il faisait des sc&#232;nes folkloriques (tuaille du cochon, mariage&#8230;) &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la for&#234;t est absente des images de F&#233;lix Arnaudin et omnipr&#233;sente dans les clich&#233;s d'Emile Vignes, dans les &#171; petits tableaux &#187; ou les &#171; jolies sc&#232;nes pastorales &#187; de Bern&#232;de, la for&#234;t, au mitan de sa croissance et de son expansion, sert de d&#233;cor, de fond, tel le drap blanc tendu par les premiers photographes.&lt;br /&gt;
Vingt ans apr&#232;s Arnaudin et vingt-cinq ans avant Vignes, Ferdinand Bern&#232;de r&#233;invente une tradition landaise par l'image. Ses clich&#233;s, compos&#233;s, pos&#233;s et retouch&#233;s, typiques et pittoresques, feront l'objet dune importante collection de cartes postales &#224; succ&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le po&#232;te, &#8220;troubadour de la Lande&#8221;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Ferdinand Bern&#232;de se met &#224; l'&#233;criture sur le tard et publie son premier ouvrage &#224; plus de soixante ans. Il s'agit d'un recueil de po&#233;sies intitul&#233; &lt;i&gt;Po&#232;mes des Landes et de la Chalosse&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;
Si pour cette premi&#232;re publication l'auteur utilise la langue fran&#231;aise, il &#233;crira &#233;galement en gascon.&lt;br /&gt;
L'&#233;crivain, pour tardif qu'il est, ne se voit pas moins r&#233;compens&#233; lors des concours litt&#233;raires organis&#233;s par &lt;strong&gt;l'Ecole Gaston Ph&#233;bus&lt;/strong&gt; (f&#233;librige b&#233;arnais : l'Escole Gastou F&#233;bus), ou le &lt;strong&gt;Jasmin d'Argent&lt;/strong&gt; (Agen). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Publications de F. Bern&#232;de&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;1930&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Po&#232;mes des Landes et de la Chalosse&lt;/i&gt;. Saint-Sever-sur-Adour : J. Glize ; Mont-de-Marsan, D. Chabas, 125p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1933&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Histou&#232;res et Rimalhotes&lt;/i&gt;. Dax, chez l'auteur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1935&lt;/strong&gt;. &#8220;Note sur l'&#233;glise et le clerg&#233; d'Arjuzanx (1789-1796)&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; de Borda&lt;/i&gt;, 4e trim., p. 139&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1948&lt;/strong&gt;. &#8220;Arjuzanx, ses tumulus et son &#233;glise&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; de Borda&lt;/i&gt;, 1er-2e trim., pp. 25-29&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1959&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Mauves et ronces, po&#233;sies de Ferdinand Bern&#232;de&lt;/i&gt;. Mont-de-Marsan, J. Lacoste, 47p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Publications posthumes&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;1955&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Ferdinand Bern&#232;de. Ses d&#233;couvertes&lt;/i&gt; : cours de l'eau thermale de Dax &#224; travers le d&#233;partement des Landes, sa pr&#233;histoire, son histoire &#224; l'&#233;poque gallo-romaine et celle du XVIIe si&#232;cle jusqu'&#224; nos jours, les bains de Pr&#233;chacq, cours de l'eau thermale et la Bagn&#232;re de Tercis&#8230; Mont-de-Marsan, J. Lacoste, 35p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1980&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Po&#233;sies choisies en gascon et en fran&#231;ais&lt;/i&gt; / Ferdinand Bern&#232;de. Dax, Soci&#233;t&#233; de Borda, 180p.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1993&lt;/strong&gt;. &#8220;Voyage &#224; Contis &#224; la fin du XIXe si&#232;cle, vu par Ferdinand Bern&#232;de, photographe et folkloriste&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin de l'association M&#233;moire en Marensin&lt;/i&gt;, n&#176; 4, 1993, pp. 72-74&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2001&lt;/strong&gt;. &#8220;Ferdinand Bern&#232;de : po&#233;sies&#8221; / Jean-Charles Coumailleau. &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; de Borda&lt;/i&gt;, 1er trim., 2001, pp. 114-115 et 2e trim. 2001, pp. 227-228&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pour en savoir plus&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Coumailleau, Jean-Charles. &#8220;Ferdinand Bern&#232;de (1869-1963), photographe et troubadour de la Lande&#8221;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; de Borda&lt;/i&gt;, 4e trim. 1997, pp. 405-426&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Coumailleau, Jean-Charles. &#8220;Les d&#233;buts de la carte postale folklorique dans les Landes : Ferdinand Bern&#232;de&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin du Centre g&#233;n&#233;alogique des Landes&lt;/i&gt;, n&#176; 54, juin 2000&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Guichenuy, Jacques. &#8220;Po&#232;tes gascons des Landes : Bern&#232;de Ferdinand (1869-1963)&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; de Borda&lt;/i&gt;, 1er trim., 1982, pp. 103-117&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Lafargue, Charles. &#8220;Pour le centenaire de la naissance du troubadour gascon, Ferdinand Bern&#232;de (1869-1963)&#8221;, &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; de Borda&lt;/i&gt;, 4e trim., 1970, pp. 451-458&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Thouvignon, Fernand. &#8220;Ferdinand Bern&#232;de (1869-1963), le grand folkloriste landais, pr&#233;sident d'honneur de la Soci&#233;t&#233; de Borda&#8221;. &lt;i&gt;Bulletin de la Soci&#233;t&#233; de Borda&lt;/i&gt;, 4e trim., 1963, pp. 361-369 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;LE FONDS BERNEDE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Soci&#233;t&#233; de Borda&lt;/strong&gt; (Dax) - &lt;strong&gt;Cote 03J&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Emile Vignes (1896-1983), photographe des Landes et auteur de cartes postales lui aussi, d&#233;clarait dans un entretien en date de 1977 :&lt;br /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Vers 1925, j'ai eu l'id&#233;e de faire une carte postale&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Je connaissais le travail de Bern&#232;de qui &#233;tait un de mes amis. Il avait appris la retouche &#224; Paris et habitait Arjuzanx. Il faisait des sc&#232;nes folkloriques (tuaille du cochon, mariage&#8230;) et quelques portraits chez lui. Il m'a d'ailleurs donn&#233; ses plus belles plaques que j'ai d&#233;pos&#233;es &#224; la Soci&#233;t&#233; de Borda &#224; Dax&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(Entretien entre Emile Vignes, Pierre Toulgouat et Jean Tucoo-Chala, jeudi 29 septembre 1977 &#224; Castets. Sonoth&#232;que de l'Ecomus&#233;e de la Grande Lande).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Outre des plaques de verre, des photographies et des cartes postales, la Soci&#233;t&#233; de Borda conserve des manuscrits, dessins et aquarelles de Ferdinand Bern&#232;de.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Ecomus&#233;e de la Grande Lande&lt;/strong&gt; de Marqu&#232;ze (Sabres)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Ecomus&#233;e de la Grande Lande poss&#232;de une collection de 125 cartes postales de Ferdinand Bern&#232;de, en noir et blanc ou coloris&#233;es (n&#176; d'inventaire 1992.1.1 &#224; 125).&lt;br /&gt;
Ces cartes postales des Landes, marqu&#233;es en bas &#224; gauche : &#8220;F. Bern&#232;de, phot., Arjuzanx (Landes)&#8221;, illustrent des th&#232;mes tels que le gemmage des pins, les bergers, les travaux des champs, les anciens attelages, la chasse, la p&#234;che, la &#8220;tuaille&#8221; du porc (&#8220;Leu t&#252;aille dou porc&#8221;), les int&#233;rieurs landais, la noce, les f&#234;tes, les danses...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aper&#231;u de sa production de cartes postales (par titres)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S&#233;rie &#171; Travaux des champs &#187; :&lt;br /&gt;
. &#8220;La Fumure des terres&#8221;&lt;br /&gt;
. &#8220;Le Sarclage du Seigle&#8221;&lt;br /&gt;
. &#8220;Battage du seigle au fl&#233;au&#8221;&lt;br /&gt;
. &#8220;R&#233;colte du Millet&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gemmage : &lt;br /&gt;
. &#171; Fabrication des Pots &#224; r&#233;sine &#187;&lt;br /&gt;
. &#171; Cramponnage des Pins &#8211; mise en place des pots &#187;&lt;br /&gt;
. &#171; Cueillette de la R&#233;sine &#187;&lt;br /&gt;
. &#171; R&#233;sini&#232;res (Cueillette de la R&#233;sine) &#187;&lt;br /&gt;
. &#171; Derni&#232;re R&#233;colte de la R&#233;sine &#8211; &#8220;Le Barrascot&#8221; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S&#233;rie &#171; Anciens attelages &#187; :&lt;br /&gt;
. &#8220;Attelage des mules &#8211; Lou Bros&#8221;&lt;br /&gt;
. &#8220;Meunier Landais et son attelage&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S&#233;rie &#171; Leu t&#252;ouaille dou porc &#8211; (Heste de famille) &#187;&lt;br /&gt;
. &#8220;La mort&#8221;&lt;br /&gt;
. &#8220;Lou darr&#232; ba&#239;gn&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S&#233;rie &#171; Une Noce dans les Landes &#187; :&lt;br /&gt;
. &#8220;Lou casse can&#8221;&lt;br /&gt;
. &#8220;Le Retour de l'Eglise&#8221;&lt;br /&gt;
. &#8220;La Mari&#233;e&#8221;&lt;br /&gt;
. &#8220;Soir de Noce dans les Landes. La Roste&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S&#233;rie &#171; &#8220;Leu moulente de Pasquous&#8221; &#8211; F&#234;te des Bergers Landais dans la Lande &#187; : &lt;br /&gt;
. &#8220;Pr&#233;paration de l'omelette&#8221;&lt;br /&gt;
. &#8220;Le Repas&#8221;&lt;br /&gt;
. &#8220;Apr&#232;s le repas. Le Rondeau&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les bergers :&lt;br /&gt;
. &#171; Echassier Landais dans les Pignadars &#187;&lt;br /&gt;
. &#171; Echassier Landais gardant ses Moutons &#187;&lt;br /&gt;
. &#171; Echassier et Berger Landais &#187;&lt;br /&gt;
. &#171; Echassier et Berg&#232;re &#187;&lt;br /&gt;
. &#171; Berger Landais &#187;&lt;br /&gt;
. &#171; Berger Landais filant &#187;&lt;br /&gt;
. &#171; Berger Landais filant &#224; l'aide du rouet &#187;&lt;br /&gt;
. &#171; Le D&#233;part pour le P&#226;turage &#187;&lt;br /&gt;
. &#171; La Tonte des Moutons &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La chasse &#224; la palombe : &lt;br /&gt;
. &#171; Chasseurs de Palombes &#8211; Les Appeaux &#187;&lt;br /&gt;
. &#171; Chasseurs de Palombes &#224; l'aff&#251;t &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Au Lavoir &#8211; Jeunes Landaises &#187;&lt;br /&gt;
&#171; A la Fontaine &#8211; Jeunes Landaises &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Int&#233;rieur Landais (lou P&#226;chede&#252;y) &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; P&#234;che de l'Alose dans l'Adour &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Procession des Rameaux dans les Landes &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Joueurs de Quilles &#8220;Le Rampeau&#8221; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; La Danse dans les Landes &#8211; Le Rondeau &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Facteur dans la Grande Lande &#187; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.garae.fr/new/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;MuCEM (Marseille) ex-MNATP (Paris)&lt;/strong&gt; : la cornemuse de Ferdinand Bern&#232;de&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette cornemuse landaise est entr&#233;e au Mus&#233;e National des Arts et Traditions Populaires (MNATP) en 1953. Elle a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e &#224; l'exposition des ATP &#8220;Bergers de France&#8221; en 1962.&lt;br /&gt;
Le catalogue de l'exposition &#8220;Bergers de France&#8221; pr&#233;sente cet objet de la mani&#232;re suivante :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Cornemuse, bois, &#233;tain, cuir, filasse, roseau &lt;/i&gt;[&#8230;]&lt;i&gt;. D&#233;cor incis&#233; polychrome et incrustation d'&#233;tain, marqu&#233;e &#8220;BELLEGARDE A SABRES&#8221;. 66 x 44,5. Landes, Sabres. XIXe si&#232;cle. D1953.15.66. D&#233;p&#244;t Mus&#233;e forestier d'Hossegor, Landes.&lt;/i&gt; [&#8230;]&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;NB :&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Type d'instrument jou&#233; par les bergers de la Grande Lande vers 1900. Cette cornemuse a &#233;t&#233; trouv&#233;e au d&#233;but du XXe si&#232;cle par Ferdinand Bern&#232;de, po&#235;te local &#224; Dax. Il l'a remont&#233;e avec un sac neuf, sur lequel il a consign&#233; et sign&#233; &#224; l'encre noire, un de ses po&#232;mes &#8220;Le Berger Landais&#8221;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br /&gt;
(Extrait de la notice n&#176; 928 de Claudie Marcel-Dubois, p. 282 du catalogue de l'exposition &#8220;Bergers de France&#8221; - num&#233;ro sp&#233;cial de la revue &lt;i&gt;Arts et traditions populaires&lt;/i&gt;, Xe ann&#233;e, janvier-d&#233;cembre 1962, 327p.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Articles en relation&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
. &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article348&quot; class='spip_in'&gt;Emile Vignes&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
. &lt;a href=&quot;https://www.garae.fr/new/spip.php?article206&quot; class='spip_in'&gt;F&#233;lix Arnaudin&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
. Ecomus&#233;e de la Grande Lande&lt;br /&gt;
. MuCEM (ex-Mus&#233;e national des Arts et Traditions Populaires)&lt;br /&gt;
. Mus&#233;e forestier d'Hossegor&lt;br /&gt;
. Soci&#233;t&#233; de Borda &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;Auteur&lt;br /&gt;
Florence Galli-Dupis&lt;br /&gt;
Ing&#233;nieur d'&#233;tudes CNRS &lt;br /&gt;
LAHIC/IIAC (UMR 8177)&lt;br /&gt;
2011&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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