La friche industrielle de Mazère-sur-Salat en Haute-Garonne


Héritier d’une activité papetière depuis le XVIIe siècle, le village de Mazères-sur-Salat, en Haute-Garonne a été marqué par le développement des établissements L. Lacroix fils (1874-2002), mondialement connus pour la marque « Riz La+ ».

Cette société a permis de dynamiser le territoire commingeois, en participant à son économie locale, en favorisant l’emploi des locaux et en instaurant des avantages sociaux en leur faveur. Son installation à Mazères-sur-Salat a conduit à la transformation de son paysage avec la construction de cités ouvrières ou encore d’usines modernes, notamment au sud de la commune. Néanmoins, elle n’a pas réussi à se maintenir dans le temps, faisant face à des crises internes et externes depuis la seconde moitié du XXe siècle. Cela a conduit le groupe Imperial Tobacco à fermer le site de Mazères-sur-Salat en 2002.

Dès lors, que faire de cette friche industrielle ? Comment proposer des projets en adéquation avec les enjeux actuels, sans pour autant oublier ce qui a construit l’identité du village ?


Après un master recherche consacré à l’histoire de l’exploitation des marbres de Saint-Béat (XVIe s. - début du XXe s.), Andréa Calestroupat a débuté en septembre 2023 un doctorat en histoire sur Le patrimoine industriel et paysager des papeteries de la Haute-Garonne : de la construction historique à la valorisation, sous la co-direction de Jean-Michel Minovez et de Nicolas Meynen, et sous le contrôle scientifique et technique de Anne Goulet.

Son sujet de recherche l’a amenée à s’intéresser plus particulièrement aux sites papetiers de Mazères-sur-Salat, exploités durant près d’un siècle et demi par l’entreprise "Riz Lacroix". En parallèle de sa thèse, elle travaille au sein du Conseil départemental de la Haute-Garonne en tant que chargée de recherche pour l’étude et la valorisation du patrimoine industriel du département. Elle est la présidente de l’association Marbre et Arts qui organise le Festival de la sculpture et du marbre de Saint-Béat.

C’est à partir d’une méthodologie historique, qu’Andréa Calestroupat retracera l’impact de l’entreprise Lacroix à Mazères-sur-Salat, lors de cette conférence. Sera également abordée, dans un second temps, la question de la réappropriation de la friche industrielle par la municipalité.


Conférence d’Andréa Calestroupat
Mardi 26 mai 2026 à 18 h 30
présentée par l’Ethnopôle Garae dans le cadre du cycle Entre patrimonialisation et tournant environnemental : les industries défuntes en Occitanie, avec le soutien de la DRAC Occitanie